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30 julio céramique à pate orange fine (suite)CONSIDÉRATIONS FINALES.
D'abord, l'élaboration des formes des récipients de pâte fine se base l'habilité et l'expérience de l'artisan, tant que l'emploi de mesures établies permet d'acquérir un contrôle dans l'uniformité des dimensions des récipients pendant la répétition des événements de manufacture, même si ceux-ci ont été effectués par différents des artisans. Généralement, les récipients préhispaniques de pâte fine avec le fini de surface lissée et de même couleur que la pâte, ne montrent pas de marques doigts ou imperfections de surface qui démontrent qu'ils ont été élaborés avec la technique du modelage, emplaqué ou enroulé à main. (Figure 9). Même si les récipients sont trouvés intensément usés par le lissage, les irrégularités de la surface seraient difficiles à dissimuler. Contrairement à ce qui précède, ce qui semble évident dans la pâte fine sont les marques presque invisibles, horizontales et régulières, situées tant dans la surface intérieure comme l'extérieure des vases Ces marques sont pratiquement égales à celles qui sont observées dans les récipients produits actuellement dans les ateliers de la Chontalpa. Il n’est pas risqué de proposer qu'un instrument giratoire fait de matériel périssable a pu être utilisé pendant l'époque préhispanique (quelque chose plus rudimentaire que le tour le tour actuel). D'autre part, les marques laissées sur la surface pendant le processus de lissage avec l'éponge ou la toile mouillée laissent des traces fines et irrégulières qui peuvent clairement être différenciées comme petites marques en sens diagonal ou comme de fines lignes entrecroisées. Ces traces sont aussi habituelles dans la céramique préhispanique de pâte fine de la Chontalpa tabasquenoise. En second lieu, les empreintes qui dans la littérature archéologique sont connues comme "traces de baguettes" sont semblables aux traces laissées pendant le processus de polissage avec un caillou qu’effectue l'artisan Altamirano Rodriguez de l'atelier de San Hipólito. Ces traces peuvent être identifiées dans les parois externes comme de grandes lignes irrégulières et peu profondes. La céramique préhispanique connue comme « Paradis orange » des environs de Comalcalco exhibe de manière habituelle des marques semblables à celles identifiées dans cet atelier. En résumé, la documentation obtenue dans la manufacture de la pâte orange fine des ateliers de Nacajuca et du terrain communal de San Hipólito de Tabasco, a pu être constatés quoique avec l'aide de la technologie moderne (démontré dans le four à gaz ou le tour de fabrication), l'élaboration des pièces requiert une période de temps prolongé, une connaissance expérimentée, en plus de posséder des habilités artisanales pendant tout le processus de la manufacture. La décantation, le séchage et le malaxage sont des tâches soigneusement portées d’un bout à l'autre exclusivement par les hommes. Les potiers disent littéralement que "le malaxage requiert force". Ce qui contraste avec la production de céramique grossière de niveau domestique d'autres villages de Tabasco, où le mythe et la tradition indiquent que ce doit être les femmes qui fabriquent la céramique.
Pour le processus de séchage d'un volume de pièces nombreuses on a besoin de vastes espaces avec de bonnes toitures, du au fait que l’argile fine ne peut pas directement être séchée sous les rayons du soleil. A l'époque préhispanique on a pu utiliser les ombres des palapas (toiture de palmes), sous lesquelles sur le sol on plaçait les pièces. Tandis qu'en époque de pluie, le matériel a pu être mis a l’abri en haut, dans les tapescos (une plate-forme élaborée dans la partie interne et supérieure des plafonds des palapas). Dans les deux ateliers investis on a pu enregistrer au moyen de l'information verbale et de l'observation directe, que le traitement de l’argile, l'élaboration des formes des récipients et la cuisson sont des tâches exécutées par le genre masculin, tant que les détails du recouvrement et la décoration (graphiage, peinture, et réparation des récipients) sont des activités destinées aux femmes, bien que les potiers aient mentionné que quelques fois eux-mêmes prennent part à la décoration des récipients. Il convient d'indiquer que contrairement à la production de céramique grossière effectuée seulement par les femmes dans les unités domestiques, dans les ateliers participent les propriétaires eux-mêmes, mais ils emploient aussi des travailleurs salariés, en transformant la production en micro négoces reconnus devant le Trésor Public. Sans doute, ce niveau basique de connaissance technologique des matériaux qui concerne notre intérêt - connaissance et expérience des artisans tant dans le traitement de l’argile, l’élaboration de formes variées, instruments employés et traces laissées pendant le processus de la manufacture - tout comme les approches théoriques qui ont été précédemment proposées, ils permettront de tracer avec davantage de ponctualité de fructueux concepts de recherche qui se réfère en plusieurs études de la production de pâte fine.
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Socorro del Pilar Jiménez Alvarez* Miriam Judith Gallegos Gómora** Ricardo Armijo Torres** Adiel de Jesús Barrera Trejo*
* Facultad Ciencias Antropológicas, Universidad Autónoma de Yucatán, MEXICO** Instituto Nacional de Antropología e Historia - Tabasco, MEXICO
lenne christian : traducteur
INTRODUCTION
La reconstruction des processus de manufacture et de production de la pâte orange fine et ses implications quant aux aspects de l'organisation sociale des Communautés du passé, est arrivée à être un sujet de grand intérêt archéologique.
