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29 agosto lieux maya au GuatemelaLa frontière Mexico/Guatemala Un démoustiqueur vient d’arroser les roues de voiture pour soi disant tuer les éventuelles sauterelles qu’involontairement tu pourrais transporter ! Ouai ! J’ai quand même de gros doute sur l’efficacité de cet arrosage rapide des roues et du bas de caisse, qui coûte 30 ou 40$ A la douane à côté il ne veulent pas de moi car il manque un tampon sur mon passeport, j’explique que quand je suis rentré au Mexique personne ne m’a tamponné mon passeport, pas plus qu’aux autres personnes dans le bus d’ailleurs, mais que mon carnet mexicain prouve que je suis en règle. Oui mais il me faut quand même retourner au poste fédéral qui est à 4 km de là. Là l’agent me met des jolis tampons, je retourne à la douane où je remplis une fiche et c’est bon, sauf que pour la voiture il me faut passer à la douane guatémaltèque, où après un temps plus que certain, quelques photos copies supplémentaires de mon passeport, et autres paperasses, ainsi que de payer 40 quetzales de taxe au bureau de banque attenant, je peux enfin entrer au Guatemala 10 Quetzal (Qz) = 0.95 euro en arrondissant = 1 euro et 2 euros environ 30 pesos ($) donc 20Qz= 30$
Pour cela il faut monter une rue avec une bonne pente où gens, voitures, motos, scooters, se déplacent dans le désordre le plus complet Un kilomètre plus loin un bouchon d’une demie heure sans raison apparente Midi je mange à une cuisine économique, prends en photo une des filles. Une d’elle tisse elle met 8 mois pour faire son ouvrage, il coûte1800 Qz (donc 2700$) , c’est bête j’ai oublié de lui demander comment cela s’appelle. Elle ne veut pas se faire prendre en photo, mais accepte que je photographie son ouvrage. La première me demande si elle peut l’avoir, alors de retour à Mérida je lui tirerai la photo et lui enverrai. Pour cela il me fallait son adresse, après un temps d’hésitation, son frère ou mari, a été d’accord mais m’a demandé de lui photographier sa maison et dans combien de temps il la recevrait. J’y ai mangé un bouillon de bœuf, simple, mais très bon !
Huehuetenango Huehuetenango, une grande ville, où déboulent voitures et surtout engins à 2 roues. Les sens uniques nombreux mais très mal indiqués. A une pompe à essence je me renseigne pour savoir comment reconnaître, et la réponse est « surtout par habitude » Est-ce utile de dire que j’ai pris plus d’une rue en contre sens, en fiant aux voitures stationnées. Mais cela s’est toujours passé gentiment ! En cherchant bien il y a des petites flèches qui indiquent le sens, enfin, normalement Je cherche Zaculeu, je me renseigne plusieurs fois, une femme me répond qu’elle y va et si elle peut monter elle me guidera. D’accord tout de suite, cela m’a bien simplifié le parcourt. Oui ! Parce que avant de voir un panneau indiquant les ruines j’aurai pas mal tourné en rond ! Les ruines ont été rénovées et recouverte de ciment, disons que l’aspect est plus proche de celui qu’il devait avoir dans les temps passés, mais sans les sculptures et les peintures que l’on ignore Tout le monde entre et sort comme dans un parc municipal. Pas d’affichage de billetterie juste sur la gauche un petit bâtiment qui fait musée. Je commence à visiter le site et essayer de prendre des photos (l’appareil me rejoue des tours) Un roquet de garde vient me demander si j’ai un billet d’entrée. Non ! Il faut aller l’acheter au musée. Je vais donc au musée, je vois personne vendre des tickets, je visite donc le musée, quelques poteries, pas mal, une urne funéraire avec son occupant et de la vaisselle en place archéologique, des objets de pierre : pointes de flèche, perçoirs, fusaïoles etc.