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29 octubre chichen itzaChichen Itza 10 octobre 2007
Visite de Chichen, ce site je l’ai visité 2 fois, ce 10 octobre 2007 et le 23 septembre 2006 mais je ne trouve plus trace du compte rendu que j’en avais fait ainsi que de la visite de Coba le lendemain. Bon ce n’est pas bien grave, j’ai plus qu’à recommencer Avant de faire la visite, un petit tour sur l’environnement de Chichen Itza. Situé au centre (nord) du Yucatan sur l’axe Cancun Mérida non loin de la ville de Valladolid (pas en Espagne) Ce site très bien rénové a été aussi très bien exploité par la province qui en a fait son phare culturel majeur. Sa nomination dernière en fait une énième merveille du monde avec toute la publicité qui s’y attache. Je dirai que ce n’est plus un simple enjeu touristique mais le centre d’une industrie touristique au Yucatan. Il y a d’autres sites que je préfère, mais bon, les goûts et les couleurs … Comme on peut l’entrevoir sur les photos, l’endroit est plat, comme quasiment tout le Yucatan, et recouvert d’une forêt vierge « courte ». Les plus hauts arbres ne doivent pas dépasser les 10. Il n’y a presque pas de « terre ». Ceci pour dire qu’il n’y a pas eu de difficulté à y implanter de grands parkings et que s’il le fallait ce ne serait pas bien dur d’en rajouter, il y a de la place !
3 lignes d’histoire Pendant la période classique les Maya, à Chichen Itza ont construit des palais et des sanctuaires tels que les mals nommés : couvent et l'église qui sont semblables aux bâtiments d'Uxmal (style PUUC). En 692, les Itzaes abandonnèrent Chichen Itza et y revinrent en 987, selon la légende, sous la conduite du grand prêtre de Tula, Quetzalcoatl, que les Toltèques avaient chassé. Il fonda une nouvelle cité au nord de la précédente et donna le pouvoir à une dynastie Itza avant de repartir vers le Mexique central. (Les Itzaes sont des mayas de la région Veracruz/Campeche)
Vue aérienne du castillo, du temple des guerriers et des 1000 colonnes En 1194 les princes de Chichen Itza furent expulsés de leur cité. A partir de cette date la ville fut peu à peu abandonnée, et très peu de nouveaux monuments ou stèles furent érigés. Je passe sur les zig et les zag des cette histoire car même la venue du fameux grand prêtre de Tula, Quetzalcoatl ne fait pas l’unanimité des spécialistes, certains pensent que ce n’est qu’une légende, par contre la domination des itzaes fut bien réelle ainsi que la présence de groupes de Tula (mais a quel titre ? Mercenaires sans doute) Pour ce qui va nous intéresser durant cette visite c’est la mariage des styles des hauts plateaux (donc de Tula, au nord de Mexico) et le style maya de la région donc le style PUUC Le Caracol (c.900) Il s’est construit aussi un bâtiment imaginatif de la forme d’une conque en spirale, attribut de Kukulcan, soit quetzalcoatl en maya. Les fenêtres minuscules du niveau supérieur permettent l'observation de Venus
Venant de Mérida (en haut à gauche sur le plan) nous entrons dans un grand bâtiment abritant le musée. Très intéressant, avec de nombreuses pièces de l’art maya, beaucoup de sculptures Le hall est plein de monde, de toutes les nationalités, une nuée de guides propose leur service, anglais, français, italien, allemand et espagnol bien sur sont les langues les plus utilisées, pour les japonais il leur vaut mieux connaître l’anglais ou l’espagnol. C’est assez amusant de remettre a chacun leur étiquette à leur façon de se vêtir, de marcher, de déambuler dans ce grand espace. Les billets d’entrées achetés il ne reste qu’à mettre une bandelette de papier au poignet, elle sert d’identification du paiement Une allée conduit à la grande place où se trouve la pyramide, de chaque côté des marchands (plus nombreux que l’année dernière) essaient de te vendre un souvenir (ils ne sont pas trop collants, les vendeurs)
Entrée du jeu de pelote Nous laisserons de côtés la pyramide pour aller voir de suite le terrain du jeu de pelote, vers notre gauche (*3 et *4)
La particularité de celui-ci est sa grandeur et la hauteur de ses murs
Les parties inclinées sont assez hautes et l’anneau (*5) de pierre dans lequel devait passer la balle me semble bien haut perché aussi