Les études de la pâte orange fine du secteur Maya, sont fondées sur les travaux de G R Smiths (1957) R Bishop (1992,.2003) R Rands et al.(1982). Les analyses pratiquées sur cette céramique se sont concentrées pour comprendre la dynamique d'occupation et les relations économiques et politiques qui ont existé entre les emplacements, leur manufacture, le contrôle des ressources, l'échange et la distribution de ce matériel dans les anciennes Communautés (Armijo et al. 2005, sous presse, Galiciens et Armijo 2006 ; Peniche 1973 ; Rands et al. 1982). Avec la production de la céramique orange fine il est possible d'étudier un autre aspect: ce qui permet de comprendre plus à fond les aspects en rapport avec les activités socioculturelles du passé (Domínguez 2004) Considérant les études effectuées dans la matière, on peut affirmer que l'élaboration de la pâte fine requérait une connaissance spécialisée qui incluait non seulement l'habileté manuelle mais aussi l'existence d'une organisation de travail complexe pendant les différentes activités/étapes de sa production artisanale. Malheureusement, la manière avec laquelle on a effectué ces activités, et la connaissance du mode d’apprentissage, la façon de les apprendre et de les transmettre n'ont pas été enregistrées de manière significative dans les données archéologiques (David et Kramer 2001). En outre, Michael Deal (1998:70) a indiqué à plusieurs reprises qu’avant d’employer des modèles explicatifs qui permettent d'impliquer les processus de développement et de complexité dans l'organisation sociale, il est prioritaire d'avoir une connaissance préalable du comportement dans la variation ou l'uniformité des techniques, des ressources et le mode d'élaboration de la céramique qui est sous étude. La manufacture des biens culturels du passé peut être analysée sous deux aspects: en tant que qualité et comme processus dans l'organisation de la production. . La première analyse considère les aspects technologiques de la céramique en rapport avec les propriétés physiques des récipients ou de la matière première employée pour sa manufacture. L'autre point de vue se réfère à l'étude de la population ou les variables socioculturelles de la conduite humaine plus que la céramique elle-même (Domínguez 2004: 22). À ce sujet, Prudence Bouclez (1996) a indiqué l'importance de différencier deux termes qui sont employés communément de manière confuse dans les études de production de céramique : manufacture et production.
La manufacture de la céramique se réfère uniquement à l'action d'élaborer la céramique, et c’est dans cette étape de la recherche que l’on pourra impliquer les techniques et les procédures. Tandis que la production de la céramique se réfère à l'ajustement économique et social sur le comment a été mené à bien l'élaboration de la céramique. La distinction de ces termes est fondamentale, parce qu'elle déterminera l'échelle d'interprétation des données des recherches.
En tenant compte de ce qui précède, nous considérons intéressant d'effectuer une recherche ethno archéologique focalisée sur les techniques et les instruments employés pendant l'élaboration des poteries oranges avec une argile de texture fine de l'Etat de Tabasco (province de. (ndt).); sous la prémisse que l'étude des Communautés "vives", permet d'impliquer avec "oeil critique" les relations qui ont pu exister entre les restes culturels et le comportement des gens dans l'antiquité ; en considérant que l'utilisation prudente de l'analogie ethnographique s'avère fructueuse pour expliquer des restes culturels du passé (David et Kramer 2001). Dans le but de comprendre certaines règles du processus, ainsi que les techniques et les instruments employés pendant l'élaboration de la céramique de pâte orange fine de l'époque préhispanique, une brève révision de l'information existante en ce qui concerne la manufacture céramique préhispanique, et ensuite les résultats de la recherche ethno archéologique menés à bien dans deux communes de l'Etat de Tabasco (Mexique).
LES ORANGES FINS DE LA REGION CHONTALPA PREHISPANIQUE.
L'état de Tabasco est localisé au sud-est de la République mexicaine. Il possède une extension territoriale approximativement de 22.661 km carrés, dont une grande partie - en exceptant la portion sud -, correspondent à des plaines alluviales étendues qui forment le delta de rivières à grand débit: à l'ouest le Grijalva-Mezcalapa et à l'est l'Usumacinta. Cette caractéristique a rendu propice l'abondance et la diversité des argiles qui ont été utilisées par la population locale depuis des siècles (Armijo et al. 2005, sous presse ; Galiciens et Armijo 2006). Vers la partie moyenne de Tabasco on localise la Chontalpa, celle-ci constitue une région définie historiquement par Hernán Cortés et Bernal Díaz del Castillo depuis le XVI ème siècle, ceux ci affirmaient qu’elle commençait dans le village de Cupilco et elle s’étendait jusqu'à Nacajuca (Gauche 2006). Dans la région, où on parlait une langue maya et se caractérisait par sa production intense de cacao, il s’était développé la ville de Comalcalco, emplacement particulier avec une architecture de briques. Zone qui a été en outre proposée comme étant l’origine de la population,chontal - putún - créatrice de la céramique de pâte fine (Vargas 1994)(Figure 1)
