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27 marzo souvenir d'enfance 196 jours après j’ai eu le droit de me lever, en ce temps là ce n’était pas avant 6 jours, si tout allait bien. Quand je me suis mis debout tout tournait, comme si j’étais saoul ! Les derniers jours, si je ne lisais pas j’allais jouer avec des enfant dans la grande chambre. Mais eux cela faisaient très longtemps qu’ils étaient là. Ils avaient quelque chose de très grave ! Le jour où je suis parti maman avait apportés des jouets que je n’utilisais plus, pour eux. Ils ont été bien content et moi aussi de leur offrir. On a retourné de temps en temps leur dire bonjour jusqu'à ce qu’ils s’en aillent. Le 8ème jour le chirurgien est venu enlever les agrafes. Elles m’amusaient car elles ressemblaient un peu à celle du mécano. Avec une espèce de pince il les a écartées. Sur les 4 il y en a eu trois qui se sont cassées en deux, ce qui m’a permis de voir qu’elles avaient de petites griffes. Il y avait aussi 2 ou 3 fils, ils seront retirés le lendemain ou le surlendemain. Quand je vois les cicatrices d’aujourd’hui et la mienne il y a une sacrée différence ! Chaperon de ma grande soeurDans mes 10 ans ma grande sœur qui maintenant était une grande fille avait trouvé un copain, l’ennui c’est que mon père n’était pas du tout d’accord avec l’histoire. Pas question de petit copain ! Donc le dimanche, comme elle voulait aller au cinéma, il décida qu’elle irait mais seulement accompagnée. De qui ? De moi ! Dés la première fois avant de m’envoyer chaperonner ma sœur j’ai eu le droit aux ordres. « Si jamais un garçon veut sortir avec ta sœur tu me le diras. Je ne veux pas qu’elle sorte avec un garçon ! Compris ? » « Oui, oui j’ai bien entendu, pas aller avec un garçon » On descend les escaliers et à peine dehors ma sœur me dit : « on va rejoindre ma copine et son fiancé, avec eux il y a un copain, tu ne diras rien à papa ? Je te paierai une glace ! » « Non mais, je suis pas un mouchard! J’ai jamais dit de secrets alors même sans glace je ne dirai pas, mais je veux bien la glace ! » Après le virage en bas de la rue nous rejoignons les copains et la copine qui attendaient. Et en chœur nous sommes allés au cinéma. La femme à l’entrée était la mère d’un de mes copains, je lui dis bonjour. Par la suite elle se mit d’accord avec ma sœur au cas où mon père ferait une descente surprise. Ainsi j’ai vu un tas de film, j’aimais surtout ceux avec des indiens (forcément) ceux avec des romains, j’en ai même vu un ou les femmes étaient torse nu, ce dont je me fichais pas mal, bien plus intéressé par les décors alentours et l’intrigue du film. C’était « Lucrèce Borgia » Ma sœur, en vrai, ne voyait pas grand-chose du film, trop occupée avec son copain. En revenant du ciné je lui racontais le film, si jamais mon père demandait. En revenant j’avais à chaque fois droit à l’interrogatoire. C’est drôle, à part sa copine, le cinéma n’était occupé que par des vieux messieurs ou des vieilles dames. Mais il n’y avait jamais de garçons avec elles, sauf moi ! J’ai jamais compris comment mon père a pu me demander cela, il aurait du savoir que je ne trahissais jamais les secrets Une fois le grand chef, sans doute soupçonneux, arriva en plein milieu d’un film. La dame de l’entrée avec fait le signal convenu, je dis « attention ! Voilà papa ! » Rapidement le copain fit du 4 pattes et alla se placer 2-3 rangs derrière, moi je me suis glissé sur le siège libéré. Ici il faut remarquer que tous les gens de la rangée se sont prêtés au jeu sans rien dire Quand une minute plus tard le père est arrivé à notre hauteur nous étions en train de regarder sagement l’écran. « Vous êtes seul ? Il y un siège vide ! Qui était là ? » « Personne ! » Derrière nous quelqu’un dit « assis ! » Du coup il s’assit sur le siège libre et n’eut plus qu’à regarder la suite du film avec nous. A la sortie il dit bonjour à la copine et son ami, puis nous somme rentrés à la maison. Il n’avait l’air qu’à demi satisfait mais ne pouvait ni dire ni prouver ! Les deux grands faisaient aussi des bêtises, ils avaient pris le vice de cracher sur une vitrine d’un magasin pour savoir celui qui cracherait le plus haut, applaudis par les filles bien sur ! Evidemment la patronne de ce magasin n’était pas enchantée de cette sorte d’exploit et avait fini par repérer les 2 vandales. Donc un beau soir, en passant devant nos deux grands se sont livrés à leur concourt, elle, cachée dans son appartement au premier étage n’a pas perdu une miette du spectacle et surtout bien repéré les deux lascars. Tout content de leur exploit ils sont arrivés au ciné, pris leurs places mais au moment d’entrer ils furent empêchés ! La patronne avec deux seaux et deux serpillières leur barre la route, en attrape un par l’oreille en disant « amusant n’est-ce pas, maintenant viens t’amuser à laver ! ». Elle lui colle les seaux dans les mains, attrape l’autre « toi aussi ». Un peu déconfis ils suivent sans histoire. Sorti du ciné elle les lâche « allez passez devant vous savez où ça se trouve ! » Avec les filles je suis ! Arrivé elle prend un des seaux va le remplir d’eau et revient « Et que ça brille ! » Avec le deuxième seau elle ramène deux balais Les filles sont tordues de rire. La patronne ne bouge pas donne seulement ses ordres « dans le coin en haut c’est pas propre, allez encore ! Et toi essores mieux la serpillière ! » Quand la vitrine est enfin bien propre elle lance « Bon, ça va, vous pouvez retourner au cinéma, mais que je vous y reprenne plus ! Compris ! » Les deux font « oui » de la tête et un peu penaud prennent la direction du ciné. Le grand film est déjà commencé. Ils en riront plus tard mais n’ont jamais recommencé. Si je te disais comment ils ont finis leur carrière, tu ne me croirais pas ! L’un en banque l’autre en politique, bon je suis pas un mouchard, tu en sauras pas plus. La patronne du magasin non plus, n’avait pas pris « la mouche ». Là c’est pareil si tu sais pas, tu peux pas comprendre, alors laisse tomber !
La cuisine de mamieRetour en arrière. Cela devait être aux moments des travaux suite à l’effondrement de la cour. Le temps de refaire le mur et de transformer le couloir en cuisine nous allions tous manger chez elle. Sa cuisine était devenue notre cuisine. Une pièce carrée, au plafond très haut comme les autres pièces, la porte qui s’ouvre à droite, de ce côté une grande fenêtre pour éclairer la pièce, au fond un grand évier en faïence avec le robinet d’eau froide, à coté les réchauds à gaz, de l’autre côté de ce mur un placard mural muni de planches. Dessus reposait la vaisselles, les casseroles, les fait-tout, les couverts, mais aussi les petites réserves habituelles que l’on trouve partout, le petit sac de farine, le sel, la lessive, savon etc.… le bas du placard était réservé au pain sec. Dans un bac qui servait de huche tout le pain non consommé pendant le repas terminait là. Il n’était pas question de le jeter. Le pain c’est sacré ! Quand il y en avait assez, selon l’humeur du moment ma grand-mère triait les tartines entières et s’il y en avait assez elle nous faisait du pain perdu pour souper. Hum ! On aimait bien le pain perdu ! Touiller les œufs dans le lait, ajouter le sucre et la vanille. Déjà on se pourléchait. Quand elle les faisait frire on attendait notre tour pour avoir la tartine. J’y rajoutais une bonne couche de sucre ou de cassonade pour que ça « glisse » mieux. Ca avec un grand bol de chocolat au lait ! Fameux ! Le chocolat noir qu’il faut faire fondre ! Délicieux !! Si le stock était de petits bouts de pain alors elle en faisait un gâteau, bien sucré avec des fruits confits dedans. Miam ! Ça te plombait l’estomac ! Mais bon ! Un seul inconvénient il fallait attendre qu’il soit suffisamment refroidi pour le manger. On l’a mangé plus d’une fois encore un peu chaud ! Quelque fois elle faisait une crème qu’elle versait par-dessus, une crème anglaise. Hum ! Il y avait aussi les petits gâteaux à la noix de coco, cuit dans le four du feu qui servait à chauffer la pièce. Eux n’étaient faits pas avec les récupérations de pain mais avec les crèmes flottants sur le lait. Elles étaient soigneusement gardées dans un bol et quand il était presque plein on préparait le travail : farine, crème, lait je crois plus la noix de coco râpée. Je sais pas pourquoi mais avec mes sœurs on était toujours volontaires pour touiller les ingrédients dans la casserole et pour la lécher aussi ! Mamie faisait aussi des meringues avec les blancs d’oeuf qu’il fallait monter en neige. Comme tu vois on ne se laissait pas mourir de faim, et pourtant comme j’ai déjà dit j’étais toujours sec comme un coucou ! Dans cette cuisine il y avait une grande table ronde mais comme on était une dizaine à manger tous les jours, en fait il y avait pas beaucoup de place. A cette époque il y avait un cousin de mon père qui était venu travailler chez nous. Michel, un grand garçon blond, toujours en train de dire des bêtises. Il jouait avec nous, c’était à savoir de ma sœur Michou ou moi lequel serait grimpé le plus vite sur ses genoux. Il s’occupait de la comptabilité, je crois. Quelque fois après