Il faut y admirer l’ensemble des sculptures qui décorent le mur bas de ce lieu (*6). Elles évoquent des phases du jeu et surtout sa finalité, le, les vainqueurs ou vaincus (ça dépend) était sacrifié après le jeu par décapitation, afin que son sang (sacré) nourrisse la terre pour de nouvelles (bonnes) récoltes. Pour le sacrifié c’était l’entrée directe au paradis et en 1ère classe en plus ! Tant d’honneur ne se refuse pas ! La décapitation vient du symbole de la tête de maïs que l’on casse pour la récolter Dans le jeu la balle (représentation du soleil) ne devait pas toucher le sol et ne pouvait être lancée avec les mains ou les pieds, en plus elle était assez lourde. Les joueurs se protégeaient le corps de plusieurs façons. Si la balle passait dans l’anneau la partie était terminée Les règles du jeu ne devait pas être partout identiques pour ce que j’ai pu en voir d’après les formes des terrains de jeu : mur plus ou moins haut, anneau ou pas, marqueur de site ou pas, plan inclinés utilisables ou pas (selon leur hauteur). Bref ce jeu se pratiquait bien sur un terrain de la forme d’un I majuscule, mais rien n’était « normalisé » même pas le sacrifice en fin de partie. Ce jeu a été très tôt lié à la symbolique du maïs, avant l’ère chrétienne, mais sous quelle forme ? Personne ne le sait ! Dans le Popol vuh (la bible maya) il en est déjà question avant même la dernière création de l’homme – de maïs- (c'est-à-dire nous, il y en a eu 3 avant) Les têtes de quetzalcoatl du jeu de pelote
L’ensemble des bâtiments est plus (+) toltèque que maya, toltèque pour l’architecture, maya pour la sculpture, sauf à chaque coin les têtes de serpent à plume (*7) qui sont bien toltèques aussi. Cette cour, longue de 135 m et large de 65 m, est ceinturée de murailles en pierre et possède des propriétés acoustiques surprenantes, En sortant du terrain de jeu de pelote nous longeons le mur à droite pour se trouver devant le temple du jaguar, nom donné a cause de ce siège en forme de jaguar (*8). Le s murs intérieurs de la pièce sont couverts d’inscriptions comme les deux colonnes que l’on voit de part et d’autre du jaguar, (les photos ne sont pas très lisibles sous ce format) (*9)
Derrière nous le tzompantli. (*10) Pour nous cette coutume est très curieuse, mais assez fréquente chez les amérindiens. Les têtes des morts (ancêtres ou sacrifiés) étaient souvent réunies en un même lieu, lieu sacré donc. Les aztèques et les mayas avaient en plus la particularité de les enfiler sur des perches de bois. En plusieurs endroits ce site était formé d’un mur de têtes sculptées, on peut supposer que sur le terre-plein créé y était exposé les têtes des récents sacrifiés (et guerriers morts au combat ??) Il faut rapprocher cette coutume des reliques du moyen age en Europe. Cela n’a rien à voir avec les têtes exposées pour faire peur à une population telles les têtes coupées des périodes révolutionnaires. Etaient-elles « travaillées » avant d’être exposées ?? Pas de réponse, je pencherai pour le oui, sans garantie, ainsi que d’inscrire (à la peinture) le nom du « glorieux » puisque cette coutume se retrouve parfois, plus tard. Sur la façade ‘avant’ du tzompantli (là où se trouve l’escalier) les murs sont décorés de frises (*11)
du bas vers le haut, une frise de serpents, jeunes (peau lisse) puis une frise représentant alternativement des guerriers Aigles ( ?) et un aigle tenant dans sa patte un cœur (de sacrifié ( ?)), puis la rangée des serpents avec des écailles surmontée enfin d’une bande représentant le serpent à plume. Toutes ces sculptures sont des symboles, indéchiffrés pour certains. En tournant le dos au tzompantli nous sommes face au temple de vénus (*12), non pas celle qui sort de son bain mais celle qui apparaît tôt le matin ou au coucher du soleil, la planète, bien sur L’espace entre les escaliers laisse place à des surfaces sculptées de trois panneaux (*13) :
Les têtes de serpent rappelle que l’on est sous l’emprise toltèque (*14) Bon ! Depuis que l’on tourne autour admirons la pyramide dite « El Castillo » !! Haute de 24m, pur style toltèque sur une ancienne base maya (à l’intérieur). Orienté vers le nord, 4 escaliers de 91 marches (4x91= 364 + un plateau pour le temple = 365, le compte est bon !) (*15)