De manière spécifique la céramique orange fine de la région a été déjà analysée dans d'autres études à partir desquelles on a établi les typologies et les styles de céramiques (Armijo et à au 2005, sous presse ; Galiciens et Armijo 2006 ; Peniche 1973). De manière égale, on a mené à bien des études archeométricos qui ont permis d'avoir une connaissance préalable des caractéristiques physico-chimiques des argiles qui ont été employées pour l'élaboration de la pâte fine dans la Chontalpa tabasquenaise (Bishop 1992 ; Rands et al. 1982). Les terres argileuses produites par la rivière Mezcalapa rivière Mezcalapa ont donné vie à la Chontalpa, possèdent une accumulation concentrée de phytholithes d'opale qui correspondent à des mineraloïdes sílicieux qui se sont accumulés dans les plantes. Les fortes pluies des montagnes ont fait que ces éléments étaient transportés depuis les hautes terres vers les plaines, où l’on sait que la végétation locale les produit aussi, donnant lieu à ce que l’argile de cette région se présente comme un de ses éléments constitutifs et caractéristiques (Armijo et al. 2005 ; Bishop 1992 : 27-28) D'autre part, la céramique orange fine de l'époque préhispanique montre des styles caractéristiques qui les différencient du reste des traditions de pâte fine qui ont été apportées dans le secteur Maya (Armijo et al. 2005 ; Armijo et al. sous presse ; Galiciens et Armijo 2006 ; Rands et al. 1982). ). Dans des études céramiques récentes de Comalcalco et son environnement (Armijo et al. 2005 ; sous presse), on a détecté des différences technologiques, décoratives et de forme qui se trouvent en rapport avec deux moments importants de l'occupation de la zone : le Classique Tardif dans sa Phase précoce (+550/+750) et dans sa phase tardive (+750/+900) Sans doute, les potiers de la Chontalpa tabasquenoise ont développé à travers le temps différents styles régionaux qui ont donné préférence à la couleur naturelle de l’argile utilisée pour l'élaboration de pièces céramiques ce qui suggère qu’elles ont été produite en grandes quantités pour le commerce. Aussi Il faut signaler le commencement de styles qui ont veillé plus le détail de la finition et la décoration, en plus de présenter des formes différentes, donnant lieu à des pièces dont le travail spécialisé a dû être acquis par certains groupes de l'élite (Armijo et al. sous presse). À partir des analyses pétrographiques, stylistiques et de la classification typologique ce qui précède est ce que nous savons maintenant de la céramique de pâte fine orange. Pour suggérer certaines données supplémentaires de sa manufacture nous analyserons ensuite comment on effectue cette céramique dans des ateliers artisanaux de municipaux situés dans la région de la Chontalpa, ainsi que celle de Centla et Junuta (dans la région des fleuves)
LES ORANGES FINS DE LA CHONTALPA CONTEMPORAINE
Actuellement la Chontalpa se distingue du reste des régions de l'état de Tabasco par la forte présence du groupe indigène maya chontal, qui se trouve aussi dans les communes Centla, Macuspana et de Jonuta ; population qui se nomme elle-même yokot'an : "homme vrai" (Galiciens 2001). Les histoires ethnographiques des Communautés indigènes yokot'an de Tabasco indiquent une profonde et savante connaissance des techniques traditionnelles (Incháustegui 1987:127-129) les peuples chontales modernes se caractérisent par leur habileté dans les activités artisanales comme l'est la vannerie avec l'élaboration de paniers et de chapeaux, la fabrication de meubles,de cayucos (embarcation type canoé/pirogue), et d’objets domestiques en utilisant des bois locaux, l'élaboration d'instruments musicaux et les masques avec des cheveux de jolocín (fibres textiles), tambours, jícaras (genre de calebasse), entre autres (Domaines 198å:51 ; Cassasola et Alvarez 1978 ; Gallegos 2001; Incháustegui 1985; 1987:17)(Figure 2) Aussi, au nord-est de la Chontalpa dans la commune de Centla, malgré la prépondérance de la matière plastique, aluminium, tôle et d'autres matériaux, dans les objets d'utilisation commune de la maison survit précairement l'élaboration de la céramique domestique. On dit que cet artisanat est du domaine des femmes, bien que toutes les femmes d'âge moyen ne sachent la faire, et que les nouvelles générations l'ignorent totalement (Incháustegui 1987:127-129). Dans le village de Monte Grande, de la commune de Jonuta (à l'Est de la Chontalpa), l'élaboration de la céramique est aussi confinée exclusivement aux femmes, et à la différence de la région de Centla, les indigènes parlants de chontal de Monte Grande emploient du sable noir qui est extrait par les hommes, tandis que l’argile est extraite par les femmes de la lagune. (Cassasola et Alvarez 1978:302) Le travail de manufacture de la céramique commence dans ces populations avec l'obtention de l’argile "bleu-vert" nécessaire pour le modelage. Pour cela les femmes doivent attendre que la lune "soit mure " (pleine) alors 