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    December 28

    souvenirs d'enfance 15)

    Les travaux sur la route et le trottoir

     Durant une période qui m’a semblé bien longue il y a eu des travaux soit sur la route soit sur le trottoir. Je crois que c’était avant que la cour ne s’effondre mais c’est pas bien sur, de toute façon c’est sans importance

     Donc la rue comme je l’ai dis plus haut la rue était pavée, mais avec le temps ceux-ci n’étaient plus très d’aplomb. La rue fut fermée à la circulation. Evidement mon père n’a pas été d’accord, il avait besoin de passer avec son camion, tous les jours, pour faire ses tournées, il donc il a été voir le chef de chantier. Au début il ont discuté calmement puis le ton a monté, ils n’étaient pas d’accord, mais pas du tout. Après avoir invoqué le maire, ils ont finis par se mettre d’accord, mais je ne suis pas un mouchard alors je ne dirai pas (surtout que j’ai rien compris à leur discussion)

    Les ouvriers arrivés sur le chantier ont commencé par mettre des barrières à chaque bout de la rue avec des panneaux de déviations. Les voitures devaient passer par la rue du ‘petit coq en pot’ et c’est pas évident car cette rue est très étroite elle atterri sur une place derrière le théâtre, là cela va beaucoup mieux. Après cette mise en place sous les ordres d’un chef de chantier ils ont commencé par démonter les vieux pavés. Avec de grosses barres de fer ils les soulevaient et les prenaient un par un pour en faire un gros tas. Plus tard un camion est venu et ils les ont jeté dedans. Du haut de la rue (au coin de la banque) jusqu’en bas ils ont tout retiré. Ensuite un gros engin est passé pour pousser le sable et la terre qui étaient en dessous, là encore des camions enlevaient ces tas que les ouvriers jetaient à la pelle dans la benne derrière. Cela a bien du prendre une semaine. Les clients qui venaient au magasin se plaignaient de l’incommodité de ces travaux surtout que le trottoir n’est pas bien large. D’un autre côté cela donnait un bon sujet de conversation. La semaine suivante des camions de sable bien propre sont venus le déposer sur la route, un sable bien propre mais qui n’a rien à voir avec celui de Berck qui lui est fin et blanc, celui là était gros, piquant et jaune. Les ouvriers avec des brouettes portaient ce sable pour l’étendre en couche épaisse qu’ils ajustaient avec des râteaux ou des racles. Puis sont venus des camions chargés de pavés. Ceux-ci étaient plus petits que les anciens et d’un gris un peu bleuté plein de paillettes brillantes. Ils étaient surtout plus réguliers car dans les anciens il y en avait de toutes les épaisseurs.

    Toujours avec les brouettes les aides apportaient les pavés à d’autres ouvriers qui eux les mettaient en place. Pour faire joli ils ne les mettaient pas en lignes toutes droites mais en arc de cercle, un peu comme quand on regarde la voûte des nefs à l’église. Une fois qu’ils étaient bien en place, l’homme frappait dessus avec un maillet en bois pour qu’ils ne bougent plus. C’est vrai que cela faisait joli. Pas rapide mais joli ! Quand ils sont arrivés à la hauteur du garage ils ont d’abord fait la partie en face. Je ne sais plus si mon père a rentré ou sorti le camion du garage mais il a fait de la façon dont ils s’étaient mis d’accord. Tout le monde était content. Ensuite les poseurs de pavés ont terminé ce bout, Je crois bien qu’il a fallu une semaine de plus pour arriver jusque la banque. Ensuite les travaux ont continué jusque la « porte de France » (que l’on appelle aussi porte de Boulogne), mais là ils ne nous gênaient plus ! Sauf que, pour aller à la ville basse en voiture il fallait faire faire le grand tour par Marcadé. En voiture c’est pas le bout du monde ! Notre coin était fini ! Tranquille ! Enfin !

    Oui enfin ! Sauf que  … !

    Sauf que une semaine ou deux après des hommes, tous en bleu de travail, sont arrivés, armés de pioches, de pelles, ils ont commencé à trouer le trottoir de notre côté au coin de la rue qui va à la citadelle, et bien lancé ils sont allés jusqu’en bas. Ils ont creusé le trottoir d’un bout à l’autre, il a fallut mettre des planches pour que les clients puissent entrer dans le magasin en passant au-dessus de la tranchée. De même pour le camion il a fallu mettre des bastaings pour qu’il puisse entrer ou sortir

    Tout cela était je crois pour passer des câbles souterrains pour le téléphone. Bon on peut pas empêcher d’améliorer les choses, mais cela a duré un certain temps. Les câbles passés, les liaison faites, la tranchée fut rebouchée, aplanie consciencieusement pour redonner au trottoir son aspect d’avant. Les ouvriers on bien soigneusement fait leur travail, nous revoilà avec un trottoir tout neuf.