contrairement à la première photo on ne peut plus la gravir, par sécurité et trop de monde risquerait de la dégrader, dommage !! Particularité :1) La volée de marche se termine en bas par une énorme tête de serpent de part et d’autre de l’escalier (*16) 2) aux équinoxes l’ombre portée par les coins de la pyramide se reporte sur le côté du mur de délimitation de l’escalier et donne l’impression qu’un immense serpent ondulant descend des marches (c’est la partie droite de la photon enfin pas ce jour là) Maintenant elle fait partie des « 7merveilles » du monde et c’est le super grand phare du tourisme yucatèque ! Un jeu très porté par les guides qui vous expliquent que si l’on frappe dans les mains à une certaine distance de la pyramide, l’écho répond en donnant l’impression du cri de l’ara que les mayas aimaient particulièrement pour leurs longs plumes vert/bleuté. Ca marche à toutes les pyramides la réverbération du son différant selon les conditions locales (hauteur et nombre de segments composant l’édifice) Maintenant allons jeter un œil au temple des guerriers (*17). Mi toltèque mi maya ce grand bâtiment devait abriter la fine fleur des guerriers envahisseurs et leurs alliés. Comme la photo le montre il y a de très nombreuses colonnades qui devaient supporter une toiture, sur la plate forme d’autres colonnes. Il faut remarquer qu’elles sont carrées et recouvertes de sculptures de stuc sensées représenter des guerriers Ce groupe se dirige vers le sud (*18-19). Les nombreuses colonnes donnèrent le nom du lieu « les 1000 colonnes ». Il y a un peu d’exagération ! Mais bon !
La toiture est maintenant disparue (*19) au fond les colonne sont rondes (*20)
Les arcs mayas (*21) Maintenant en se promenant nous allons vers l’ossuaire »(*22) A part le nom qui semble explicite je n’ai pas d’informations sur le sujet Au passage nous recroisons d’autres vendeurs qui exposent leur artisanat (*23)
Les objets en bois sont vraiment faits main ! Avec de simples ciseaux à bois … et un bon tour de main (*24)
chaque « strate » de la pyramide est sculptée ici les mayas se sont fait plaisirs ! les sculptures sont en assez bon état (tout le tour) surtout vers le haut (*25) Tu as remarqué les grosses têtes de serpent (à sonnette) au bas de l’escalier (*22), mais pas de la même sorte que celle du Castillo, d’après une explication, chaque sorte de serpent ayant son propre rôle. Ouai ! Y faut connaître !!!
A côté un restant de bâtiment ( ?) (*26) ayant des sculptures du dieu Chac (le dieu de la pluie, maya celui là, reconnaissable à son nez en forme de trompe)
le temple du gibier (*27). Il lui reste une partie de sa crête et il est décoré d’une corniche typiquement maya, d’ailleurs tout ce coin est vraiment maya Maintenant nous allons arriver à un des clous de la science astronomique maya
El-Caracol ou l’escargot en français (*28)
à cause de cette forme là Ce couloir s’enroule en hélice pour arriver au sommet (*29)
L’observatoire El-Caracol, est pas mal abîmé quand même (*30). Les observations s’y faisaient à l’œil nu ! Les mayas n’ayant pas encore découvert le verre, avaient aucun instrument d’optique ! Détail de la décoration extérieure,(*31) Chaque petit carré est un glyphe de l’écriture maya c’est pas seulement pour faire beau. de la plate forme du Caracol on voit « l’église » (*32) et le temple des retables (*33) maintenant pour terminer la visite « grand public » nous allons jusqu’aux bâtiments dit « des nonnes » (*34)
de loin et en detail, ci-dessous (*35)
C’était probablement des bâtiments d’habitation de quelques grands seigneurs maya et étaient construits bien avant l’arrivée des Itzaes et des toltèques. Les décorations sont de style PUUC un peu comme à Uxmal. L’intérieur est voûté. Il n’y a pas de banquette (pour dormir) (*36-*38)
Face « avant » (*36)
Côté arrière (*37), remarque cette profusion de corniches et de sculptures
Maintenant en exclusivité avec l’université d’archéologie un petit tour dans un coin pas encore ouvert au grand public. Notre guide sera l’archéologue à droite sur cette photo (*39)