5 ou 6 se réunissent pour effectuer leur recherche dans des emplacements qu'elles ont préalablement identifiés près des lagunes et des mangroves, ou dans les terres basses et inondable, il s'ensuit que beaucoup d'artisans affirment qu'ils vont "fouiller"pour trouver leur argile. Dans l'emplacement choisi ils ouvrent un puits en employant des barretas (sorte de barre à mine), en arrivant à une certaine profondeur ils continuent leur recherche avec les mains, aussi profondément que possible. Les potières les plus traditionnelles se reconnaissent en outre car elles seules doivent aller à l'emplacement où l’on recueille le matériau, et en plus elles ne doivent pas prononcer leur nom en maya chontal ou yokot'an, parce que de le faire les récipients se casseraient. C'est pourquoi quand elles vont chercher de l’argile dans le pueblo de Monte Grande (commune de Jonuta) elles remplacent leur prénom par n’importe quel autre mot. (Campos 1998b: 10; Casasola y Alvarez 1978:302)
Le type de matériau que trouve la potière détermine la forme (et fonction) de la pièce à modeler : l’argile mince est utile pour faire des brûle-parfums (sahumerios), des plats (cajetes), des jarres, des cruches, apastillos (grand vase de cuisine) et portavelas (porte chandelle), tandis que l’argile grossière, sert à modeler des fours, tenamastes (poterie) et des comales (disque de terre cuite pour cuire les tortillas) (Domaines 1988b:10). L’exemple de ce qui précède est observé dans la population de Soyataco (commune de Jalpa de Méndez) où les récipients d'utilisation culinaire requièrent une haute quantité de sable, tandis que ceux utilisés pour contenir de l'eau ou servir les aliments ont besoin d'une argile fine sans impureté (Ochoa 1974:108) Les artisanes utilisent un sable "vert"ou "petit" extrait du bord des rivières pour malaxer l’argile. Celle-ci doit être nettoyée pour retirer toutes impuretés telles que coquillages, gros grains et les saletés comme les feuilles et les racines. Si elles ne retirent pas ces éléments les récipients explosent. Une observation intéressante sur la production de certaines formes est le fait que le type d’argile qui existe dans les villages de Guaytalpa, San Simón, Jalupa et de Mazateupa de la commune de Nacajuca, a déterminé que ceux-ci fabriquent principalement des comales (Incháustegui 1985:34). ). La cuisson est effectuée à feu ouvert, à la pleine lune, dans le cas contraire les poteries se « diviseraient ». Toutefois dans les formes élaborées prédominent surtout les comales, les marmites, les cajetes et les sahumerios. Ces pièces sont employées au niveau domestique, bien qu'une caractéristique singulière et importante est le fait que les offrandes pour les jours des morts ou les fêtes patronales sont placées dans celles-ci : les comales servent à déposer les tamales de différents types et tailles (préparation culinaire). Dans les fours (une espèce de casseroles profondes) se présente l'uliche (un ragoût épais avec viande), tandis que les boissons comme le chorote se servent dans des jarres. Évidemment les prières sont "dans la langue" parce que d'une autre manière l'offrande n'aurait pas sens et ne serait pas acceptée. En particulier Julieta Domaines (1988 à, b) et Carlos Incháustegui (1987) ont décrit de manière détaillée certaines des pratiques de la poterie moderne de la Chontalpa : "...pétrissage et repos de l’argile, toute la nuit durant, est ensuite modelée à la main sur un comal, table ou plaque de tôle et se lisse avec l'aide d'un chiffon humide ; des morceaux de jarre ou de coquille d'escargot aident à affiner les parois de la pièce. Le modelage est fait à partir d'un tas conique ; de la taille de l'objet dépend la quantité d’argile qui va être utilisée. On a besoin de beaucoup d'expérience et sens de la proportion pour obtenir les formes équilibrées qui distinguent la céramique locale... " (Incháustegui 1987:127-129). (Figure 3) Si bien qu’à l'époque préhispanique les plaines alluviales de Tabasco ont été une importante région de manufacture de céramique principalement de récipients et de figurines, d’utilisation locale et pour le commerce. Maintenant cette tradition se conserve seulement dans quelques sites de la géographie locale. . L'hypothèse qui a été suggéré pour expliquer pourquoi s’est conservé la manufacture traditionnelle de céramique, seulement dans quelques villages de la Chontalpa (Olcoatitan, Tucta, Soyataco, Mecoacán, Pajonal et Comalcalco), Centla (Vicente Guerrier) et Jonuta (Monte Grande) se base sur ce qu'ils ont été des emplacements avec un isolement séculier pendant des siècles (Domaines (1988b:10), ce qui est certain et plausible. Ce qui précède est un panorama général sur ce qu'on a écrit durant les trente dernières années sur la production de céramique traditionnelle àTabasco, qui se focalise principalement dans la céramique de pâte grossière. Mais où se trouve la continuité faisant que cette céramique dans le passé était un produit de commerce dans le monde Maya ? Qui l’a élaboré et comment ?
UN CAS D'ÉTUDE : Les ATELIERS de PÂTE FINE NACAJUCA et de JALPA de MÉNDEZ DANS l'ÉTAT de TABASCO.