    Comme ils sont arrivés tous remontèrent dans les camions qui les avaient amenés.

     Fin des travaux

    Enfin presque !

    Après peut être une semaine de repos arriva une nouvelles volée d’ouvriers, toujours en bleu de travail, mais pas les mêmes personnes, qui repartant du même endroit ont de nouveau refait une tranchée du haut en bas de la rue, avec les même inconvénients bien sur ! Mes parents ont donc remis en place les planches et bastaings utilisés la semaine précédente. C’est vrai pour nous mais cela l’était aussi pour le boucher un peu plus bas, la petite boutique et les quelques riverains de ce côté de rue.

    Bon ce coup ci c’était pour passer un gros tuyau d’eau. L’eau tout le monde en a besoin, on peut pas râler parce les anciens tuyaux sont remplacé par de beaux tubes tout neuf, ni attendre que les anciens dépérissent avant de faire quelque chose. Comme les précédents, la pose terminée, le trou a été rebouché soigneusement et le trottoir refait bien proprement. Tous ayant à cœur de nous rendre un joli trottoir pour en somme s’excuser de nous avoir déranger.  C’est sympa ! Non ?

    Tous sont repartis en fin de semaine

    Fin des travaux !!!

    EH non !!

    Le lundi ou le mardi, avec des bleus de travail différents, des hommes un petit appareil à la main allaient et venaient du bas en haut de la rue. Oui, en sens contraire des autres ! Je passe et je repasse, se réunissent, discutent, repassent de nouveau toujours en portant leur appareil au raz du sol. Un homme plus petit que les autres, mais le chef probablement, appela tout son monde et après une brève discution donna l’ordre d’ouvrir de nouveau le trottoir, à partir du bas cette fois ci.. Quelques uns d’entre eux passèrent à chaque maison pour expliquer qu’il y avait une grosse fuite de gaz et de prendre les dispositions d’usage : pas allumer de feu, pas ci pas là.

     Les autres creusèrent, avec précaution. Mais voilà que à l’endroit présumé il n’y avait rien ! donc ils creusèrent plus haut, puis plus haut, encore plus haut, si bien qu’ainsi ils repassèrent devant le garage, le magasin, la petite maison après, mais ils ne sont pas allé jusqu’au bout. Ils finirent par trouver l’origine de la fuite, enfin, les origines par il me semble bien qu’il y avait plusieurs trous. Bon y avait plus qu’à …., plus qu’a changer le tuyau qui, bonne blague, se trouvait maintenant sous le tuyau d’eau posé la semaine dernière. Je ne sais pas comment ils ont fait, ou je ne me souviens pas ou je suis allé à l’école et j’ai pas pu voir la suite des opérations, qu’importe, maintenant nous avions aussi un beau tuyau de gaz tout neuf. Lui aussi

    Comme précédemment rebouchage de la tranchée, nettoyage, refaire le trottoir

    Fin des travaux

    Et ce coup ci c’est vraiment la fin car je n’ai plus jamais vu de travaux sur cette portion de rue

    Combien de temps cela a duré ? Pour les trottoirs plus de 5 semaines et la route 4 ou 5. Et incroyable il me semble bien que pendant tout ce temps il n’a pas plu, ou alors très peu ! On devait être en été probablement. A cette époque là les saisons étaient assez bien marquées

    L’hiver

    Hum cela me fait penser ! L’hiver c’était vraiment l’hiver avec de la neige, beaucoup de neige, de quoi faire de gros bonhomme de neige, faire des bagarres de boules de neige.

    Le froid commençait aux environs du 15 novembre. De bonnes givrées le matin, tout était blanc. D’un côté il faut bien admettre que c’est joli, mais de l’autre quand on attrape des piquettes au bout des doigts c’est pas terrible ! Ce froid ne lâchait plus, souvent dans la journée il faisait beau, beau mais froid ! Puis dans la première quinzaine de décembre soudain le ciel devenait gris, lourd, le son changeait. T’as jamais remarqué comment le son change avant qu’il ne se mette à neiger ? On dirait qu’il joue avec son copain l’écho mais que ce dernier ne veut pas se faire voir, les vibrations sont entre les deux. Ensuite la neige étouffe tous les bruits. Pour le 20 décembre toute la campagne était blanche. Un tour des remparts sous la neige c’est super mais regarder le paysage une fois la neige tombée c’est encore bien plus joli. Un des coins les plus beau est celui côté nord, en bas t’as la gare, sans grand intérêt (côté paysage) les marais tout blanc qui vont rejoindre l’abbaye de la Chartreuse, elle-même emmitouflée de neige, à vrai dire on la devine plus qu’on ne la voit vraiment, bien que les arbres qui la cachent habituellement sont alors dénudés. C’est un autre aspect de cet ensemble de bâtiments. Derrière grimpe la colline jusqu’aux plateaux dit les « hautes terres » Tu peux imaginer la vieille route romaine qui allait à Desvres ou St Omer, mais elle passait par Estrée Etréelles, c’est derrière Neuville au fond à gauche. Toute la campagne avait un air « suspendu »