Nous continuons le chemin (flèches rouge sur le plan (*2)) nous arrivons à un passage fortifié, voûté dans le temps (aujourd’hui la voûte est par terre, en cours de réfection) (*40)
Sur la gauche une terrasse décorée en forme de tortue. Très important la tortue ! Elle porterait la terre sur son dos (en d’autres endroit c’est le crocodile qui rempli cet office) mais surtout dans la mythologie maya c’est de la brisure de sa carapace qu’est sorti – ressuscité – le dieu Maïs, régénérant les récoltes à venir En Chine la terre est aussi portée par des tortues 4 ou 6 selon les textes Nous arrivons devant un édifice assez imposant mais dans lequel nous ne nous attarderons pas, des abeilles ayant trouvé l’endroit parfait ! (*40) Sur le côté un tas d’autres bâtiments, reliés entre eux, les pièces sont plutôt grandes, des colonnes supportent le plafond voûté (*41). Il y fait frais et c’est bien agréable à côté de la chaleur extérieure
remarque les sculptures, les corniches, les murs ,bien qu’épais ne font pas « lourds »
Les colonnes sont sculptées (*42) elles aussi. Les linteaux sont dans un bois dur qui ne pourri pas malgré le climat chaud et humide On entrevoit des banquettes en arrière plan, donc il devait être possible d’y dormir (*43)
une fausse colonne de coin, pur style PUUC (*44)
Le style du bas de ce bâtiment vient de loin (Teotihuacan) il y a longtemps déjà !(*45)
ceci est à peine la moitie de la façade d’un bâtiment, tous les glyphes n’ont pas encore donné de réponse sur l’histoire contée (*46- 47- 48)
Une partie des étudiants en archéologie, bien jeunes et bien sympas. Le photographe photographié est le responsable du groupe (*49-50)
Nous terminons la visite dans l’atelier du site, ou nous pouvons voir (et toucher) un bon nombre de pièces en cours de réfection, il y a des caisses pleines de tessons de poterie en attente d’être reconstruits. Le bâtiment est partiellement « d’époque » Sur le coin des masques de Chac (*51) et sur le mur un arbre de vie (*52)(pas une croix chrétienne comme certains l’ont cru)
Bien qu’il y ait beaucoup de photos, ce n’est qu’une petite partie de ce qui peut être vu, alors si tu passes par ici, n’hésite pas ça vaut le coup. Il y a de nombreux autres endroits, dans le Yucatan (et ailleurs), valant la peine d’être visité même si c’est moins grand ou moins médiatisé.
08 octubre conkal5 octobre vendredi
Mon voisin vient me voir, en me disant qu’il y a une corrida dans un village pas loin d’ici et si je veux la voir il est avec d’autres, ils vont nous emmener. Il est environ 11h30 le matin. Je termine ce que j’étais en train de faire et je vais voir. De fait une voiture attend, le conducteur ça va, derrière lui deux escogriffes qui ne m’inspirent pas trop confiance. Comme je tiens à conserver ma liberté, je veux bien y aller mais je prends ma voiture. C’est parti, on passe par l’avenue, la quittons et suite à plusieurs zigzag nous arrivons à une maison en fin de construction. Sans connaître précisément où se trouvais le pueblo de Conkal, je savais qu’il fallait suivre l’avenue passer le pont routier (comme pour aller à l’université) donc je demande ce que nous attendons là. Bin à vrai dire pas grand-chose, mais en attendant 15h on peut aller boire une ‘chela’ (un litre de bière) ! Bin bien sur !!! Les deux escogriffes sont descendus de voiture, ils ont déjà des yeux billouteux j’ai comme l’impression qu’ils n’ont pas attendu pour consommer ! Qu’ils fumeraient en même temps de mauvaises herbes je n’en serai pas trop étonné ! Bon ! Comme vous voulez mais sans moi ! Visiblement ça ne fait pas le compte de mon voisin, il essaye de me retenir argumentant que l’on y a va tout de suite après ! Tu parles ! Je connais la chanson ! Je dis que je vais manger et leur donne rendez vous à Conkal à 3h. Je vais donc à mon petit resto habituel, et une fois mangé je rentre tranquillement chez moi pour étudier. Peu avant 15h il sont de nouveau chez moi et me proposent une affaire en or ! Merci j’ai pas besoin ! J’ai tout ce qu’il me faut ! Là en plus l’affaire me semble plutôt douteuse ! Passons ! Bon on y va ou pas ?