Comme on l’a précédemment indiqué, l'élaboration de la céramique moderne dans des pueblos de l'état de Tabasco est effectuée au niveau domestique, dans les lots familiaux ou dans les ateliers potiers qui se consacrent à l'exportation de pièces pour sa distribution commerciale. Toutefois, bien que dans ces ateliers on emploie généralement de l'équipement moderne comme sont les fours de métal recouverts à l’intérieur de fibre de verre, le mixeur électrique, les tours et les moules de plâtre, nous pouvons affirmer que les potiers continuent d’employer les mêmes sources d’argile et des instruments rudimentaires semblables à ceux utilisés pendant l'époque préhispanique : Grâce à l’accès des ateliers de Jalpa de Méndez et de Nacajuca on a pu observer que l'emploi des cailloux pour polir, les baguettes pour mesurer la taille des pièces, les fils ou les cordes pour couper, entre autres, sont pratiques habituelles dans les ateliers artisanaux traditionnels. Ainsi, dans la documentation du processus on a obtenu une information significative sur la connaissance de la technologie et des habilités artisanales qui sont requises pour élaborer des récipients avec la pâte orange fine dans la Chontalpa contemporaine. Actuellement il y a peu d’ateliers qui se consacrent au traitement de l’argile fine de la zone. Le premier emplacement de production de céramique de pâte fine orange qui a été enregistré correspond à l'Atelier de la mère Muriel, une religieuse qui a installé un internat avec une école religieuse pour la population indigène à la place d’honneur de la municipalité de Nacajuca. Ce lieu est consacré à la fabrication nombreuse d'objets dans lesquels l’argile fine est employée comme matière première, elle est extraite d'une propriété privée qui appartient au même atelier. Un nombre approximatif de six personnes entre hommes et femmes effectue l'activité de poterie dans l'atelier. L'autre atelier visité est localisé sur le terrain communal de San Hipólito en Jalpa de Méndez. Celui-ci produit des récipients et des figurines de formes élaborées qui sont aussi distribuées à des fins commerciales. Ici, en plus du propriétaire et son conseiller, travaillent deux apprentis hommes et une femme. Dans les deux cas la norme veut que ce soit les femmes qui cherchent l’argile et la travaillent sinon elle ne se conserve pas. Ce sont les hommes qui se rendent aux sources du matériau à obtenir et mettent la matière première en sac d’environ vingt-cinq kilos. Sur le processus de la manufacture et la décoration des pièces qui est le sujet d'étude de ce travail, nous reconnaissons l'information fournie par le Monsieur Agustín Pérez Hernández potier de l'atelier de Nacajuca, et du Monsieur Altamirano Rodriguez Sánchez, propriétaire et potier "de l'Atelier de Céramique Olmèque "dans la commune de Jalpa de Méndez. Pour illustrer de manière appropriée le processus de la manufacture de pâte fine dans les ateliers de Nacajuca et le terrain communal de San Hipólito en Jalpa de Méndez nous avons divisé l'information en différentes sections en accord avec les étapes du processus de manufacture, qui sont décrites ensuite :
A) Traitement de l’argile 1) Épaississement. - L’argile sèche est placée dans une pile de ciment avec de l’eau et on la laisse là en changeant périodiquement l'eau pour une période de deux mois pour qu'elle épaississe. Pendant ce temps on la retourne constamment avec un long bâton. 2) Epuration. - Postérieurement, on enlève de l’argile toutes les impuretés tel que les agrégats qu'elle pourrait avoir (sable, gravier, ordures, entre autres). 3) Battage. - L’argile est placée dans un mixeur électrique afin d’obtenir un mélange homogène. 4) Tamisage. - Quand l’argile est encore liquide elle s’épure à nouveau et se dépose dans une pile (grand bassin) de ciment de forme cylindrique semblable à un puit. Dans ce dépôt, l’argile est déjà prête pour être utilisée dans le vide des moules ou bien pour être glissé dans les plaques de plâtre. 5) Séchage (absorption d'eau dans des plaques de plâtre). - Dans cette étape l'objectif est que l’argile perde de l'eau pendant qu'elle est étendue sur les plaques de plâtre, de telle sorte qu'elle atteigne une plasticité adéquate pour être manipulée pendant le tournage. Dans le cas de l’argile employée dans les moules, celle-ci ne requiert pas de passer par le processus de séchage dans les plaques. 6) Malaxage. - Dans cette étape, qu’en particulier l'artisan Agustín appelle "faire des tours", cela consiste à malaxer l’argile de haut en bas et d'en avant en arrière sur une table (à la hauteur de sa ceinture), 200 fois ou retours, ceci afin d'éliminer les bulles d'air. Quand le potier considérera que l’argile est prête à être tournée, il forme un cône avec celle-ci, et avec une corde il coupe plusieurs rondelles pour vérifier que le tas ne contient pas de bulles, parce que celles-ci provoqueraient la rupture de la pièce pendant l’enfournement (Figure 4)
B) le tournage Le processus de tournage des récipients entraîne une série de pas rigoureux. De manière indiscutable nous pouvons dire que le potier qui tourne possède certaines habilités spatiales si on le compare avec reste des autres potiers. La description du processus de l'atelier de la mère Muriel à Nacajuca peut se rapporter de la manière suivante : Le tournage, dans l'atelier de Nacajuca, commence quand le potier saisit un morceau du tas de pâte, mouille ses doigts et avec les mains fait un cône qu’il place de manière invertie sur la plaque supérieure du tour. L’argile commence à se creuser pour amincir les parois du récipient pendant qu'avec un pied l'artisan fait tourner de manière rapide le disque inférieur du tour. Avec les mains il calcule la proportion du récipient, dans ce cas une assiette. En même temps avec une éponge il met au même niveau les parois du récipient. Ensuite, avec les mains humides il continue modelant l’assiette pendant que tourne le tour. Comme il fait un jeu d’assiette il faut que les dimensions soient égales, pour cela il mesure la largeur de la pièce avec un instrument de mesure en bois confectionné par lui-même, mesures de dimensions variées qui sont employées en accord à la forme requise (Figure 5). Quand l'artisan observera la formation ou l'existence d'une bulle d'air il prend sur sa table un perforateur de métal pour la crever. Avec le tour dans mouvement continuel il passe un chiffon humide sur l’assiette pour lisser et assortir les imperfections du fond et des parois, ainsi que les bords du récipient. Une fois fait ce qui précède il vérifie avec son outil de mesure la proportion de la largeur de la pièce. Une fois prêt, avec une corde le potier sectionne la pièce du cône d’argile et avec l’index et le majeur il retire la pièce du tour. L’argile de surplus est utilisée dans l'élaboration d'une autre pièce. Le décolletage est une étape différente qui requiert moins d'habilité que celle du tourneur principal.