manger, en prenant le café il partait dans des grands discours avec mon père, des trucs où on ne comprenait pas grand-chose, je les écoutais en restant blotti contre lui. Un jour mamie qui ne voyait plus très clair, mais qui refusait de porter des lunettes pour autant, fit la cuisine comme d’habitude ce devait être un bouillon avec des pommes de terre. Jusque là rien de particulier. Comme il ne lui avait pas paru assez salé elle alla chercher le sel dans l’armoire. Elle pris le petit sac et en mit une bonne cuillère en supplément. Normal ! Sauf qu’au bout d’un moment le bouillon se mit à écumer plus que normal. Elle écuma avec soin mais ça revenait assez vite. Elle n’a pas eu à se poser longtemps des questions il était l’heure de manger et toute la famille arrivait pour se mettre à table. Elle en servit la soupe. Mais là horreur la soupe avait vraiment un drôle de goût ! C’était même immangeable ! Cela avait un goût de savon ! Pauvre grand-mère, elle avait oublié qu’elle avait rempli un sachet de lessive en poudre pour faire quelque chose et l’a pris pour le sel, étant presque de la même couleur. Jeter un pot au feu complet, alors ça elle en était malade ! Ma mère est descendue au magasin chercher des pâtes et les a préparées, avec des œufs peut être. Ce n’est qu’après le repas que la mère et la fille se sont disputées un peu « tu pouvais pas faire attention ! Quelle idée de remplir de lessive un petit sachet et le ranger où tu mets habituellement le sel ! Vraiment ! Il faut que je fasse tout ? Pendant une semaine mamie s’est fait souvent moquer d’elle « alors mamie, aujourd’hui c’est sel ou lessive ? » Je ne vais pas dire qu’elle appréciait beaucoup la plaisanterie, je voyais bien à son air fripé qu’elle n’était pas contente Pour une fois je ne me souviens pas que grand chef ait fait un laïus sur l’ordre et le rangement « parce que dans la marine …… » La poterieC’est dans cette période que j’avais trouvé un livre super intéressant dans le grenier de mamie. Il traitait de la poterie, toutes les figures étaient dessinées ainsi que les coupes des vases. Il y avait à chaque page des explications professionnelles. Bien je n’étais capable de tout comprendre, mais cependant assez pour me donner l’idée de faire des vases. Il parlaient beaucoup de l’argile et ça dans la région ce n’est pas ce qui manque. Après avoir cherché j’ai fini par trouver de la glaise. Une bonne terre qui une fois un peu mouillée te colle aux pattes, lesquelles tu essuies généreusement sur le pull que tu portes. Bon, les essais de poterie c’était pas bien fameux. Rien a voir avec les jolies formes décrites dans le livre. Donc je me suis dirigé vers la création de petits sujets, comme ceux que je faisais avec de la pâte à modeler ou du mastic. Quand j’ai eu fini de créer mes chefs d’œuvre, bin tiens ! Qu’est-ce que tu crois ! Ils étaient beaux mes sujets ! Bien sur si t’a pas d’imagination tu les reconnais pas tout de suite, mais ils sont bien fait quand même, non ? Après la création, le séchage et enfin la cuisson. Pour cela il me fallait attendre le jeudi, de préférence un qui ne fait pas beau ou froid pour pouvoir activer un peu le feu et mettre mes objets à cuire dedans. Pour finir, le bouquin n’était pas si bien expliqué que cela car je n’ai jamais réussi à obtenir quelque chose qui ressemble à de la terre cuite, même pas comme les pots a fleurs ! Il y a eu des fois où mamie venait tisonner un peu le feu et je ne retrouvais plus rien, d’autres fois ils partaient en miette. Un fois j’avais fait une assez grosse boule elle est bien restée 3 ou 4 jours dans le feu, mais sans plus de succès. On m’a expliqué qu’il fallait mettre un peu de sable pour que mes sujets ne craquent pas, j’ai bien essayé mais ça n’a pas mieux marché. Après on m’a dit que l’argile que j’employais n’était pas la bonne, qu’il y en avait une spéciale pour cela. Faute d’en trouver j’ai abandonné et me disant que si jamais, plus tard j’en trouvais … Bijoux d’étainAbandon, d’autant que j’avais trouvé un autre truc. J’avais entendu qu’il y avait des bouteilles de vin qui avaient des capsules en étain, et de l’étain ça fond facilement, ça je savais. Un homme qui était venu mettre des gouttières m’avait fait voir et en plus ça brille comme de l’argent. Donc quand dans les cageots je ne jouais pas à faire la chasse aux moineaux j’inspectais toutes les bouteilles pour récupérer les capsules d’étain. Avec un peu d’habitude cela se repère assez vite. Une fois que j’en avais de quoi remplir une petite casserole je préparais les moules. Dans une boite que je remplissais de sable humide je dessinais ce que je désirais obtenir, enfin, j’essayais d’obtenir ce que j’avais imaginé, oui parce que ce n’était pas toujours évident. Il faut faire à l’envers de ce que tu veux. C’est pas pratique ! Une fois faits, les moules en place sur le rebord de la fenêtre grande ouverte, allumer le gaz et faire fondre les capsules. Ça c’est pas dur sauf que sur les capsules il y a de la peinture et quand tu chauffes elle brûle. Qu’elle brûle c’est pas gênant mais ça pue et là commencent les problèmes ! Ça te dénonce tout de suite ! Et même après ! Même la fenêtre ouverte ! C’est pas cela qui m’empêchait de le faire quand même. Une fois l’étain fondu il suffit de le verser dans le moule. Y a ka ! Oui, mais c’est pas évident d’obtenir ce que tu désirais. Il y a toujours des défauts ! Le seul avantage avec l’étain c’est que tu peux recommencer 10 fois, enfin si personne ne t’en empêche ! « Qu’est-ce que tu refais, veux tu arrêter cela tout de suite ! » « Mais qu’est que ça pue ! veux tu mettre ça dehors », « tu vas te brûler ! Laisse ça tranquille », « tu vas encore user la bouteille de gaz à faire tes bêtises » Pas facile la vie d’artiste,….. Apprenti artiste ! J’ai quand même réussi à faire quelques médailles, un peu grosse à mon goût, une qui représentait le soleil, comme le dieu du soleil inca. Elle me plaisait celle la, je ne sais pas ce qu’elle est devenue La chasse aux moineauxMoi, grand chef indien, il fallait bien que j’aille à la chasse. En ville, même petite, c’est pas évident tout de même. Dans les glacis j’ai jamais vu lapin qui puisse donner quelques idées. Dans la cour il y avait bien quelques poules et un coq, mais là il valait mieux ne pas y penser ! Le seul gibier de passage restait les moineaux, d’autant qu’ils étaient nombreux à venir picorer dans la cour. Muni de mon arc et de mes flèches pointées j’arrivais sans bruit pour essayer de les surprendre. A peine je commençais à bander l’arc qu’ils se sauvaient tous. Les deux trois premières flèches envoyées plus un ne restait à portée. Tous me surveillaient sur le haut les murs alentours, et là pas question de tirer. Par la suite je me suis rendu compte que dès que j’arrivais les guetteurs restés sur les murs criaient un coup, et tous s’envolaient avant même que je sois au bon endroit. Je me suis rendu compte aussi que si je n’avait rien dans les mains ils continuaient tranquillement à manger, les guetteurs ne poussant pas de cris d’alarme. C’est peut être pas gros un moineau mais c’est pas idiot. J’ai bien essayé de les tirer du haut du balcon, mais mon arc n’était pas un arc de compétition, et moi non plus d’ailleurs ! Comment ne pas revenir bredouille ? Je fini par avoir une idée. Avec les cageots de bouteille je pouvais me faire un abri et me cacher derrière. En mettant un peu de grain au bon endroit ça pouvait marcher. Déplacer les cageots c’était déjà un gros travail, mais après il a fallu que je trouve le bon endroit pour pouvoir décocher les flèches entre les bouteilles vides. Une fois tous ces préambules terminés j’ai bien du me rendre compte qu’ils ne descendaient pas quand j’étais derrière mon abri. Ca ne marchait pas. Ils me surveillaient bien. Je me suis aperçu que disons toutes les 5 minutes quelques uns volaient d’un mur à l’autre pour voir si j’étais toujours là, c’est ce que je crois. Au final j’ai fait comme une petite cabane en mettant quelque chose par dessus pour qu’ils ne me voient pas. Je commençais par mettre mon arc en place, faisais un tour les mains vide puis allais dans le faux garage et j’attendais un moment. Je surveillais les sentinelles au dessus du toit de tôle. Une fois qu’ils s’envolaient de ce mur à celui en face et qu’ils avaient dépassés ma cabane alors je me faufilais rapidement à l’intérieur. Généralement ça marchait et quelques minutes après tous fondaient vers les appâts. J’ai tiré des dizaines de flèches mais jamais je n’en ai eu un ! Ce qui est bizarre c’est que les flèches qui leur passaient pas bien loin ne les effrayaient pas. Ils sautaient sur le côté puis rapidement c’est comme si elle n’avait jamais passé là ! Résultat de chasse pas terrible ! Moineaux tués Zéro. Comment savoir si c’est aussi bon qu’on le dit, cuit dans une grosse pomme de terre. Quelqu’un a du me dire « tu n’as qu’à faire un piège » « Bonne idée !» Faire un cadre avec des bouts de relle ça ça va ! Mais pour le filet ? Je ne sais plus ce que j’avais trouvé mais je me souviens très bien que si le piège était trop bas ils ne passaient pas en dessous et, si je l’ouvrais beaucoup plus le temps qu’il tombe tous étaient sauvés. Je l’ai lesté mais c’était pas terrible non plus. Les moineaux avaient compris eux aussi que quand la corde se tendait il y avait danger, ce d’autant plus grand, quand j’étais sur le balcon. A force de patience je fini quand même par en prendre 3 – 4. Une fois leur avoir tordu le cou, il a fallu les plumer. Les grandes plumes c’est facile mais les petites ! En plus quand tu tires dessus la peau vient avec ! Bon, ils ont fini sans pyjama ! Les vider, il suffit de faire comme les poulets oui mais en modèle réduit ! Retirer l’amer pas évident même avec mes petits doigts. Les grosses pommes de terre coupées et un peu évidées pour mettre les piafs, un petit bout de beurre par-dessus, bien qu’ils étaient bien gras, pas gros mais bien gras ! Allez hop ! Au four ! Ça n’en finissait pas ! Qu’est-ce qu’elles ont été longues à cuire ces patates !! Enfin ! C’était bien ! Je me suis installé pour goûter à mon « gibier » Bon, à part les cuisses et un peu le blanc dans un moineau il n’y a vraiment pas grand-chose à manger ! Et en plus c’est plein d’os ! Même quand il y en a 4 ça fait pas lourd, puis le goût « y a pas à crier venez voir ! » Un peu beaucoup déçu de la chasse ! Les moineaux ça ne vaut pas le coup ! 