Direction Conkal, c’est un pueblo plutôt grand (8000habitants dont 2000 de langue maya), c’est à environ 4 km de chez moi. Blason de Conkal, c’est un chef-lieu l’église (coloniale) le palais municipal
la place, au fond l’église, à gauche les stands le corral pour la corrida Une rue principale qui débouche sur une grande place, verte. Une autre rue à la perpendiculaire, à un km sur cette route la maison du chauffeur. Après un arrêt chez lui, il nous invite chez sa tante. Quelques zigzag, il va voir si sa tante accepte de nous recevoir. Elle a dans sa propriété une piscine, une belle piscine ! Mon voisin et les deux autres se mettent à l’eau. L’eau (de la piscine) et la bière ne semble pas produire de réactions chimiques violentes. ( Pas beau les mauvaises langues hihihihihihihi !!!)
En attendant je regarde la propriété, ici comme partout dans le Yucatan il n’y a presque pas de terre. Des cailloux et rapidement la roche mère, il y a de nombreux arbres fruitiers sur la propriété, du genre citron vert et orange, vertes aussi (c’est leur couleur, elles ont très bonnes) En plusieurs endroits les pierres sont rassemblées soit pour faire un mur ou tout autres choses qui permettent de s’en « débarrasser » Ainsi un foyer a été créé à l’extérieur, trois grosses pierres servent de support à une grande marmite et dessous brûlent des branchages. La tante m’explique cela lui permet de faire des économies de gaz. Bien que le foyer ne soit pas très grand à 3m on sent la chaleur, c’est vrai qu’ici il fait déjà 30°C en temps normal, alors le peu que l’on chauffe en plus cela se perçoit tout de suite. Je lui explique qu’en France, chez moi il y a aussi un feu pour se chauffer au bois mais il nous sert pour le chauffage de la maison. Elle m’écoute et je vois bien à ses yeux qu’elle trouve la chose bizarre : Chauffer la maison ? Pourquoi diable chauffer une maison ? Elle doit se dire que l’on a de drôle d’habitudes ! Les jeunes ayant finis de jouer à l’eau, ils laissent égoutter les pantalons quelques minutes (ici ils se baignent toujours habillés ou presque !) puis nous repartons sur la grand place où se met en ordre le corral de la corrida. Renseignement pris auprès d’un agent de police du pueblo, il y aura fête ce soir à partir de 9h et demain la corrida commencera vers les 4h (16h) mais sur à 5h ! Comme il a remarqué l’état des loustics qui avaient déjà trouvé de la recharge, il leurs interdit de prendre la voiture ! Un grogne un peu, alors le policier lui demande s’il préfère un endroit « au frais »….. Bon ça va ! Il s’écrase ! Ils en tiennent pour une heure à attendre le feu vert ! L’agent va les suivre de près ! Je retourne chez moi (je suis pas concerné par la réserve de l’agent !) Le chauffeur me donne rendez vous pour le soir vers les 9h. OK ! Je viendrai voir la fête ! Le soir je retourne à Conkal mais je ne vois pas mon « guide ». Je me promène donc et regarde tous les stands, disons que c’est comme nos ducasses en plus grand et plus simple. Plusieurs manèges enfantins par exemple ont une machinerie très simple et bien sur sans aucune protection. Cela n’empêche pas les enfants de prendre autant de plaisir à grimper sur ces manèges. Il y a du monde sans pouvoir dire la foule. Le centre de la place est occupé par les jeunes les filles d’un côté et les garçons de l’autre côté des bancs ou structures qui peuvent en tenir lieu. Jeux de séduction de part et d’autre. Sur le tour « extérieur » de cette place vont et viennent les personnes plus âgées, généralement en couples, s’arrêtant de temps à autres sur les bancs. Des mamies entourées de petits enfants traînent leur petit monde. Dans l’ensemble c’est très tranquille, pas de grands cris, de grandes gesticulations, tout le monde est calme. Il est presque 10h30 le monde commence à se réunir sur les chaises installées en carré devant l’hôtel de ville. Les petits danseurs d’un groupe local se rassemblent aussi. Les filles comme de petites poupées dans leurs robes brodées et les garçons assez marrants dans leur « uniforme » blanc. Les musiciens se mettent en place. Une petite souri (danseuse) embête à qui mieux mieux son copain de danse, une autre pleure à chaude larme. Elles ont bien de la patience les adultes qui s’occupent de ce petit groupe ! Enfin le départ est donné ! Ils font le tour de cet espace puis se préparent à exécuter leurs danses. Dans l’ensemble, comme partout ailleurs, les filles se débrouillent mieux que les garçons, mais ils sont bien amusants et bien sympathiques.