C) le décolletage. Dans l'atelier de Nacajuca une personne se consacre à cette activité. Elle comprend l'élaboration des détails finaux de la pièce. Avec une platine de forme de carré elle extrait l’argile, à l'extrémité et au centre de l’assiette pour pouvoir former les "lentilles" de la base, c’est-à-dire l'ajout en forme d’anneau qui est obtenu par la technique extractive pendant le décolletage. L’argile de surplus est trempée et recyclée comme matière première. (Figure 6) D) Séchage des pièces. Tant dans l'atelier de Nacajuca comme dans celui de Jalpa de Méndez qui furent analysés, les pièces passent à une aire de séchage dans le même atelier, où elles sont placées sur des journaux, dans un espace bas sous plafond qui les protège de la lumière solaire directe et la pluie pendant qu’elles se sèchent.
E) Décoration sur le recouvrement et conceptions des pièces. La majorité des pièces de l'atelier de Nacajuca montrent deux recouvrements. Certains récipients exhibent seulement une surface qui fut finement lissée, sans polir, de la même couleur orange que l’argile, dont le fini de surface est très semblable à celui des récipients élaborés à l’époque préhispanique. D'autres récipients montrent une technologie de recouvrement moderne et complexe, puisqu’on les recouvre avec une solution dans laquelle on mélange de la poussière de verre broyé avec l’eau. Ces verres peuvent être transparents ou de couleur marron. Pour obtenir une meilleure vitrification ils saupoudrent chaque pièce avec de la poussière de verre. Avant la cuisson ces récipients sont décorées avec une bande peinte de couleur marron sombre et postérieurement légèrement incisée avant cuisson (graphiée) avec des motifs floraux pour cela on emploie un crayon de bois qui porte un clou dans le centre, outil qu'élaborent les charpentiers locaux. Sur le recouvrement il est commun que les femmes peignent - avec des pinceaux communs -, bandes décorées avec des motifs floraux. Une fois cuits les récipients acquièrent une finition de tranche. La participation de la femme dans cet atelier inclut uniquement : l'application peinture, accommodement des récipients, et faire attention à l'écoulement. À plusieurs kilomètres du précédent, dans l'"Atelier Céramique Olmeca " terrain communal de San Hipólito de la municipalité de Jalpa de Méndez, est plus habituelle la technique du poli par l'utilisation de cailloux qui laissent comme preuves des sillons minces et peu profonds dans la surface. Cette technique de poli caractérise le matériel de cet atelier et est unique dans la céramique contemporaine de pâte fine en Tabasco. Dans cet atelier le potier Altamirano Rodriguez effectue le poli quand la pièce est complètement sèche, et même assure qu'ils peuvent être polis avec ce système encore après un ou deux mois d'avoir été élaboré, pourvu que les récipients aient été soigneusement stockés dans des sacs de plástique. Pour effectuer ce travail il humidifie la surface avec une éponge ou un chiffon, ensuite l’artisan choisit un des nombreux cailloux. La zone de la surface qui va être polie détermine le type de caillou à utiliser (Figure 7)
F) Cuisson des récipients. Tant dans l'atelier de la Mère Muriel de Nacajuca ou l'"Atelier de Céramique Olmeca" de Jalpa de Méndez, les pièces sont cuites dans des fours métalliques où on emploie le gaz comme combustible. Le four est préchauffé à 600 degrés de température avant de placer les pièces. Les objets sont placés de manière soigneuse à l'intérieur sur un plancher qu’ils construisent avec des plaques d’argile et des briques réfractaires. Postérieurement, les pièces sont cuites à une température approximative de 1000 à 1050 degrés centigrades. La température est contrôlée par le biais de pilotes qui sont placés dans la base du four. (Figure 8)
quelques poteries conservent la même couleur que la pâte et reçoivent uniquement un lissage qui est obtenu au moyen du ponçage de la surface.
16 julio tixkokob, AkéAujourd’hui je suis allé me promener, il faut bien que la voiture serve a quelque chose ! Hier un ami mexicain m’avait crié pour boire un verre, il y avait avec lui 2 autres personnes qui m’ont parlé de ruines mayas pas très loin d’ici, ainsi que des dangers de se promener seul dans la forêt la nuit, pour ne pas se faire « enlever » par les seigneurs « de los montes ». C’est fou ce qu’ils ont comme histoires un peu « magique ». Et ils y croient, bien sur ! Donc pour finir cet homme m’a invité d’aller chez lui, visiter les ruines, visiter un terrain qu’il aurait portant aussi des pyramides, et partager un repas à base de gibier tué ( ?) hier. Pas très sur que ce gibier soit très licite, même si la coutume du braconnage semble bien établie,… de longue date ! Sur la carte, je me suis fait expliqué où cela se trouvait, de fait ce n’est pas très loin (moins de 30 Km) mais aucune indication de ruines ou de tourisme. A part qu’il a « oublié » de me donner son nom et les numéros de sa rue, tout est bon !