19 marzo Mérida BY Night (mexique)2006 10 8 dimanche Boite de nuit Un de mes voisins, un jeune d’environ 35 ans est venu me chercher le soir pour aller boire un verre. Comme je sais que cela veut dire jusqu'à être saoul, je ne suis pas chaud pour y aller. Un coup en passant j’ai rien contre mais que ce soit une habitude je suis pas d’accord. De plus si c’est comme les deux dernières fois où j’ai tout payé encore moins d’accord, là c’est une question de principe, c’est pas le prix de quelques bouteilles en plus qui me gêne mais le profit abusif que certains pensent pouvoir tirer de la bonne volonté des autres, ça j’apprécie pas !! Je veux bien faire le pigeon mais j’ai horreur de me faire plumer, enfin plus que la normale. Donc mon voisin était assez déçu que je refuse son offre. Il a discuté un moment puis m’a parlé des bars spectacles dont un proche d’ici. Avec l’éventualité de voir de jolies filles danser. Bon après tout pourquoi pas ! Je suis curieux de voir Mérida ByNight Mon amie semble m’oublier cela me changera ! Bref ! Puisque c’est tout près et que cela me changera les idées, allons- y (je sais bien que je paierai tout, mon voisin n’a pas beaucoup d’argent, mais bon !) Donc nous descendons, et il va demander un taxi un peu plus loin ! J’avais cru comprendre que c’était tout près ! En fait, c’est sur le périphérique à 6 ou 7 Km de chez moi ! On s’arrête à un lieu appelé « SAFARI », mon voisin paye le taxi ! Plein de monde à l’entrée, l’entrée est gratuite mais, bien sur, tu dois consommer à l’intérieur. La salle est grande et divisée en 4 parties par la piste de danse formant une croix. Une table est libre près de la piste de droite. Un serveur nous saute dessus pour prendre la commande. Il a de faux air chinois ! Je laisse mon voisin se débrouiller avec en lui laisser supposer que c’est lui qui payera. Il commande donc le minimum soit un seau de glace avec 5 bouteilles de bière dedans. 2 jeunes femmes sont sur la piste et dansent, assez grandes, de bien jolies filles. Elles vont et viennent sur la piste au son de la musique, rien de bien méchant. Un petit arrêt et la musique reprend. Elles dansent de nouveau mais en s’effeuillant petit à petit. Une passe devant nous, les seins nus, et se débarrasse de sa jupe, elle porte encore un string. Une fille bien balancée, probablement sportive car bien musclée. Mon voisin applaudi, se lève et lui crie quelque chose. Elle lui répond d’un grand sourire. Elle va jusqu’au poteau proche, fait quelques exercices de gymnastique tout en enlevant son mimi couvre sexe, se roule par terre et se présente de telle façon que tu ne puisses rien ignorer de son anatomie. Mon voisin exulte !! Tu vois la bande dessinée de « Betty » quand le loup à les yeux qui sortent et la langue qui pend ou se frappe la tête sur la table, c’est à peu près cela ! Cela m’amuse beaucoup de le voir s’exciter comme ça. C’est vrai qu’elle est belle et bien faite ! L’autre danseuse en fait autant à l’autre extrémité de la piste. La danse se termine et les deux filles retournent tranquillement dans la « loge des artistes » Elles ont une belle démarche. Ensuite une autre couple de danseuse prend la relève. Même scénario, et même excitation de mon voisin. Je crois que s’il le pouvait il grimperait sur scène !! ‘Regarde, mais regarde’ comme je reste calme ‘ça ne te fait rien, holà ! Regarde !’ ‘Applaudit !! Regarde là ! Oui !Super ! et il est de nouveau debout. Les filles ont l’air d’aimer ce genre de félicitation et le gracie de grands sourires ce qui le rend encore plus actif ! Troisième passage là elles sont 4. Une jouant le rôle de la maîtresse, tenant une compagne en laisse et les deux autres revêtues de la bure des religieuses. Assez rapidement les vêtements sont au sol et les 4 filles se gouient langoureusement, une portait un coffret dont elle sort des godemichés. Elles « travaillent » donc avec ces instruments. Elles font ce spectacle a peu près au centre de la scène. De où nous sommes, nous ne sommes pas les mieux placés pour ne rien louper, à la grande déception du voisin qui aurait bien aimé voir de plus près ! Je lui dis que même de tout près il n’en verrait qu’un bout (hihi) et que ces filles avaient de la chance d’être payées pour se faire du bien, mais c’est pas cela qui l’intéressait, lui il veut voir ! Une fois ce show terminé d’autre danseuses prennent place, l’une d’elle est chinoise ou japonaise, avec des cheveux jusqu’au milieu du dos. Presque aussi belle que mon amie, presque la même taille, presque la même forme ! Aie ! Aie ! Moi qui était venu là pour l’oublier un moment ! A le coup de poignard ! Mon voisin s’en est aperçu ‘ta copine chinoise est comme elle ?’ je lui ai juste répondu « non, encore plus belle » Encore un autre couple de danseuse, dont l’une s’étant frottée le ventre m’a caressé le visage, là je crois mon voisin était sur le point d’exploser ! Les bières étant bues il fallait en reprendre d’autres si on voulait rester, cela m’intéressait guère, j’avais bu assez. Il appela le serveur discuta avec me demanda plusieurs fois si je voulais aller avec une fille, la chinoise par exemple (et comme par hasard) que cela coûtait 200 pesos Au final le serveur apporta 2 bières j’en bu une moitié le voisin le reste. Je pense qu’il aurait voulu que j’aille avec une fille pour lui aussi en profiter ! Je paie les boissons puis nous sortons. Prenons un taxi pour revenir (il coûte le double qu’à aller). En route mon voisin raconte sa soirée au chauffeur et que l’une des filles m’a caressée le visage ! Tu parles d’un événement ! Voilà une soirée by night à Mérida. Le spectacle des danseuses est pas mal
18 marzo souvenir d'enfance 18Les concours de châteaux de sableA Berck un de mes grands amusements était aussi de faire des châteaux de sable. Il y avait assez souvent des concours où l’on pouvait gagner quelques lots. Le lot en lui-même n’était pas bien important, le gagner était déjà une bonne satisfaction et être dans les premiers alors là c’était super. Pas un peu fier le morpion quand il était dans les 5 premiers. Pour cela il fallait s’entraîner un peu et regarder ce que les autres faisaient aussi, pas pour copier juste éventuellement piquer une idée ou deux par ci par là. Alors une fois que le futur château est dans ta tête il suffit de faire un grand tas de sable en le façonnant pour approcher de ce que tu penses. Ensuite cette grosse motte de sable humide doit être taillée, détaillée pour faire apparaître les tours, les chemins de ronde, les créneaux et tous les enjolivements désirés. Il ne fallait pas oublier quelques portes ou pont-levis. Je n’y apportais pas mes soldats de plomb, le risque de les perdre dans le sable était trop grand. On avait le droit de les décorer avec des coquillages et parfois avec des poudres de couleurs comme celles que l’on utilisait pour les boules que l’on vendait. Un concours comme cela nous occupait une bonne partie de l’après midi. Les amygdalesCela me revient soudain, vers 6 -7 ans j’avais souvent mal à la gorge, le docteur dit qu’il fallait m’enlever les amygdales. A cette époque on était assez expéditif pour ces deux boules traînant au fond de la gorge et jugées pas très utiles. Ca vous dérange ? Pas de problème on enlève ! Après vous serez tranquille (à vie). Aujourd’hui c’est autre chose, au titre des économies de la sécu et de je ne sais quelles qualités soudain réapparues c’est pas facile de les faire enlever. Bref, mes parents ont pris rendez vous avec un oto-rhino-laryngiste ou plus simplement ORL. C’est à Boulogne à 45 km de Montreuil, pas loin tu penses. Oui mais on est dans les années 48 – 49 même 50 si tu veux, la route est bonne mais rien à voir avec celle d’aujourd’hui, la voiture non plus ! Donc le jour de l’opération, vers 8heures du matin, on met le jerrican d’essence à l’arrière, pour lui tenir compagnie on lui