    Le chemin qui va des glacis à la grenouillère avait une ambiance un peu spéciale, la neige gelée crissant sous tes pas, la résonance assourdie de nos cris, on en oubliait le froid. Il fallait faire attention au départ, une fois passé la voûte de la « poterne », le chemin était très glissant. C’est pas ce qui nous embêtait le plus !

    Dans la grande pâture, en pente, sur la droite, on a fait de bonnes parties de luge ! C’est bête que la canche passe en bas ! Dans nos descentes intrépides deux luges s’en sont allées à l’eau ! Et pas moyen de les récupérer ! Dans le bas de cette pâture se trouve la fontaine des clairs. Petite source aux eaux bien fraîches, l’été, là dans la neige elle fume !

    Jusque mi février le sol restait blanc puis sur la fin du mois le soleil devenant de plus en plus printanier la neige passait en eau, autre beau spectacle que voir les marais se déguiser en lac.

    La route menant à Neuville était à fleure d’eau. Le pont sur lequel passe la rue disparaissait dans les eaux. Le petit jardin situé sur sa droite était recouvert. Dans cette direction le regard allait jusque la Chartreuse qui reprenait ses couleurs habituelles. Côté gauche c’était encore les marais sauvages aux arbres submergés, des saules je crois, mais j’ai jamais été très forts pour reconnaître les espèces, sorti des noisetiers, pour faire des arcs !! Maintenant cette portion da marais a été coupée pour faire passer la grande route Abeville Boulogne. Nous ne somme plus obligé de passer dans Neuville pour aller à Boulogne ou à Etaples. Cette traversée des marais a nécessité de gros travaux.

    Avec le temps les hivers sont devenus moins rigoureux pour ne pas dire insignifiants. Certains ont oublié ( ??) la zone d’inondation de cette époque et des constructions de maison ont été faites en dépit de la nature. Résultat de temps à autre suit à de gros orages par exemple les gens sont inondés et crient au secours. Ce n’est pas difficile de deviner jusque où va la zone inondable. En remontant cette rue vers le centre de cette petite ville, à droite comme a gauche les maisons sont relativement récentes, pas besoin d’être spécialistes pour le voir, puis à un bon mi route, les maisons sont visiblement anciennes, généralement basses (pas d’étage) et de devanture différente. Ces maisons sont à la frontière des eaux. Du pont « caché » jusque ces anciennes constructions la route est en pente faible. Il n’aurait jamais fallu construire en dessous de cette « ligne » bon ! Maintenant les pauvres que peuvent ils faire, à part se plaindre ?

     

    December 12

    calcul du temps chez les mayas, deuxieme partie

    Et l’année bissextile ?

    Dans tout ce que j’ai lu, PAS UN MOT !!!! Et pourtant elle est nécessaire ! Si ont veut que les solstices ou autres retombent aux bonnes dates il faut de ce jour soit pris en compte. Et pour l’exactitude de ce calendrier c’est hautement nécessaire. Je ne vois qu’une seule chose, tous les 4 ans les 5 jours néfastes sont 6, mais ce jour en plus qui décalerait le bon ordre des couples mois-jours  y compris des 2 premières roues il est tout bonnement pas compté ! Comme cela il ne dérange personne. Il « n’existe pas » officiellement. Cela a aussi l’avantage de le supprimer une fois tous les 104 ans pour remettre la pendule à l’heure, en avance cette fois !!