la robe des filles s’appelle un Huipil, les garçons ont un pantalon à la coupe « philippine » , le chapeau de jipijapa et tous ont en main le mouchoir rouge « indispensable » pour danser les jaranas ! c’est le paliacate
Le répertoire épuisé ils retournent auprès de leur parents, lesquels sont très fiers de la prestation de leurs rejetons (ça aussi c’est partout pareil) Je pensais qu’après il y aurait eu quelque chose comme un bal, mais les musiciens sont descendus de l’estrade ! J’ai attendu une demi heure pour « voir » mais il n’y avait rien à voir sans doute, à 11h30 je suis retourné chez moi.
6 octobre 2007
J’arrive à 4h30 apparemment les corridas ne pas encore commencées mais un taureau a déjà été tué. Ce sera le seul d’ailleurs
On voit très bien sur la photo que le « boucher » suit strictement les normes européennes ! Hein ! ké tu dis ?!! JJJJ Je suis très attentivement la découpe
Avec son gros couteau style « demi feuille » le boucher découpe habilement la viande, à peu près comme on le ferait en France, sauf que la bête est étalée au sol et fraiche ! La peau détachée sert de protection à la viande. Un aide vient chercher les morceaux de la découpe qui sont vendus presque aussi vite. Là il n’y a pas de « détail ». Le vendeur taille dans les pièces qu’il a devant lui, un bout du premier morceau un autre du second, etc. …pour arriver à environ 2 kg qui me semble être la mesure. Les clients font une longue queue ! C’est la tradition ! Les gens disent qu’ils sont sur d’avoir de la viande fraîches ! Comme c’est pour faire un « caldo » (un bouillon si tu préfères) cela n’a pas beaucoup d’importance. Il faut repenser que le frigidaire ou congélateur sont assez récent ici, et conserver la viande par les températures habituelles (au moins 30°), c’est pas évident, plus les orages quasi quotidiens en cette époque, donc il vaut mieux cuire tout de suite La découpe de la viande sur la carcasse au sol ne nécessite pas d’engin de levage
2h après c’est tout ce qui reste d’un taureau de 450 Kg (environ 200 kg de viande) Tout a été vendu ! Le dépiautage n’ayant pas été des plus soigneux la peau ne vaudra pas grand-chose. Apparemment les tripes ne sont pas traitées
La corrida Je rentre dans le corral. Des cavaliers sont en train d’attraper un taureau blanc style buffle. Ce ne doit pas être bien dangereux l’un d’eux fait l’exercice avec sa fille (5 ou 6 ans)
le jeu consiste surtout à attraper le jeune buffle au lasso. Après quelques passes il est poussé dans un camion qui l’évacue.
Vers les 5h bien tapées les toréadors entrent en lice
Les toréadors sont courageux mais pas téméraires ! Il n’y a pas de mise à mort. Quand les organisateurs le jugent utile ils font arrêter le combat en introduisant la cavalerie ! lesquels immobilisent le taureau à l’aide des lassos et le force vers la sortie
les cavaliers en attente d’entrer en action il n’y a pas que des taureaux, là c’est plutôt la rangée ‘maguettes’. On ne les attrape pas au lasso, enfin je crois ! J J J J J y a du monde au balcon le taureau à son arrivée est effrayé par des pétards celui là a de bien belles cornes ! Dans la bétaillères 2 taureaux attendent de « participer » ainsi que les cavaliers !
Rodéo la photo n’est pas bonne , c’est juste pour dire que la corrida dure en soirée
mon « guide » et sa femme je rentre chez moi il est 8h30 |
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