en ajoute un autre d’eau. Oui cette voiture consommait pas mal des deux. Un petit coup dans le réservoir et un autre dans le radiateur. Vérification de la boite de rustine, le tube de colle, la petite râpe est bien là, ça marche. Les deux outils pour ouvrir le pneu, présent ! Le gonfleur ? Aussi ! La roue de secours ? Présent ! Le croisillon ? A sa place ! Bien ! Un petit café et c’est parti. Quelques tours de manivelle et le moteur ronfle comme il faut. Elle démarrait bien celle la. Il y en avait certaines dont la mise en route était plus sportive. Tu trouves que ça fait beaucoup ? Ah bien non, parce que si tu tombais un jour sur « pas de chance » outre les nids de poule pouvant décorer la route tu pouvais te prendre plusieurs clous sur un tel trajet. Il faut repenser qu’à cette époque beaucoup de chevaux travaillaient dans les champs. Qui dit chevaux dit fer à cheval (et toujours 4 par bestiole) et je ne sais combien de clous pour le faire tenir. Un canasson qui perdait un fer avait forcement perdu les clous avant ! Et comme ils tiraient les remorques agricoles sur la route, avec « pas de chance » tu pouvais en récolter quelques un, genre de récolte que tu aurais aimé te passer. Le premier tu peux changer avec la roue de secours mais au suivant il n’y a plus qu’à démonter et poser une (ou deux) rustine ! Mon père était rodé il devait bien en réparer un par semaine, une voiture + un camion = 8 roues pour récolter. C’était par vague parfois il se passait un mois sans problème puis plusieurs crevaisons en quelques jours. Il faut dire aussi que les pneumatiques n’étaient pas toujours de super qualité bien que cela s’améliorait Bon nous voilà partis. Le trajet m’avait paru un peu long, un peu plus d’une heure probablement et en plus à part Samer entre les deux il n’y a rien ou presque. Quelques maisons à un carrefour paumé dans les champs, plus loin les restants d’un vieux moulin ayant perdu son chapeau et ses ailes, plus une bicoque en pierre à demie effondrée. Il y avait 2 endroits où il ne fallait pas rouler vite : une descente de colline dite « le catouillage » avec « une épingle à cheveux » en bas et en face tu remontais ce que tu avais dévalé, puis, peu avant Samer, la côte de Tingry. Celle là dans le sens Samer- Montreuil, en vélo tu sorts ta langue ! Même aujourd’hui ! Arrivé à Boulogne pour aller vers les remparts (ex-romains) tu te repayes une bonne côte, celle de la porte Gayole. L’oto-rhino était dans ce coin là. Une grande pièce aux meubles vieillots en salle d’attente et sur la droite une porte vitrée couverte de papier jauni pour t’empêcher de voir dedans. Le Docteur arrive, parle avec mon père, puis me fait ouvrir la bouche, regarde dedans. « Bien, entre et va t’asseoir sur la chaise haute » La chaise qu’il me désigne ressemble à une chaise pour bébé. Je fais la moue et le regarde d’un drôle d’air. « Je suis plus un bébé ! » Il rit, je ne sais plus ce qu’il me dit, j’y prend place en faisant un peu le clown le temps qu’il a le dos tourné à faire quelque chose. Il revient vers moi avec un ballon gonflé, mais un ballon tout blanc ! Ça m’intrigue beaucoup, les ballons de couleur oui, mais des blancs comme cela ! Il explique qu’il faut que je joue à gonfler le ballon et à avaler l’air quand je reprends mon souffle. Si il n’y que cela pour lui faire plaisir, ça marche, j’y vais de bon cœur ! Trou noir, plus son, plus d’image ! Je me réveille dans le canapé de l’entrée, la tête un peu vaseuse, avec un truc qui me gratte dans la gorge. Je tousse et le docteur rapplique tout de suite voir si tout va bien. Il me fait cracher dans un mouchoir. Il y a un peu de sang, rien de grave. Plus tard je saurai que ce goût désagréable et cet état vaseux je le dois au chloroforme avec lequel j’ai été endormi. Mais j’ai pas vu clair et rien senti. Mon père m’explique que c’est fini, j’ai été opéré et dès que je ferai assez surface on repartira. Avant de sortir il me remmaillote comme il faut dans mon manteau, avec un cache-nez en prime pour ne pas prendre froid à ma gorge. Du voyage de retour je ne verrai pas grand-chose ! Et on n’a même pas crevé ! Pas plus à aller qu’au retour ! A vrai dire ce n’est que plus tard que je comprendrai cette histoire d’amygdale. Y a des fois où je ne suis pas rapide ! Et le coup du ballon il m’aura pas deux fois ! Ma grande sœurAvec ma grande sœur j’ai beaucoup de souvenirs, j’étais toujours grimpé sur elle, mais je ne sais pas pourquoi ils ne veulent pas sortir. Je vois encore son sourire, me dire « arrête, t’es fatigant », sa chambre tapissée de bleu, avant l’histoire du trou. Puis après c’est le vide jusqu'à mes 12 - 13 ans je suppose que ce sont les années où elle est allée à l’école à Arras. Elle voulait être instit. Quand il faisait beau, pendant les vacances scolaires sans doute, on allait souvent dans les glacis en bas de la Poterne. Dans les buissons qui poussaient aux pieds des murailles on fabriquait des cabanes. Un coin rien qu’à nous, avec les copains, copines bien sur ! A côté de la première construction Vauban des arbustes avaient poussé en cercle, un assez grand rond, qui en plus était recouvert de ronce. Tout pour plaire, en se frayant un petit passage on se faufilait à l’intérieur. Là on était « chez nous » Le soir quand on quittait ce terrain de jeu on prenait bien soin de refermer « la porte » en replaçant les ronces pour en interdire l’entrée. Ma sœur et ses petits copains un jour ont décidé de paver cette cabane. Pour ce faire nous allions chercher des briques d’un mur effondré dans la citadelle. De la cabane il fallait aller au « pont à rasoir », là dans le refond, il y avait une grosse porte vermoulue, en bois, fermée avec un cadenas, mais le bas était assez abîmé ! Suffisamment pour que l’on puisse se glisser en dessous et aller prendre de l’autre côté ce qui nous intéressait. Donc tout content, jour après jour nous allions chaparder un lot de vieilles briques pour faire notre pavage. Parfois on faisait même deux voyages. C’était surtout les grandes et les garçons qui les portaient, moi j’étais encore petit. Tout allait bien, jusqu’au jour, alors que nous étions bien occupé à faire nos provisions, un homme, un grand, est arrivé en criant quelque chose. Les grands se sont sauvés comme une volée de moineau en repassant, pressés, sous la porte. Moi avec mes petites jambes je suis arrivé le dernier, y en a un qui traînait pour passer, il s’était coincé tellement il avait peur, les autres ont du le tirer de l’autre côté ! Je n’étais pas rassuré, l’homme me semblait grandir de plus en plus. Enfin le passage fut libre et je pus m’échapper moi aussi !ah la frousse ! Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours eu l’impression que cet homme avec sa grosse voix en fait était mort de rire ! Maintenant si tu passes par là, ne cherches pas la cabane, les arbustes ont été coupés dans une opération de nettoyage, ne cherches pas la porte non plus. Elle a été murée et il est bien difficile aujourd’hui d’en retrouver l’emplacement, même moi ! Les souvenirs avec ma grande sœur après reviendront surtout quand j’allais avec elle au cinéma en qualité de chaperon. On verra cela plus tard ! ma petite soeur
Ma petite sœur Babet je l’adorais aussi, mais quel « crin » ! Elle dormait dans la chambre de mes parents, dans son lit, le bleu, celui qui nous a servit à tous. Pour la coucher c’était un vrai cirque ! D’abord il fallait l’endormir dans les bras en chantonnant « c’est une chanson douce que me chantait ma maman … » cette chanson là et pas une autre ! Et quand arrive le loup « houhouhou » il fallait le faire tout doucement sinon elle partait à rire et pour le dodo c’était loupé, ou il fallait recommencer la romance. Dans le cas contraire c’était l’ouverture des sirènes d’alarme. Qu’elle miauleuse ! Qu’est ce qu’elle a pu brailler ! Bon ! elle s’endormait, alors commençait la mise au lit, la déposer en douceur, attendre un moment, toujours en chantonnant, enlever une main, puis l’autre, mais lui tenir la sienne, attendre. Si les sirène ne se mettaient pas en route on avait nos chances. La recouvrir, sans lâcher la main, puis très doucement la quitter. Il ne manquait pas fois où la porte à peine refermée elle se remettait à hurler ! A refaire ! Et ça n’a pas duré qu’un mois ! Et la laisser en se disant elle va s’y faire, pas la peine, elle pleurait 2 heures de long et en plus le soir elle était encore plus « crin ». Elle a du arrêter de brailler vers les 9 ou 10 mois tout en restant « ouigneuse » au moindre petit problème. En consolation ma mère disait « elle aura de bonnes bronches ! » Plus tard, vers ses 4ans, un jour où elle avait été particulièrement odieuse, j’étais seul avec elle, j’ai fini par l’attraper et je l’ai collé dans un placard de la salle à manger. Un placard mural. Bien sur elle a hurlé, tapé des pieds dans la porte. Comme elle ne se fatiguait pas beaucoup au bout d’un moment, je me suis dit « je vais aller à l’atelier un moment faire quelque chose, elle finira bien par se calmer ». Je suis donc descendu et j’ai bricolé je ne sais plus quoi. Tellement occupé à ce que je faisais que je l’ai oublié !! N’aie pas peur elle ne pouvait pas s’y étouffer ces vieux placards n’étaient pas hermétiques ! Oui mais, tout de même oublier ma petite sœur dans le placard ! Quelques heures après, quand j’y ai repensé, je suis vite allé lui ouvrir la porte. Elle ne faisait plus de bruit, sur le coup j’ai eu un peu peur tout de même ! Elle est sortie, toute gentille, s’est jeté dans mes bras, m’a donné plein de bisous. « Tu ne feras plus la vilaine ? » « Non » Et c’est vrai, après elle a été vraiment plus gentille. Mais quand même !!! michou et la classe de nounoursC’est ma deuxième sœur, trois ans de moins que moi. Aux dires de ma mère c’est elle qui m’a appris à parler. Elle, elle avait une bonne tapette, moi je parlais très peu. Je me suis rattrapé ensuite !! Elle parlait bien, trop bien même, il y a des fois elle racontait des choses qu’elle aurait pas du, même les petits secrets ! Ça j’aimais pas beaucoup ! Des grands yeux, un sourire de petite souri, toujours le sourire, polissonne mais en douce. A ses 5ans, au dernier noël avant l’effondrement de la cour, elle a eu une classe de nounours. Elle aimait bien faire la classe à ses poupées, ou transposer sur elles les événements de la journée – ou de la veille- Pour ce faire, avec des chutes de bois, mon père avec fait une quinzaine de petits fauteuils, qui ensuite furent peint en rouge et en bleu. Ayant participé à la peinture je m’en souviens très bien. Les femmes, dans de vieux tissus, en suivant des « patrons » trouvés dans une revue, fabriquaient les oursons. Il y en avait un peu de toutes les couleurs, certains un peu panachés. Une fois les découpes faites, assemblées à la machine à coudre, il ne restait qu’à les bourrer avec du crin, du son, ou des bouts de chiffons. Le plus compliqué a été de découper des rondelles de cartons forts pour faire les articulations. Tout cela dans le « secret » sinon le père Noël aurait beaucoup perdu de son charme. Je ne sais plus comment on se débarrassait de sa présence mais je suppose qu’on l’envoyait de promener avec ma grande sœur. Quand elle a aperçu toute cette ribambelle de nounours elle a ouvert de grand yeux ne sachant par quel côté commencer. Elle a fini par se mettre face à sa classe et leur parler. Dans les jours qui ont suivit tous furent baptisés. Elle a bien joué avec ! Opération de l’appendicite Vers 8 ou 9 ans j’avais mal au ventre et le docteur a décelé que j’ai l’appendicite. Il fallait m’opérer sans trop perdre de temps. Ce n’était pas très grave mais il avait un peu peur d’une infection donc il ne fallait pas tarder non plus. Je me retrouve donc à l’hôpital. C’était encore celui de l’hôtel dieu. De l’entrée, au rez-de-chaussée tu traverses tout le bâtiment, à l’escalier au fond, tu vas au premier étage. Tu va te retrouver sur un palier, à droite une porte marquée ‘bloc opératoire’ et devant toi une grande porte vitrée. A gauche un grand couloir qui va jusque l’escalier près de la porte d’entrée. De chaque côté des chambres On prend la porte en face. C’est l’aile gauche du bâtiment quand tu le regardes en face, dehors. Là aussi un couloir avec des chambres de chaque côte et au fond une grande chambre avec plusieurs lits une vingtaine peut être. Moi, je vais dans une chambre au milieu à gauche du couloir. Deux lits mais je suis seul. Il fait chaud et il y cette drôle d’odeur qu’ont les hôpitaux. On dit que c’est l’éther mais j’ai vu après que c’est le produit qu’ils mettent pour nettoyer par terre. Une bonne sœur nous accueille, elle est gentille et marrante avec son drôle de chapeau. Elle parle avec ma mère, je crois qu’elle la rassure. Son « nin nin » est en bonne main je serais soigné comme un petit coq en pâte. Il faut que je mette en pyjama et au lit. Ma mère range mes affaires. Il fait jour, j’ai un petit peu faim mais il est interdit de manger avant que le docteur le dise ! Arrive une infirmière, tout en blanc avec une petite coiffe sur la tête, mais dans une de ses mains une seringue ! HOLÀ ! HOLÀ ! Pas de blagues ! Ma mère a vu que je m’inquiète elle me dit « n’ai pas peur c’est juste pour savoir si il faut t’opérer ou pas » Bon si c’est pour ça, ça va. Je me laisse faire bien tranquillement. La piqûre finie l’infirmière me dit « en attendant tu peux lire, tu as un livre ? » Oui j’ai une bande dessinée ! Je m’installe bien pour lire ma BD, mais pas du tourner la deuxième page ! Tout doucement je me réveille. Dans un brouillard j’entends ma tante parler avec ma mère. Et tatata taat et atata tatatat et encore atata tatata tat. Elle n’arrête pas ! Elle me saoule ! Je ne comprends pas les phrases, les mots passent trop vite, ou c’est plutôt mon cerveau qui est trop lent. Encore ce goût de chloroforme dans la bouche ! Pas fameux ! Mais si elle pouvait se taire !!! Aux intonations je pense qu’elle est inquiète ou qu’elle parle de son garçon qui s’est suicidé il y a quelques années. Fils unique ! Bonjour les dégâts ! Ma mère répond peu mais le son est compatissant. Comment la faire taire ? J’essaye de tousser, de bouger, je n’y arrive pas. Les yeux entrouverts je vois ou plutôt je devine ma mère me tourne le dos et ma tante regarde le mur. J’essaye de nouveau de tousser mais cela me tire au bas du ventre. OUI, bon ! Je me suis fait rouler encore une fois ! La piqûre pour voir ! Mon œil ! J’essaye de parler. Un son sort enfin de ma bouche. Ma mère se retourne et ma tante s’approche « il a parlé ! Il va bien, il a dit quelque chose, il bouge ses yeux … » «C’est pas vrai elle ne va pas s’arrêter, quelle tapette ! » « ça va mon garçon, tout s’est bien passé, le chirurgien a dit que tout était bien » Des yeux je lui fais OUI « ah il nous entend » d’un seul coup elle dit « bon, je vais rentrer, à demain » elle me fait un bisous sur le front et sort « Ouf ! » Le calme ! Que c’est bon ! Ma mère me souri, tâte mon front, comme je passe la langue sur mes lèvres sèches elle comprend que j’ai soif, elle mouille un mouchoir, m’en frotte les lèvres, puis le visage. Petit à petit je refais surface. J’arrive à reparler. Je lui demande de l’eau j’ai soif ! Il ne faut pas boire ! Elle me remouille, plusieurs fois les lèvres. « Ma tante qu’est-ce qu’elle peut parler !» « Ah ! tu as entendu ? Elle me racontait ses misères » « oui, j’avais compris, mais pas les mots » « allez dors encore un petit peu » et j’ai passé le reste de la journée et de la nuit à dormir et me réveiller avec cette sensation de soif qui te dessèche la bouche. Je crois bien qu’en fin de nuit elle a triché un peu en me donnant à boire, une petite cuillère à la fois ! Le lendemain soir j’ai eu droit à un bol de bouillon, sans rien d’autre, j’avais faim ! Après j’ai eu à manger, mais pas beaucoup ! Le chirurgien m’a fait voir mon appendice (dans un bocal). Il ressemblait à un gros ver de terre. Il m’a aussi raconté qu’il avait eu du mal à le trouver car il était caché par un boyau 10 marzo petit coup d'oeil sur la ChineEn attendant que je fasse un recueil de tous mes souvenirs en Chine, voici un petit aperçu de la Chine pour dissiper des « on dit, on croit ». Je ne dis pas que c’est exactement représentatif de toute la Chine, c’est un si grand pays avec tant de monde ! 1 milliard et demi, j’ai pas croisé tout le monde mais seulement une petite partie. Je me suis promené seul, sans aucun problème, dans le centre de la Chine bien que mon chinois était très rudimentaire (il n’a pas beaucoup évolué, je crois). J’ai fait quelques passages dans le sud à Hong Kong et Macao, un petit tour à Shanghai, resté quelques jours dans la ville balnéaire deYantai, sur la mer Jaune , et un petit séjour dans le Xingjiang (c’est à l’ouest). Je ne suis pas allé au nord (près de la Corée) ni au sud (proche du Vietnam) ni au Tibet. Non pas qu’il y ait eu un interdit, l’occasion ne s’est pas présentée, c’est tout !
J’ai pris le train, l’avion, le bus. Quand je cherchais ma route les gens m’ont toujours aidé avec gentillesse et patience, que ce soit le passant pressé, le policier faisant la circulation, ou un travailleur quelconque. Quand on me demandait de où je venais c’était toujours de la simple curiosité et à la réponse « je suis français (shi faguoren) » souvent il m’était dit « la France ! Ah ! Zidane ! » Ou « la France ! Les femmes sont belles ». Il y a eu plusieurs manifestations Franco- Chinoises durant mon séjour, un passage de Jaques Chirac, une démonstration de l’aviation française et un concert de Jean Michel Jarre en particulier, je ne sais plus quoi sur la Grande Muraille bref tous les chinois que j’ai connus à Pékin (Beijing) se faisaient un plaisir de m’en parler Ils aiment la France même sans vraiment la connaître, car c’est le pays de la Révolution, leur exemple pour la leur. On ne me l’a pas dit une fois mais des dizaines de fois. En presque 3 ans j’ai entendu que 2 fois « retourne chez toi ! » (go home ! et hui jia) une fois en anglais une fois en chinois, et sans doute pensaient-ils s’adresser à un américain, parce qu’ici les blancs sont d’office « américains ». C’est dire que nous (français) sommes nombreux ! Quelques fois on m’a aussi demandé si j’étais russe. Oui la France c’est loin et tout petit !