Ce matin 10h donc direction Tixkokob . Partant de chez moi direction Cancun, quelques kilomètres plus loin direction Tixkokob. C’est bien indiqué. Tout le long de la route la forêt, aux arbres tourmentés. Arrivé au centre de la ville je m’arrête, il y a pas mal d’affluence sur la place, autour de l’église je prends donc des photos de l’église (ratée, la photo) de l’intérieur, le fond du cœur est constitué d’un immense panneau de bois sculpté, peint couleur or (j’ai pas vérifié de près). Il y a une cérémonie avec un enfant (baptême ?) donc je ne dérange pas. Dehors, photos de la foule en train de se faire haranguée par quelques vendeurs aux porte voix tonitruants, de l’autre côté de la rue l’hôtel de ville ou hôtel de la police, les deux semble bien près l’un de l’autre, deux autres photo de la place. Je demande la route pour Aké, on m’indique, mais je ne vois toujours pas de panneau, je redemande, enfin le 3ème me dit que c’est à droite face à une pompe à essence. Un kilomètre plus loin, voila la pompe et un panneau indiquant la direction ; Ici il ne faut pas rouler trop vite, non par peur du gendarme mais les rues sont parsemées de « topes » ou de passages piétons surélevés sur lesquels il vaut mieux passer lentement, les amortisseurs préfèrent ! En général ils sont signalés mais il vaut mieux faire attention. Direction Aké, je roule lentement. A travers la broussaille on aperçoit des plans de sisal (ou henequen). J’ai l’impression que sa culture est abandonnée, du moins sur ces surfaces, à un endroit un gros arbre torturé m’interpelle. Je m’arrête pour le photographier, je fais aussi le portrait de cette « immense » route de campagne. 4 km plus loin j’entre dans Aké, beaucoup de petites maisons neuves, ou en cours, de probablement 2 pièces avec « jardin » autour. Je mets jardin entre parenthèse, car quand on voit les terrains de près c’est surtout beaucoup de gros cailloux avec un peu de terre autour. Rien a voir avec nos potagers, même ceux réputés de « mauvaise terre ». Les propriétés sont balisées par des murs de pierres les gros blocs étant calés par des petites. Vu de face on peut se demander comment ce mur tient debout. (le mur à pour le moins 30 ou 40 cm de large). Quelques uns sont cimentés, mais peu. Je pense que c’est plus pour se débarrasser des pierres que par peur d’un éventuel voleur, en général il ne sont pas très haut 1,20 /1,30 m peut être.(les murs pas les voleurs) Je roule lentement au cas où je reconnaîtrais mon interlocuteur d’hier, sans trop y croire. Je finir par atterrir sur une sorte de grande place verte, qui, a voir quelques installations autour, doit servir de terrain de sport. Au fond une église sur une hauteur. Il m’avait parlé d’une église haut perchée. Je laisse la voiture sur l’herbe et vais voir. Des gamins font claquer des pétards, disons plutôt des fusées pétards. Cela me rappelle, en tout petit, les pétarades du nouvel an chinois. Sans aucun doute une pyramide tronquée sert de base à une église de plan rectangulaire. L’escalier d’accès par la route doit être « récent » Il y en a un côté sud. Il descend vers l’Hacienda celui là doit être d’origine bien que rénové, sur le côté Est il ne semble pas y en avoir, sur le côté nord il y en a probablement un sous les gravas et la broussaille. Il doit rejoindre l’autre tertre ou pyramide caché dans la végétation. Sur le plateau de l’église je compte 27 pas d’un coté 18 de l’autre. Je suis intrigué par un autre monticule plus haut et beaucoup plus étroit que celui, a l’entrée à gauche. Une femme arrive, suivie d’autres, elle ouvre toutes les portes de l’église. Tout chantant et portant des statuettes les autres entrent. Elles déposent les idoles sur l’autel, pardon !, les statues des saints, l’une d’elle lit des strophes en chantant, les autres répètent ensuite. Son gros livre aux pages épaisses n’a pas du être imprimé hier ! Je parle un peu avec un officiant, qui était sorti allumer les fusées pétards des gamins. Le monument à l’entrée il l’appelle un cerro. Il me fait voir où se trouvent les ruines, que l’on distingue d’ici et m’explique qu’il y a des cenotes à voir dans la région. Je prends plusieurs photos de ce Cerro, il m’intrigue, il me fait surtout penser à ces pyramides étroites qui montaient très haut. Evidemment les questions que je me pose sont « comment montaient ils ces pierres si pesantes, si haut ? » Ils n’avaient pas de grues ! Quelle était l’astuce ? Il semble qu’il n’y avait pas (beaucoup) de ciment entre les grosses pierres de parure mais un peu dans la pierraille derrière. De gros papillons noirs volettent, je fini par en prendre un en photo, pas très évident, je l’ai entouré d’un trait rouge. Il est presque de la taille de ma main ! Il y en a des petits tout jaune, là ce n’est même pas la peine de penser à leur faire le portrait, ils sont trop rapides pour ce type d’appareil. Je devrai prendre l’autre aussi, mais bon ! Avant de remonter en voiture j’inspecte un grand bâtiment « récent » (XIX ème ?) Les murs sont bons, le plafond très haut, soutenu par des profilés de fer, s’effrite au gré des intempéries et de la végétation qui le ronge. Par endroit les barres sont tombées, les corbeaux de bois les soutenant ayant pourri. Cela m’a semblé drôle cette utilisation de pièce de bois pour caler les poutrelles de fer, à moins qu’il n’y ait eu une petite erreur dans les dimensions, et qu’il a bien fallu compenser de cette façon.