    Signification des chiffres

    Avant de dire pourquoi les hommes ‘préhistoriques’ qui ont bâtis  ces calendriers ont été géniaux surtout dans leur façon de construire un aide mémoire pour retenir tout cela quelques mots sur les chiffres

     Le 3 c’est le chiffre de la conscience des nombres, un enfant (bas age) sait compter quand il a compris le 3, le répéter comme un perroquet ne suffit pas. Généralement quand il fait l’énumération des nombre et qu’il n’a pas encore conscience des nombres il oublie souvent de l’énumérer, après non. Cette connaissance/conscience est d’autant plus forte quand il est capable de reconnaître les multiples puis les puissances. Nous l’avons ici sous la forme de 9, 18, 360 et sous entendu sous 360/4=90

    3x3= 9 c’est aussi le chiffre des enfers maya. 9 étages souterrains de l’infra monde, les « diables » y habitent bien mais le mort n’a pas vocation à rester dans ces lieux. Après des épreuves plus ou moins longues (selon qu’il gagne ou perde) il doit ressortir à l’autre bout, comme le soleil ressort chaque jour de son combat contre la nuit

    Le 4 chiffre très important il représente beaucoup de chose, les 4 membres (bras et pied), les 4 point cardinaux, c’est le carré, en plus pour les mayas c’est les 4 porteurs du ciel (un a chaque point cardinal), c’est le chiffre du Soleil, d’un serpent (une grosse vipère), le chiffre de la chance, des 4 divisions de l’arbre de la vie

    (en chine il n’y qu’un porteur du ciel, 4 est le chiffre de la mort)

    A la fin de chaque année il existe un rituel de présentation de la nouvelle divinité tutélaire à l’ancienne, puis selon l’année la nouvelle est déposée à un des autels des 4 points cardinaux et l’ancienne mise à l’ombre dans un temple. C’est ce rituel qui me fait penser qu’à l’un de ces points est collé le jour bissextile, je pencherai volontiers pour celui de l’Est puisqu’il est celui du renouveau, mais pas trouvé de preuve !! C’est pourtant une façon simple de ne pas l’oublier

    Le 5  pas d’autres explications que les 5 doigts mains ou pieds, particularité s’écrit comme une barre comme vu plus haut

    Le 8 chiffre de la chance en chine (ce qui est en somme bizarre puisque c’est 2x4) la mort de la mort = la chance

    Le 12 surtout lié à son emploi avec le cercle et la division de celui-ci et apparenté ex les 12 heures des horloges, les mayas ne semblent pas l’avoir utilisé beaucoup ils ont préféré 18x4 à 6x12. Problème technique ? je sais pas. Au passage, ils ne semblent pas avoir eu la notion de l’heure, et ce ne doit pas être seulement un problème technique mais de conception du temps d’une journée (de travail) pour ma petite expérience il me semble que c’est toujours vrai. Ex : heures de rendez vous rarement respectées, voire jour non respecté quand ce n’est pas rien du tout, personne ne vient, sans autre forme

     

    Le 13 probablement en rapport avec l’année lunaire ou la lunaison utilisé partout dans le monde, étant en plus nombre premier, cela lui donne un petit goût sacré

    Chez les mayas, en plus, le ciel à 13 étages Tout en haut c’est le Super Manitout le dieu Formateur puis on descend en hiérarchie pour arriver sur terre. Les gouverneurs de cités, les grands prêtres, les glorieux guerriers ont bien sur des sièges réservés, pas les pouilleux du peuple, cela va de soit !!! Mais ça c’est pas une spécialité mayas !!

    Bon  le truc génial !!!

    Je ne sais pas si tu as compris les explications ci-dessus, mais c’est vrai que c’est assez complexe (j’ai peut être pas bien expliqué aussi)

    Il y a 3 – 4 000 ans les indiens de la région maya vivaient probablement comme certaines tribus du fond de la forêt amazonienne, un village, à l’écart un shaman, peu de bien matériel, comme armes la lance et la sarbacane, un peu de poterie, tout ce que l’on veut en vannerie (mais archéologiquement si on en retrouve 1 sur 10 000 c’est de la chance), quelque pierres taillés, couteaux, haches, quelques bijoux , enfin ce qui est souvent désigné sous le terme de « cultures ». Le fait de posséder peu n’est pas synonyme  « d’idiot »…..

    Le shaman est un cas particulier par rapport à la tribu car, souvent, très jeune il a été élevé par un autre chaman qui lui a enseigné ses connaissances, pour une grande partie sacrées et secrètes, c’est lui le dépositaire des connaissances du clan, c’est lui qui est en liaison avec les « esprits », les « dieux », bons ou mauvais, c’est aussi le guérisseur. C’est en général « l’intellectuel » de la tribu à la fois aimé et craint.

    Nota avoir un enfant demandé par un shaman est un immense honneur, les parents ne refusent pas ! C’est un peu comme les « enfants bouddha », un « élu » !!

    Un d’entre eux après avoir tué ( ?) un gros serpent Canamayte s’est aperçu que les dessins de son   dos  était composé de 4 lignes d’écailles colorées de 13 écailles chacune, disposées en carré.