Que mangent-ils ? Du chat, du chien ou autres choses bizarre ? Eh ! Non ! Ils mangent comme nous du porc, du bœuf, du mouton, de la volaille, des fruits de mer, des poissons. Pour les légumes on est pas très dépaysé il y a presque tous les mêmes en France plus certains qui ne sont pas encore arrivés chez nous. Pour les fruits c’est pareil mais ils ont aussi des variétés que nous n’utilisons pas et qui sont « locales » selon les provinces. Pour ce qui est des chats, chien ou autres il m’a bien été confirmé que cela se faisait, mais toujours, là bas loin, dans le nord pour les chiens, le sud pour les chats, les serpents. Il m’a surtout semblé que cette consommation était très marginale. Je n’ai jamais vu un étal avec cette marchandise. Je n’y ai jamais vu de pigeon et de lapin non plus. A la campagne oui, les gens en élèvent et les mangent Pour le lapin, j’ai été surpris car il n’était pas dépiauté ! Échaudé les poils sont grattés (comme pour les cochons) puis passé à la flamme comme les poulets. Cela donne une sauce un peu collante, gélatineuse. La chose la plus drôle que j’ai vu, dans le centre, c’était des insectes confis, genre larves de cigales, j’ai goûté pour voir, eh bien c’est très bon !! Je passe sur les qualités « médicales » de ce repas. De toute façon si tu demandes à un chinois pourquoi il mange ceci ou cela il te répondra toujours que c’est bon pour la santé. Si tu insistes et veux une réponse plus précise tu auras droit à un grand sourire mais pas plus de précision ou très rarement.
Où est la différence ? Tout est dans le découpage des aliments, là ils ne font rien comme nous ! La viande est coupée en petites lanières, rarement en carré. Les légumes aussi. Ils sont cuits dans une poêle bombée dans un ordre bien précis, cuisine à l’huile. L’usage de l’ail est au moins 5 fois plus grand que chez nous, le vinaigre n’a pas le même goût, on sale ou sucre les plats. L’emploi des piments dépend des personnes et des régions. Un plat excellent : pattes de canards pimentés avec une sauce acide, fameux ! Attention piments plus vinaigre, ça gratte ! Le régal : la tête du poisson ! Et la vessie natatoire (nous on jette) Ne se mange pas le croupion des volailles, les poumons Ce qu’ils mangent beaucoup : les pâtes, le riz, le soja, le pain cuit à la vapeur Les ravioli ou ‘baozi’ : une petite crêpe de la largeur de la paume de main (elles ont de petites mains) dans laquelle on met un hachis de viande ou de légume selon les goûts et ce que l’on a sous la main, on replie en pressant les bords, comme un petit panier. Cela se cuit à la vapeur, beaucoup de choses se cuisent à la vapeur. Ce n’est pas pour rien que la cuisine chinoise est réputée. C’est excellent, diversifié, en abondance. Un repas simple pour 2 personnes comporte au moins 3 et plutôt 4 plats, le riz ne compte pas. Si tout n’est pas mangé le midi cela sera réutilisé le soir, en réarrangeant éventuellement, et même le matin pour le déjeuner. Si c’est au restaurant, à la fin du repas vous pouvez emporter ce que vous n’avez pas consommé, il y a toujours des boites à disposition pour cela. J’ai fais l’horreur de mes voisines chinoises en ne mangeant que du pain pour mon petit déjeuné, avec du café. Pour elles je mangeais très mal ! Heureusement que j’allais au resto le midi ! La boisson la plus habituelle est l’eau, tout simplement, mais chaude, toujours chaude, sinon le thé qui s’éclairci à force de le rallonger. Quand il y des invités, la bière et les sodas. Le vin c’est rare (et relativement cher) vin chinois bien sur, les vins Français sont hors de prix (prix multiplié par 10 à cause du change) Ah ! Oui ! La soupe ! Elle se mange tout au long du repas, il n’y aucun ordre pour goûter aux plats, c’est selon l’instinct du jour et de ce qu’a préparé la cuisinière (les hommes aussi font la cuisine, mais j’aime mieux celles des femmes)
L’habillement Ils, elles s’habillent comme nous, seuls les vieux et les paysans portent encore le « bleu mao » qui dans bien des coins est de couleur noire ! Ils sont moins coquets que les jeunes ou ceux « de la ville ».Aux gares, au metro c’est comme à Paris en multipliant le monde par 2, 3, 4 ou plus selon les jours et les heures de pointe. La foule chinoise c’est pas une image ! C’est une réalité ! Les femmes chinoises comme les françaises choisissent avec soin leur dessous, même si elles ne les montrent pas à tout le monde, elles sont en général très prudes. Aller dans les grands magasins de vêtement avec des chinoises, c’est à la fois amusant et déconcertant. Elles sont capables d’essayer, re-essayer, robes, jupes, vestes et je ne sais quoi encore, discuter fermement du prix, y passer deux ou trois heures et finalement ne rien acheter ! Bonjour les nerfs ! Mais aussi en 5 minutes faire l’achat « coup de cœur » qui se perdra dans une armoire quelques semaines plus tard. Couleurs, dessins, décolleté ou non, plis, volants, taille basse, haute, etc. …. il y a un choix extraordinaire Elle aiment être belle, se maquillent, elles aiment porter des petits bijoux, elles sont vraiment comme nous, enfin comme vous les femmes ! En général elles font attention à leur ligne, mangent bien, sans s’empiffrer. De corpulence elles sont plutôt petites 1,50/55 m, bien proportionnées, paraissent souvent 3 à 5 ans moins que leur age. Il est souvent dit qu’elles n’ont pas de poitrine ce qui est faux. Pour ce que j’ai pu apprécier elles ont de bien jolis seins, en rapport avec leur taille, une fille de 45kg ne peut pas avoir la poitrine d’une de 90 kilo. Beaucoup ont les hanches bien délignées. Les filles (femmes) boulimiques sont très rares. Plus vieilles elles s’empattent un peu mais beaucoup moins que les hommes Ayant été dans quelques « bains turcs » j’ai pu voir qu’une moitiés des hommes présents étaient, comment dire, « léger ». Je me suis dit « pauvres femmes elles ne doivent pas avoir grand-chose à manger, espérons qu’ils sachent bien en jouer ! » Peu de jeune femmes prennent la pilule (ça fait grossir) passé 40 ans il semble que oui. Avec la loi de l’enfant unique le sexe n’est pas en vogue. Elles utilisent les préservatifs ou le compagnon – souvent le mari- doit savoir descendre du train à temps !!! Les étudiants (es) sont sacrément bosseurs ! Une seule faille à mon goût est qu’ils apprennent souvent par cœur, parfois même sans bien comprendre le texte, ou les dessous d’un texte, ce qui introduit parfois des quiproquos ou des incompréhensions Le plus gros problème que j’ai rencontré – dans les deux sens – est que les mêmes suites de mots ne forment pas forcément la même image chez nous ou chez eux. L’imaginaire n’est pas le même ! Pour nous le chinois est difficile pour eux le français est très difficile, autant à parler qu’à écrire j'allais oublier l'argent il se vend de tout dans les petites boutique comme dans les hyper marchés. L'euro vaut 10 yuans, un petit ouvrier gagne entre 100O et 1200 yuans. Avec cela il vit aussi bien (ou aussi mal au choix) qu'un petit ouvrier francais gagnant 1000 ou 1200 euros. Donc si l'on veut comparer les prix il ne faut pas faire le change, et ainsi on n'est pas loin du compte. Seuls les articles importés coûtent trés chers, un livre venant de france 25 euros fait donc 250 yuans donc très cher, ici ils ne dépassent guère les 100 yuans, exemple un gros dico 80 yuans. Un téléphone portatif importé 2900 une production chinoise 300 yuan maxi! Pour l’instant voici rapidement un coup d’oeil sur la Chine et les chinois Si une question te chagrine pose la, je ferai de mon mieux pour y répondre, si je sais 08 marzo quand ça gratte ! (pas sérieux)Ca gratte Je suis à Zhengzhou une ville du sud de la Chine, face à Macao. Je suis là pour faire modifier mon visa pour retourner ensuite à Pékin Zhengzhou est une grande ville, dont je ne verrai pas grand-chose, enfin presque. Pour les chinois c’est une ville ordinaire, mais en sachant qu’ici lorsque l’on commence à parler d’un village cela veut dire qu’il y a au moins 10 000 habitants ce qui fait qu’en France il y a beaucoup de bourgs ou de hameaux qui se prennent pour des villes. Bon c’est un peu méchant car ce n’est pas comparable. Après avoir trouvé un hôtel pour la nuit, repéré mon chemin pour passer la frontière le lendemain je me promène un peu, il est déjà assez tard, la nuit tombe lentement. Je suis une ruelle au bout de laquelle il a bien du mouvement. C’est l’entrée d’un marché couvert. Les « boutiques » grimpées les unes sur les autres vendent de tout. Un premier couloir semble spécialisé dans les champignons séchés, Il y plein d’autres choses que je ne connais pas. Mon guide habituel n’est pas avec moi, elle est restée à Pékin. Quelques rayons plus loin c’est les légumes, la viande, le poisson. Pas la peine de voir, cela se sent. La propreté est assez relative, en plus les marchants jettent par terre tous les issues de leur commerce. Un employé avec un tricycle adapté passe balayer, c’est du vite fait, il ne cherche pas les coins et recoins. La foule des chalands piétine ce qui reste. Mon amie n’aurait sûrement pas appréciée !Elle est assez maniaque sur ce sujet. J’aime assez ces marchés « libres » c’est très pittoresque, la caverne d’Ali Baba. Celui-ci n’est quand même pas très propre ! Je ressors, remonte en partie la ruelle que j’avais descendu, un micro resto est à mi parcourt avec des tables collées contre le mur d’en face. Les inox sont jaunis par l’huile et ne risquent pas d’éblouir, par contre ça sent bon ! Je m’assoie une jeune femme pas trop mal vient prendre la commande. Ses vêtements sont maculés de taches. Je ne peux pas dire qu’elle fait « sale » mais elle est loin d’être « nette ». La table où je suis est en contre bas de la table précédente à laquelle un couple est en train de manger. Un homme faisant assez vieux et une jeune fille habillée du costume des collégiennes. Ils aiment bien les costumes ! Elle peut avoir entre 14 et 18 ans, plutôt ronde, sans trop. C’est difficile de donner un age à une chinoise, elles font très souvent 3 ou 4 ans de moins que leur age réel. Peut importe. La serveuse m’apporte la commande. Le monsieur me tourne le dos. Rien de spécial. Je regarde ce que je peux devant moi. Il n’y a pas grand-chose d’intéressant, à part une bande de jeune chahutant un peu plus loin. Je les entends plus que je ne les vois. Soudain l’homme se lève, se penche vers sa fille (probablement) lui parle puis se dirige vers le marché plus bas. Là, placé comme je suis, je vois très bien sous la table, elle semble avoir de bonnes cuisses sous sa jupe écossaise. Je me dis « plus haut, plus haut !» Elle mange en continuant de chantonner ou réciter quelque chose, la tête dans les nuages. Pour sur elle n’est pas là. Tout en chantant elle commence à se tortiller puis passant une main sous la table entreprend de se gratter du genou jusqu’au haut de la cuisse, relevant inconsciemment la jupette. Tout en haut. D’un vague mouvement de la main elle pense la remettre en place. Elle a vraiment de belles cuisses, d’abord serrées l’une contre l’autre, puis les agitent, les ouvrent largement. Cela me laisse voir qu’elle n’a pas de slip et je suis donc aux premières loges. Elle s’agite de nouveau. Pas de doute ça la démange ! Elle repasse sa main sous la table, se frotte le pubis et glisse son doigt plus bas et commence à frotter, toujours chantonnant la tête dans les nuages. La démangeaison doit être plus profonde car visiblement elle y enfonce les doigts pour se soulager. Un peu après, sans doute satisfaite, elle ressort sa main du dessous de la table, renifle ses doigts tout écartant les cuisses au maximum. Essuie l’un d’eux avec une serviette de papier et continue de manger. Lentement elle se remet en position « normale » la jupe haut placée. Fin du spectacle ! Quelques minutes plus tard l’homme revient avec des sacs plastique à la main, il a bien été faire son tour de marché ! Il attend qu’elle finisse son repas et ils s’en vont. C’était « spectacle surprise » à Zhengzhou ! Pas d’autres commentaires, hihi !!!