Les ruines Pas bien loin, je roule et commence par rencontrer les ruines modernes d’une « henequendera ». La deuxième partie au toit de tôles ondulées et rouillées fonctionne encore en témoignent des chariots plein de déchets, les feuilles de sisal en attente d’être broyées, le brillant des pièces des machines et celui des rails servant de guide aux wagonnets, mais surtout la présence d’un moteur électrique remplaçant l’énorme machine diesel de l’autre côté du mur. Tout cela fonctionne à l’aide de grands jeux de courroies
la suite demain ? 01 julio céramique maya 1)La céramique Maya est en réalité un énorme morceau, peu digeste, et pas facile à avaler. Pourquoi ? En premier lieu, l’espace Maya est énorme, au plus au nord il faut aller jusque l’état actuel de Tamaulipas, puis de Veracruz et descendre jusque la baie de Tehuantepec ensuite c’est simple, tout ce qui est à l’Est Panama compris faisait parti du domaine Maya (Tabasco, Chiapas, Campeche, Yucatan, Quitana Roo, Belice, Guatemala, Honduras) Donc sur une telle surface il est normal que l’on rencontre des différences Note que je ne parle pas d’un empire ou état Maya, ce qui n’avait pas de sens pour eux, ils avaient des villes-états un peu comme les grecs antiques. Tous parlaient le Maya ou des dérivés, avec peu ou prou la même culture, et croyaient sans doute aux mêmes dieux avec des petites différences locales (histoire d’embêter les chercheurs – non, c’est pas cela !)
2) La civilisation Maya s’étale de 3500 ans avant JC jusqu'à aujourd’hui, enfin on s’arrête en 1521, date de l’invasion européenne, pour ce qui est de l’histoire précolombienne. L’histoire des villes est parfois continue, agrémentée de trous dont on ignore les causes Cette histoire est partagé en 3 parties inégales, le Formatif ou Préclassique, le Classique, et le classique terminal. Chacune de ces parties est subdivisée à son tour en 3 parties : Précoce, Moyen et Tardif Ces division assez arbitraires ne « collent » pas toujours très bien avec des réalités donc elles sont doublées d’autres divisions appelées « phases » et là il y en a une tapée !!! Chaque « Région » développant des « phases » pas toujours en phase avec ses voisines. (Hihi !!!) Et encore ici je ne parle que des Mayas, dans le tableau général il faudrait aussi ajouter les Huastèques, les Mixtèques, les Toltèque, les Teotihuacanèques. J’y mets pas les Aztèques qui viendront presque à la fin (env. 1300) et d’autres ….. 3) un des gros problèmes, en particulier pour la péninsule du Yucatan, est que ces surfaces ont peu ou pas de terre, ce qui implique que des dépôts « antiques » côtoient des dépôts « récents » et qu’il ne faut pas grand-chose pour les mélanger. Donc c’est la bonne connaissance de la céramique qui permet de retracer l’histoire du lieu, et cela rend très important le travail d’analyse et de recherche. Chaque type, chaque genre est répertorié, daté, cela permet alors de reconstituer à la fois la période et les liens de cet endroit avec ses voisins. 4) Quand nous allons acheter une céramique nous cherchons un objet répondant à un besoin particulier, puis à une forme, éventuellement avec une couleur ou une décoration déterminée, les autres aspects bien souvent nous échappent. Par exemple nous voulons un plat ovale, aux bords droits, (pour cuire des poissons) pas trop grand (pour qu’il entre facilement dans le four), assez épais (pour supporter la chaleur du four), pas trop lourd, qui se lave facilement (donc émaillé ou similaire), la couleur nous importe peu mais entrera dans le choix d’un plat plutôt qu’un autre (style différent) mais peut être nous laisserons nous tenter par le plat décoré d’un dessin ou autre décoration. Peut être prendrons nous le modèle avec couvercle. Bon ! Ici, rien pour que pour un simple plat de cuisine nous sommes devant un certain nombre de choix (et impératifs !) A moins d’être spécialiste, peu nous importe sa pâte et la couleur de celle-ci, sa provenance, sa cuisson Pour un archéologue les questions se posent en sens inverse. Après une campagne de fouille où chaque morceau de poterie récupéré a été enregistrée selon le lieu, la profondeur, de l’endroit où il a été trouvé, quand vient le moment du tri, on se retrouve avec des tas de morceaux qu’il faut faire « parler » On commence par réunir les morceaux de pâtes identiques, soit par l’aspect que produit les additifs ajoutés à l’argile, pâte avec du sable, avec de la calcite, avec du quartz etc.… Puis on re-trie chaque tas selon la couleur de la pâte (de rouge à gris selon le procédé de cuisson) Tenant compte des couleurs extérieures et intérieures de chaque bout (avec ou sans engobe) on arrive a dissocier des poteries différentes, et si on a un peu de chance on retrouve parfois des bouts qui vont ensemble, un petit coup de colle et petit à petit un vase, un pot, peut prendre forme. (au mieux 10% des bouts disponibles, souvent moins !) Après vient les décomptes statistiques, chaque petit tas est compté en notant le nombre de « bordure » de « corps » de « fond » l’attribution probable d’après les formes et les couleurs, et autres indications significatives comme « strié », « peint » « gravé » etc.. Selon le pourcentage des pièces trouvées on peut commencer à avoir une idée des poteries produites sur place (donc souvent les plus nombreuses) et celles importées (parfois de très loin)
A suivre….. Quelques photos pour illuster |
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