    La relation 13 écailles 13 lunes a du faire tilt ! Les 4 cotés du carré et les 4 point cardinaux ont du  lui être évident aussi. Jusqu'à combien cet homme était il capable de compter ? En comptant de vingt en vingt un nombre supérieur à 400 est très possible  et nécessaire pour compter les jours d’une année. Avait il notion des solstices c’est pas sur mais très probable. Il savait très probablement que le temps de gestation humaine est d’environ 13x20= 260 et qu’il restait 100 jours pour boucler une année.

    Je ne sais pas si son carré de 13 x 13 est coupé en 4 secteurs, naturellement chez l’animal, les photos que je peux voir sont trop mauvaises pour affirmer, d’après l’auteur (José Diaz-Bolio) il semblerait que oui ,

    Cette croix lui a fait penser à l’arbre de vie symbole très important  puisque ses racines plongent dans l’inframonde, a une partie sur terre, et le haut dans les cieux, donc un point de liaison entre ces deux extrêmes. C’est mignon mais cela ne donne pas une source de comptage, a première vue 13 x13 c’est loin de faire le compte

     

    En regardant  les écailles de la croix (en blanc) il y en a 5 x 4 donc 20, les écailles sur chaque coté 13,  ce qui nous donne 20x13 = 260

    Les 4 secteurs délimités par cette croix font 5x5 = 25 et 25 x4 =100 ce qui nous donne 360 donc voila déjà une abaque pour une année, comme il y a 4 cotés on est bon pour 4 ans. Les 4 côtés utilisés toutes les écailles ont été utilisées, plusieurs fois même, sauf une, j’en ferai bien ma journée bissextile, ça c’est moi qui le dit pas l’auteur de la recherche sur les écailles du serpent.
    Si l’on veut une année de 365jour il suffit de compter un segment de croix en plus, je ne peux savoir si c’est le même shaman qui l’a fait , qu’importe, un l’a fait c’est le principal . On peut retrouver le chiffre 72 ou 73 en comptant 4 en (vert) + 5 (en bleu foncé) + 9 (marron) quatre fois ce qui donne 72 et en prenant le point central 73

    J’ai mis les numeros  pour donner le sens du comptage de 1 à 20 les noms sont :  Imix, Ik, akbal, kan, chicchan ---cimi, manik, lamat, muluc, oc --- chuen, eb, ben, ix, men, --- cib, caban, eznab, cauac, ajau

    Pour se repérer chaque coin à une couleur, celle des point cardinaux  Orient = blanc, Sud = jaune, occident = noir et nord =blanc

    Notre roue du temps est carrée mais qu’importe puisqu’elle permet de le calculer

    Il y a bien d’autre façon de tirer parti de cette « abaque » pour des tas d’observations, la géométrie, l’architecture,  le dessin mais je pense qu’il vaut mieux acheter les deux livres (origen de la chronologie maya, en espagnol et the geometry of the maya and their rattlesnake art en anglais, par Jose Diaz Bolio)

    N’ empêche que se «  fabriquer » une calculatrice a partir de si peu de chose je trouve cela génial !!

    Retrouver cette méthode c’est génial aussi !

     Si Tu es meilleur spécialiste que moi et que j’ai fais une erreur, je t’en supplie, enseigne moi ! merci d’avance

    calcul du temps chez les mayas, deux partie plus photos

    Il y a des hommes géniaux, ceux qui a force d’observation ont sur mettre en place une méthode compliquée de calendriers et trouvé le moyen d’en rendre le maniement presque simple, et d’autres qui, la première méthode ayant été oubliée, ont fini par la retrouver

    Je trouve cela formidable

     

    Depuis quelques temps je me creuse la cervelle pour comprendre comment marchent les calendriers mayas. En prenant pour base qu’ils étaient extrêmement précis on doit forcément retomber juste.

    Ils sont, tout au moins, pour cette partie au nombre de 3

    Le premier fait de « semaines » de 13 jours pendant vingt « mois » faisant une « année » de 260 jours, d’origine lunaire (13 lunaisons par an en moyenne) il sert surtout à la devination. Pourquoi ne fait- il pas 28 mois de 13 jours ou l’inverse il ne lui manquerai qu’un jour pour correspondre a une année normale. Le Chiffre 13 est inchangeable, 20 vient de ce qu’ils comptaient avec tous les doigts, orteils compris. 28 = 4x7 et le 7 n’est pas en vogue chez eux, chez nous oui !