Quand ça gratte ça gratte ! Et qui mieux qu’elle savait où ? Pour répondre à une remarque, a ce que j'ai pu voir, les chinoises portent les dessous comme les européennes, les choisissent avec autant de soin et sont en général très prude et très propre, là j'ai du tomber sur un cas !!! (surprenant hihihi) 04 marzo souvenir d'enfance 17Suite à ce camping on m’avait collé le surnom « le crabe ». J’appréciais moitié moitié. L’explication est que dans les promenades j’étais souvent à la traîne tout en marchant de côté, comme le crabe, car j’étais en train de regarder quelque chose qui m’intéressait que moi, ici une fleur, là une grenouille, plus loin autre chose…. Je n’étais pas seulement un petit garçon calme j’étais aussi un petit risque tout tel que de monter au sommet de ce sorbier rien que pour cueillir les baies de cet arbre, non pas qu’elles soient comestibles, du moins je ne le pense pas, mais pour faire de l’encre en écrasant les fruits, une belle encre violette, presque indélébile, qui nous colorait les mains pour plusieurs jours ! J’étais celui qui montait le plus haut y compris les jours de grand vent où il vaut mieux bien s’accrocher aux branches pour se faire secouer ! Je ne vais pas dire que c’était au goût de nos cheftaines qui avaient bien plus la trouille que moi ! La descente des lianesJe dois avouer que pour ce genre de bêtises j’avais quand même pas mal de chance ! Avec d’autres copains dans une partie des remparts couverts de lierre nous jouions à qui descendrait le plus vite. Tu te mettais en bordure de la muraille agrippé aux lierres et au « top » donné par un copain tu descendais au plus vite les 8-10m de dénivellation. Arrivé en bas tu criais pour les prévenir, sans tricher ! Le temps habituel oscillait entre 8 et 12 pour les rapides et plus pour ceux qui avait peur (mais le faisait quand même) D’habitude j’étais plutôt dans les premiers mais il pouvait y avoir contestation, un beau jour, dès le top donné, les lianes auxquelles je m’étais tenues se sont cassées et j’ai fait la chute libre, a peine freinée par les lianes que j’essayais d’attraper au passage et qui cassaient aussi. En 3 ou 4 secondes j’étais en bas le choc ayant été amorti par un épais paquet de feuilles mortes apportées par le vent. Record battu ! Je n’ai rien eu, ni bosse ni contusion, rien ! Personne n’a voulu sauter directement pour battre ce record, mais surtout on a trouvé que, pour finir, c’était un peu dangereux alors il valait mieux chercher quelque chose ailleurs. Les réveils 8-9ansJ’ai dit que dans le grenier de ma grand-mère il y avait plein de trésors, un qui m’a intéressé fut tout une collection de vieux réveils, pendules et carillons qui traînaient dans un meuble prés de la fenêtre. Comme à priori ils faisaient partis de tous les objets classifiés dans la série « pas touche » ils m’ont fortement intéressés. Au début je me contentais de les remonter, cherchant pour cela les clefs qui le permettait, comme cela ne leur redonnait pas vie le jeu fut vite lassant. Je chippais donc quelques exemplaires dans l’idée de les réparer. Une fois dans mon coin de grenier j’ai commencé à enlever les carcasses avec de simple tournevis, rapidement il m’en fallut des tous petits. Je ne sais plus où je les ai trouvé, chez le marchand probablement, mais je me souviens très bien d’en avoir limé certains pour les adapter. Sans doute que le premier fut démonté sans trop de précaution et je me suis retrouvé avec des rouages que j’étais incapable de remettre en place. Faute de les remonter j’en ai fait des toupies. Pour les suivant j’ai commencé par prendre des cartons et je faisais dessus le dessin de ce que je voyais, j’y plaçais les pièces que je détachais en prenant soin de faire un trou avec un clou pour les mettre en place, de même pour les vis pour pas les perdre. En quelques plaquettes je réussi à les démonter entièrement et, surtout, réussi à les remonter ! Ce qui me posait le plus de problème fut les ressorts. Ou ils étaient très fins et difficiles à manier pour ne pas les tordre ou comme de gros rubans bien difficile à remettre en place. Néanmoins à force de démontage et remontage j’ai réussi à en faire remarcher quelques un, pas forcément longtemps. Bon, il faut pas rêver avec le temps ils ont tous finis en pièces détachées, surtout quand je me suis mis dans l’idée d’en tirer d’autres partis, en jouant avec les grosses roues dentées et qu’a force de les manipuler plus d’un ressort spiral avait rendu l’âme. Ma grand-mère a bien râlé quand elle s’est aperçue que je le démontais ses souvenirs, car au final, ils n’étaient plus que cela, mais comme d’autre part quand je jouais à l’horloger j’étais sage et ne faisait pas de bêtise, sans compter que cela me prenait des heures, entre deux maux elle prit le moindre. De plus comme dit plus haut quand je ne faisais pas le réparateur, dans ce coin, je lisais ou classais mes cartes postales MécanoC’est à cette époque, à noël, qu’il m’a été fait le plus beau cadeau, le jouet le plus sensas que j’ai pu connaître. Une boite pleine de petites lamelles de fer trouées, de couleur jaune, des petites tôles métalliques bleues, elles aussi percées de trous réguliers, des tiges d’acier, des roues, et tout un lot de vis, écrou et clips le tout accompagné d’un livret expliquant comment à partir du contenu de cette boite il était possible de construire une voiture, une grue et autres suggestions, avec bien entendu les possibilités supérieures qu’offrent les boites suivantes. J’ai cherché à en retrouver pour en faire cadeau à mes petits fils mais je n’en ai pas trouvé. Ce jeu était un « mécano ». La seconde année mes notes scolaires n’ayant pas été terribles j’ai du attendre fin janvier pour avoir la nouvelle boite. Je suis pas bien sur que mes notes s’étaient redressées en si peu de temps mais je l’ai eu quand même. Cela me permettait de construire des tas de truc selon ma créativité du moment. Ayant eu quelques sous, chez le magasin de jouets habituel, celui de la rue d’hérambaut un peu après la boucherie chevaline, je suis allé acheter un moteur. Celui-ci n’était pas de la marque « mécano » mais « trix » Son support n’était pas à la même norme, mais avec quelques coup de limes ils se sont mis d’accord. Dans les compositions entraient parfois les roues dentées des réveils. Ce moteur marchait avec une pile plate. Le livret qui l’accompagnait expliquait comment l’aimant en fer à cheval « faisait » tourner le rotor dans un sens ou dans l’autre selon la façon dont on plaçait la pile. Ayant récupéré un autre aimant en fer à cheval, celui que mon père se servait pour ramasser ses clous, je me mis en tête de fabriquer un autre moteur. Après pas mal d’essais, un gros clou servant d’axe, un gros bouchon comme corps du rotor et des bobinages fait avec le fil d’un vieux transformateur j’ai fini par en faire un. Il n’a jamais entraîné grand-chose mais il tournait a peu près bien. J’avais eu beaucoup de mal à résoudre le problème des balais, avec ce que j’avais sous la main. Recharge de pile
Les piles plates c’est bien mais elles ont quand même l’inconvénient de s’user rapidement alors une fois j’en eu une idée « géniale ». Si je la rechargeai à partir de la prise électrique de ma chambre ? c’est pas une bonne idée ça ? Quand la bonne passe l’aspirateur elle le branche bien là et le moteur tourne ! Non ? Donc avec quelques difficultés, mais j’y suis arrivé quand même, j’ai introduit les deux pattes de la pile dans la prise. Il y a eu un de ces « clash » ! Waou ! J’ai fait un de ces bonds ! Une patte avait fondue ou presque, la pile était bouillante ! Revenu de mes émotions il a fallut que je me rende compte aussi qu’il n’y avait plus de courant dans la chambre, ni dans toute cette partie de l’appartement. Bon ! Pas de doute j’avais refait une bêtise ! La prise en céramique ne portait pas de trace de mon exploit, alors je pris la pile toujours chaude et sans faire trop de bruit j’ai ouvert la fenêtre, passé par le toit et suis allé voir dans mon domaine extérieur si j’y étais. J’ai du y jouer un bon moment puis je suis revenu, saint innocent, en prenant l’escalier, le trajet normal de tout le monde. En haut perché sur un grand escabeau mon père une pile de poche dans les dents s’affairait à changer les fusibles, tout en pestant contre cette maison aux plafonds si hauts. Ma mère ou ma grand-mère tenait l’escabeau en se demandant ce qui avait bien pu provoquer cette panne, la bonne aussi était incapable de répondre à la