    Le  2ème calendrier solaire compte 18 mois de 20 jours, comme il n’est pas exact on lui ajoute une série de 5 jours pour faire 365. C’est mieux  et 5 appartient à 4 x 5, 365 divisé par 5 = 73

     

    Ici on peut deja jouer 1)            365 x 52 = 260 x 73    = 18.980

    D’où vient 52 ?  13x 4               5x73x13x4     =   13x4x5x73

    Ou 260 : 5 =52

    On trouve aussi         2)               360 x 52 = 260 x 72    = 18.720

                                                    5x72x13x4     =   13x4x5x72       ce qui n’est pas juste puisqu’il manque 5 jours au départ. La seule remarque que l’on peut faire est que 72 : 4 = 18

    et il manque les années bissextiles !

     enfin le 3ème calendrier « vénusien », très discret (pas beaucoup d’explication) mais qui est de 584 jours soit 2x2x2x73

      donc pour être en accord (remise à zéro) avec les précédents

                                                     2x2x2x73x13x5   =  2 x 5x73x13x2x2   = =  2x 13x2x2x5x73

     nous donne 52 x 2 = tous les 104 ans ou plus exactement tous les 37 960 jours et qui retransformé en ans,mois, jours = 103,9313768 =  103ans 340 jours donc a une date qui de déplace tous les 104 ans de  moins25 jours (24,96). Soit 5x5 = 25 (chiffre admis) (division par 365,24 la division par 365 donne 104 pile, forcément !) Les jours des  années  bissextiles sont passés où ?  ça veut dire que l’époque de la remise à zéro n’est pas fixe mais se déplace peu à peu ? je suis pas très sur de la réponse ou alors cela veut dire que les 3 systèmes forment un nouveau système et retrouvera sa place dans «365/25= 14,6 cycles (1518,4 ans) mais comme les mayas n’aimaient pas les virgules en multipliant par 5 on obtient 73 tous les 7592 ans !!

    Si il y a une erreur il n’y en a pas beaucoup qui iront réclamer !!!

    Dans des explications l’emploi de « 72 » est justifié en disant que 360x20= 7200 soit 72x100

    La relation est patente pour nous avec notre systeme d’ecriture mais pour un maya cela donne

    Les dessins ne passant pas voir dans les photos

    =1  = 2   =4  =5 =10  = 15 = 19

    pour la ligne 1 à 19

    =20  = 40   =80  =100 =200  = 300 = 380

    pour la 2ème ligne soit la première x 20

    3ème ligne      =400     =1600 =2000 = 6000 = 7200

    4 ème ligne   =8000  =40000  = 152000   

    etc    multiplié par 20 à chaque fois                                            = 0

    voir tableau dans les photos

    sur ces 4 exemples est ce utile d’expliquer que 72x  1,  72x 100 , 72x10 ou 72x 1000 ont peu de ressemblance dans cette écriture?

    8000

     

     

     

    144000

    400

     

     

    7200

     

    2O

     

    360

     

     

     

     

    1 à 19

    18

     

     

    Par contre ici  oui, mais pas pour notre système décimal

    Comment tournent les calendriers ?

    Le premier  on écrira M1-1, M2-2, M3-3, M4- 4, M5-5, M6-6, M7-7, M8-8, M9-9, M10-10, M11-11, M12-12, M13-13, M14-1, M15-2, M16-3,  M17-4, M18-5, M19- 6, M20-7,

    M1- 8, M2-9, M3-10, M4-11, M5-12, M6-13,  M7-1, M8-2, ETC…Pour retrouver .. M1-1

    Il faut 260 itérations  (chaque jours et chaque mois ont un nom mais c’est plus court écrit comme cela) en imaginant deux roues dentée l’extérieure va entraîner un troisième jour pour jour (avec d’autres noms, je passe) un tour entrainant l’avancée d’une 4ème roue, les mois (18 mois donc 18x 20= 360 ) Chaque mois a un nom ,bien sur, et un nom = un dieu plus un faux mois de 5 jour pour arriver à 365

    Ce « mois » de 5jours est « mauvais » donc c’est le moment de faire pénitence, de jeûner (pas de viande et aussi pas de femmes, hihi !, c’est 5 jours sans travail, pas question d’entreprendre un travail pendant les jours néfastes. On ne se lave pas non plus

    Particularité il sont comptés, ont les noms des 2 premières roue mais pas sur la 3eme, tout au moins j’ai pas trouvé, le compte selon les calendriers est repris ou non (année de 360 jours, ils sont alors sous entendus, il n’y a pas moyen de faire autrement) Ce n’est à vrai dire pas gênant si l’on raisonne en « année » en considérant  les deux premières lignes de calcul comme des sous unité servant a alimenter la 3ème    on a alors

                             1er       2ème      3ème    

          ( Mx- y ), Zjours, Umois, A année (1à19) (20 à 380) etc pour trouver le nombre de jour réels il suffit de multiplier le nombre d’année par 365 ce qui est assez facile (la multiplication est assez simple, la division moins ou j’ai pas encore trouvé le bon « truc »)

    à suivre sur le 2)

    December 09

    souvenirs d'enfance 14)

    Le marchand de bêtises, le boulanger rue Carnot

    Puisque l’on est à Berck, promenons nous. Il fait bon,  après souper il est bien trop tôt pour aller se coucher, et comme la télé n’est pas encore arrivée dans les foyers le mieux à faire est d’aller faire une petite ballade dans la ville.

     Direction avenue de l’impératrice, elle est pleine de monde, ce soir allons rue Carnot. C’est pas très loin, une fois passé le tunnel c’est à quelques dizaine de mètres, à droite. Elle est noire de monde. Les voitures ont bien du mal à y rouler et vont à pas lents. Sur la gauche une boulangerie est ouverte, avant même d’y parvenir cela sent bon le pain frais. Au ras du sol sur le trottoir une lucarne donne sur le fournil. Des ouvriers boulangers s’activent à préparer la pâte, d’autres pèsent et donnent la forme voulue aux différents pains, Ce qui se vend le plus ce sont les baguettes. En restant là à observer tu verras sans doute défourner et enfourner les miches. Sur un coté deux ouvriers préparent les fonds de tarte, C’est bon les tartes ! Avec de la crème et plein de sucre ! J’aime !! Là je me régale de leurs odeurs.

     Bon je ne peux y rester trop longtemps, mamie et les filles sont déjà plusieurs mètres plus loin. Ca fait rien je regarderai la suite demain !

     Il y a de nombreux magasins avec des vitrines pleines de jolie choses, mais de toute façon même si on avait plein de sous on ne peut pas tout acheter. A mie rue la foule est compacte, le trottoir est bondé et des badauds jusqu’au milieu de la rue. Il y a quelque chose de très attractif ici ! Un marchand de ‘bêtises’. Moi j’en fait souvent mais pas les mêmes, ici elles se mangent ! Le fabriquant vendeur cuit le sucre devant toi, puis quand il le juge bon la prend, l’étire, réuni les deux bouts, plusieurs fois, le torsade, étire de nouveau, coule dessus une pâte colorée au goût de menthe ou autre et recommence. A un moment il étire cette pâte à la grosseur du pouce et avec des gros ciseaux la coupe pour obtenir des bonbons un peu carrés. Une femme les met dans de petits sacs, une autre les pèse rapidement et les vend. C’est à savoir qui aura le prochain sachet ! Le premier lot étant terminé et vendu, l’artiste du sucre est déjà en route pour la prochaine fournée, ils seront à la fraise. Il faut compter une demie heure pour pouvoir se régaler. Tu peux repasser dans 2 heures il y aura encore autant de monde attendant d’avoir ces ‘bêtises’. L’homme fait cela sans jamais s’arrêter ! Le soir il doit être bien fatigué !

    Au fond de la rue il y a un parc, dans une petite rue proche se trouve un cinéma. On peut prendre à droite ou à gauche mais à vrai dire il n’y a pas grand-chose à voir, alors autant remonter cette route que l’on vient de descendre, tout en musardant à chaque vitrine et rêver de ce que l’on ne peut pas s’acheter.

    Le marché de berk ville

    J’ai déjà jeté deux mots sur le marché de Berck ville, en disant que j’y allais en patin à roulette. Le marché en lui-même était un peu moins important que celui de la plage mais j’y allais pas pour me promener, ni pour grappiller ça et là quelque chose à manger mais pour « travailler » Si, Si, pour gagner quelques sous. Le patron d’un stand de lingerie me payait 1franc pour que je surveille une portion de ses étals, ce que je faisais très sérieusement. 1franc je ne vois plus à quoi cela peut correspondre aujourd’hui, mais j’en étais très content.

     Entre autre, il n’avait dit « parfois des clientes disent qu’elles veulent essayer les vêtements (culottes et sous vêtements) et te demanderont de te retourner, ne le fait pas, tant pis si tu vois leur derrière, tu n’en mourras pas, comme cela elle ne voleront pas les rayons. »

    C’est arrivé deux ou trois fois que l’on me demande de me retourner, ce que je n’ai pas fait pour suivre la demande du ‘patron’. Par contre j’ai bien vu que ces personnes ne cherchaient pas beaucoup à essayer quelque chose, mais étaient bien embêtées que je continue de surveiller le coin

    Chez le même marchand je faisais la même chose à Berck plage, après avoir fait mon petit tour de marché. La gueule ça ne s’oublie pas !