question. Moi, petit saint, j’ai donc demandé « qu’est-ce qui a ? » « Il y a eu un court circuit, papa est en train de changer les plombs » « ah ! Bon ! C’est quoi les plombs ? » Les plombs remis en place la lumière revint, normal, et une fois descendu de son perchoir mon père me fit voir des fils enroulés autour d’un carton en disant « les plombs c’est ça. ». J’ouvrai grand les yeux et dis « il y en a des gros et des petits c’est pareil ? » alors m’a raconté une histoire de watt et d’ampère que j’ai pas bien compris sauf que si tu veux beaucoup de courant il faut mettre les gros, mais comme l’installation électrique est vieille il faut mettre les moyens pour ne pas risquer les courts-circuits qui mettraient le feu, l’inconvénient c’est qu’ils fondent plus vite. « Ah bon ! C’est pour cela que tu les as changés ? » Ma mère nous a crié « a table ! » j’ai pas poursuivi Conclusion les piles électriques ne font pas bon ménage avec les prises, à ne pas refaire ! Je l’avais échappé belle, tout de même ! La bibleEn beaucoup moins turbulent, sur le cosi du lit de ma mère j’ai trouvé une bible. Pas très grand mais très gros, avec des pages très fines, écrit en petit, la bible c’est ça. Dedans il y est raconté des tas histoires, avec des rois qui se font la guerre, qui se battent, mentent, prennent la femme de leur voisin, promène dans le désert une boite qu’ils appellent l’arche, elle doit être magique ! Et plein de trucs à dormir debout, mais c’est bien raconté. Tellement bien que je lu le livre en totalité, il m’a fallu pas mal de temps pour arriver au bout mais ça c’était pas un problème. Qu’est ce qu’il y a comme personnages dans ce livre ! Et beaucoup ont des noms bizarres. Il doit pas y avoir grand-chose de vrai dedans, tu te rends compte a un endroit ils disent que certains avaient vendus leur frère comme esclave aux égyptiens ! Tu vendrais ton frère toi ? Il y a des passages où ils ont une drôle façon de voir les choses surtout quand ils parlent des femmes parfois ils leur donnent plein de qualités et à d’autres endroits ils voudraient les faire dormir avec les cochons, le pire c’est quand ils leur jettent des pierres, surtout que je n’ai pas compris ce qu’elles avaient fait de mal ! Jeter des pierres sur les femmes ! Mon père comme mon oncle m’ont toujours dis « quand on est chevalier on ne frappe jamais une fille, jamais ! Ou alors on n’est qu’un sale petit vilain » Moi je suis seigneur ! Ou grand chef ! Je ne serais jamais un vilain ! Et c’est pas parce que je suis timide que cela changera ! Jamais je ne frapperai une femme ! hug ! (et je ne l’ai jamais fait)
Quand plus tard je suis allé à l’école des curés j’ai relu, réappris la bible, cela n’avait rien à voir avec ma première lecture. Quand, par la suite, j’ai revu encore certains passages, plus tard comme adulte, ce fut encore une autre vue de l’histoire. Aucun doute ma première impression était la bonne: un beau livre d’histoires (avec un petit « h ») Qu’il soit utilisé comme source de code moral en se servant d’une partie de ses textes, ça c’est une autre histoire. Ma relation avec la religion ne va pas s’améliorer avec le temps mais ça on verra peut être pourquoi plus tard. les points de suturesCe devait être un soir d’automne je jouais à courir sur la place face l’hôpital. Il y a là un tout petit square encadrant un monument. Il est entouré d’un petit muret en ciment et un banc sur le trottoir permet aux personnes âgées de prendre un peu de repos. Jusque là rien de bien extraordinaire, sauf que la nuit tombée le banc avait disparu dans la pénombre. Dans le jeu j’avais oublié sa présence et en courant je me suis butté dessus. Comme je l’ai pris de face je me suis payé un beau vol plané en passant par-dessus avec atterrissage sur la banquette de ciment. Quand les étoiles se sont dissipées j’ai pu m’apercevoir que je saignais au menton mais cela ne faisait pas mal. Je suis rentré chez moi en vitesse pour voir la chose d’un peu plus près. Ma mère quand elle a vu les dégâts s’est écriée « il faut aller au docteur tout de suite ! » Elle a téléphoné et quand nous sommes arrivés chez lui le docteur nous attendait. Il a regardé et a rassuré ma mère « c’est pas grave, je vais le nettoyer lui faire deux ou trois points de suture et tout ira bien, n’ayez pas peur » Comme il l’avait dit il sorti sa boite de gaze stérilisée versa dessus un liquide, jaune je crois, nettoya la plaie en me demandant si cela me faisait mal. Je ne sentais absolument rien. « Bien si tu ne sens rien cela va simplifier les choses » D’une boite en fer blanc il sorti une aiguille courbe passa dans le chas un fil noirâtre et une paire de ciseaux avec des crans. Une fois prêt il me retâta le menton en me redemandant si j’avais mal ? Je sentais toujours rien. Alors il enfonça l’aiguille dans la peau d’un côté de la plaie puis en fit de même pour l’autre côté. Je sentais bien l’aiguille mais sans plus. Il serra et fit un nœud, comme cela ne me faisait pas mal il fit rapidement deux autres points. Les fils coupés me faisaient une toute petite barbiche, qu’il cacha avec un pansement. Au cas où la douleur se réveillerait plus tard il donna quelque chose à ma mère au cas où. Ce fut inutile 15 jours plus tard je suis retourné chez le docteur enlever les fils. Rien de plus simple, il coupe le fil avec un petit ciseau et d’un coup sec tire sur le bout. Cela ne fait pas mal. Les fils enlevés il me dit de faire attention à ne plus tomber puis je m’en vais. Deux jours après, aux louveteaux, on trouve un passage « secret » dans le bâtiment où nous jouons habituellement. Avec quelques copains je pars en exploration, un muret nous barre la route nous le grimpons, je glisse et atterri de nouveau sur le menton ! Je retourne chez le docteur me faire recoudre ! Quelques progrès, deux fils seulement ! En plaisantant il me dit « la prochaine fois il faudra choisir un autre endroit car c’est difficile de refaire des points sur une cicatrice » je lui réponds « oui » avec un grand sourire Le temps écoulé je vais enlever les fils, rien de méchant, comme la dernière fois. Dans la semaine qui a suivit je redressais un fer sur une enclume pour en faire une épée. Une fois mis à ma mode je le limerai pour obtenir le tranchant. Oui je sais on fait pas comme cela en vrai, mais il n’y a pas de forge à la maison, mon père est bon menuisier, pas ferronnier, alors je fais avec ce que j’ai, et la lime je l’ai ! Je tape et retape, jusqu’au moment où, je ne sais pourquoi mon pouce s’est trouvé entre le marteau et l’enclume ! Aie !aie !aie ! J’ai dansé ! J’avais beau me le tenir dans la main ça faisait sacrément mal. J’ai eu le pouce endolori un bon moment ! Quelque jours après à la base de l’ongle s’est mis à pousser une boule. Outre qu’elle n’avait rien à faire là c’était très sensible. Retour chez le toubib Là c’était plus sérieux que les fois précédentes ! Il commença par me faire des piqûres tout autour du pouce, pour l’endormir. J’étais pas trop rassuré, et encore là je le voyais faire. La peau du pouce gonflée par le liquide me tirait un peu. Peu à peu il devint insensible, alors à l’aide d’un instrument aux pointes portées au rouge il commença à brûler cette excroissance. Il m’expliqua qu’il faudra revenir plusieurs fois, qu’il devait faire attention à ne pas brûler la naissance de l’ongle, si au moins il peut la préserver. Dans sa salle de soin cela sentait le poulet grillé, un peu trop brûlé même ! Au bout de plusieurs séances la boule s’arrêta de croître. Le docteur me dit que j’avais de la chance, la racine de mon ongle était sauve. Il me donna un crayon d’argent pour le frotter tous les jours sur le défaut en m’expliquant les précautions à prendre avec cet objet dangereux. Il m’expliqua aussi qu’un nouvel ongle allait pousser et qu’il chasserait l’actuel, donc faire attention de ne pas m’accrocher avec et, bien sur, si quelque chose n’était pas « normal » de venir tout de suite le voir, même sans ma mère. J’ai pas eu besoin, quand l’excroissance à disparue, j’ai arrêté de me frotter le pouce avec le crayon d’argent et je l’ai bien protégé dans son tube que j’ai rangé tout en haut d’une armoire en expliquant à ma petite sœur qu’il ne fallait surtout pas y toucher car « ça brûle ». Pour l’ongle tout s’est déroulé comme me l’avait dit le docteur, un sparadra l’empêchait de faire accrocher. Tout est revenu dans l’ordre ! Ah! j'oubliais comme je suis gaucher c'est le pouce droit qui a pris. |
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