    Le bibelot

    Pourquoi tout ce mal ? Pour mettre quelques sous de côté, des sous à moi, pour acheter quelque chose à une fille que j’aimais ! Bin oui ! Il ne faut pas être vieux pour aimer ! Donc pour lui plaire j’avais décidé de lui faire un cadeau. Quoi acheter ? Après avoir bien cherché mon choix c’était porté sur un petit chien amusant, en porcelaine, avec des bordures dorées. Je ne sais plus combien il coûtait mais il me semblait assez cher. Bien sur, elle n’a jamais su que j’avais ‘travaillé’ pour pouvoir lui offrir ce bibelot. Quand je lui ai remis, j’ai du lui bredouillé quelque chose, elle l’a pris avec un sourire peut être bien qu’elle m’a embrassé (sur la joue). Je ne suis pas certain que cela lui ait vraiment plut mais elle l’a pris quand même. Elle s’appelait Jeannine

    Jeannine

    Jeannine était la fille d’un garagiste qui habitait à la sortie de Montreuil, à un carrefour appelé le « pied de bœuf ». Les cheveux blonds, frisés, tombant sur ses épaules, un joli sourire, une petite poupée bien mignonne. Je jouais avec elle et son frère, aux « autos » bien sur, il en avait toute une collection. A l’heure du goûter sa mère, Jeannine aussi, nous préparait des tartines. J’y passais une grande partie de mes jeudis après midi. A cette époque il n’y avait pas école le jeudi.

    Si le hasard lui faisait lire ces ligne elle serait bien étonnée, sans doute, apprendre que le petit bonhomme qui venait jouer avec son frère était surtout amoureux d’elle !

    J’aimais bien aller chez eux, je ne sais plus pourquoi, l’ambiance peut être, pourtant leurs parents comme les miens étaient toujours occupés avec leur commerce et nous laissaient nous débrouiller seul presque tout le temps, sauf au moment du casse croûte comme je viens de le dire plus haut. On jouait bien, des jeux calmes probablement. Je n’arrive plus à me souvenir pourquoi j’ai arrêté d’y aller, bien que je me demande si cela n’avait pas un rapport avec le divorce de mes parents, ou quand j’ai changé d’école. Les deux choses ayant eu lieu a peu près dans le même temps.

    Le gros crapaud

    Comme déjà dit dans le faux garage il y avait une fosse couverte par de gros bastaings. Une fois la curiosité a fini par me donner les moyens d’ouvrir. Avec bien du mal, mais j’ai réussi quand même, j’ai soulevé une de ces poutres de bois, puis une deuxième. Un peu déçu car dedans il n’y avait rien, de l’eau dans le fond, quelque chose comme un escalier, enfin deux ou trois marches, bien trop profondes pour que je puisse y descendre. En plus j’étais du mauvais côté, ce qui aurait pu s’arranger, avec le temps.

    Bon rien d’intéressant ! Sauf que m’habituant à l’obscurité du lieu j’ai fini par m’apercevoir qu’il y avait sur la première marche au ras de l’eau un crapaud. Mais pas un petit, un énorme ! Sur qu’il était plus gros que les poings de mon père. Comment a-  t-il pu arriver là ?  Au début il me faisait un peu peur, s’il me sautait dessus ?

    Rapidement cela passa pour être remplacé par les sentiments du chasseur. Comment l’attraper ? L’arc et les flèches ? Oui, mais même si je le touche (ce qui était loin d’être garanti !) comment le remonter ? Le javelot ? Un bâton de noisetier agrémenté d’un gros clou martelé, trop court lui aussi, et je ne voulais pas le perdre j’avais eu assez de mal à le réaliser. Un long bâton type bambou récupéré je ne sais où à fini par faire l’affaire. A plein ventre sur le sol j’essayai de piquer la bestiole au bout de la pointe. Après un bon nombre d’essais j’ai fini par me fatiguer avant lui. C’est qu’à chaque fois que je lançais le bâton dans sa direction il se déplaçait. Il ne voulait pas se laisser attraper ! A la fin j’ai donc fini par remettre les bastaings en place. Et de mémoire elles n’ont plus jamais été bougées. Le crapaud doit toujours y être, ou son squelette, probablement. Je n’ai jamais compris comment il pouvait s’alimenter car dans cette fosse il n’y avait rien et lui était bien gros.