… Et une seconde partie pour les objets « modernes » poterie principalement. Il y a aussi un éventaire remplit de babioles souvenirs et une vendeuse. Je lui demande donc qui vend les tickets. C’est elle ! Elle cherche dans les tiroirs d’un bureau un bloc de ticket à souche. Elle doit en vendre tellement qu’elle ne savait plus où il était ! Coût 25 Qz soit environ 36 pesos ce qui fait un prix assez normal, au Mexique c’est entre 33 et 47$. Cependant comme c’est un parc d’entrée libre comme le musée d’ailleurs, pour toute la population, ce procédé me déplait beaucoup et donc la visite faite je m’en vais de suite j’irai dormir dans une autre ville ! L’extrême mauvais affichage des directions dans cette ville fait que je tourne avant de trouver la bonne direction. La première fois les gens m’avaient dirigé vers Guatemala city, sans doute est ce la direction la plus demandée. A un poste à essence les serveurs m’ont expliqué que je faisais fausse route et que je m’en allais au sud, pas au nord, donc demi tour, 6km plus loin, une route vers Chiantla (à 18km) de l’autre côté de l’axe formé par la route huehuetenango - Sacapulas. La route est très bonne, neuve, deux ou trois endroits difficiles à cause de la montée, des paysages superbes ! Après une dizaine de km cette route débouche sur une autre : Quiche dans un sens, Huehuetenango de l’autre. Je prends Quiche et roule 8km avant de rencontrer quelqu’un. Bin ! La route est bonne Mais pour l’instant le pont qui doit faire la jonction n’est pas encore fait ! Bon ! Résultat demi tour ! La route retourne sur Huehuetenango mais un petit panneau indique à droite la direction de Aguacatlan. Ouf ! C’est bon et pas trop loin. J’arrive à cette petite ville la nuit est presque tombée. La première personne que j’interroge pour lui demander s’il connaît un hôtel, m’indique et bien, donc quelques minutes après je trouve l’hôtel « 3Oros ». Jolie devanture, belle entrée, de bonnes chambres avec toilettes et douches (chaudes), propres, claires, agréables (70Qz ou 100$ ou 7 euro !) et tenancière agréable Dois-je dire que si vous passez par là, il ne faut pas hésiter d’y prendre une chambre !
20 août 07 Je passe à Sacapulas, Uspantan. La route est bonne, quelques côtes dures à monter, je dois rétrograder jusqu’en 1ère à certains endroits ! La vitesse de croisière est la 3ème, très rarement la 4ème, dans un sens pour monter dans l’autre en frein moteur, autant dire que la moyenne horaire n’est pas élevée. Jusque 20 km après Uspantan on peut dire que ça va très bien, puis elle se dégrade rapidement et disparaît, tout simplement ! La montagne a du bouger pour un tronçon mais après c’est le chemin muletier de montagne. De nombreux chantiers travaillent sur la route, de gros camions transportant des pierres occupent toute la place. Pendant une dizaine de km je ne suis pas trop rassuré, surtout quand il faut serrer un peu le côté « pente ». Ensuite cela « s’améliore », les camions ont, en quelque sorte, tracé le passage. Il faut au mieux passer dans leur pas. La « route » est défoncée, on ne peut même plus parler de trous ou de nid de poules ! Je ne parle pas des ornières et des sillons creusés par les eaux sortant de la montagne. Rétrograder de 3ème en seconde et de seconde en première les vitesses passent parfois mal et je cale (et je râle). Là la vitesse maxi est la 3ème et la 2ème, lente Ce ne sera qu’à l’arrivée à San Cristobal Veracruz que la route retrouve son nom. Ensuite Santacruz et Coban. Comme il n’est pas trop tard je vais jusque San Pedro Carcha. Des personnes que j’ai prisent en stop m’ont dit que la plus grande partie du trajet jusque Fray Bartolomé n’est pas alsphatée et que je dois compter 5 h de route pour les environ 100km à faire, et qu’il faut éviter de la faire de nuit. Donc je m’arrête à San Pedro, prends une chambre d’hôtel, me promène un peu en ville, trouve un Internet J’arrive à lire quelques messages sur MSN et ne peut ouvrir que si l’autre personne est ouverte. Sur Yahoo qui met au moins ¼ d’heure pour arriver (ce doit être la première fois qu’il y a un appel de France) je réussi à lire les messages et envoyer un petit mot.
21 août hier dans San Pedro j’ai trouvé un hôtel pas cher mais pas trop mal ; après une bonne nuit, un tour à une caisse automatique qui ne veut rien me donner, je vais acheter un ceinturon pour mettre mon blue jean, en short je fais trop bête curieuse. Les 35 km sortis de cette petite ville pas de problème, la route est bonne. En route je prends un couple et leur bébé. Peu après dans un petit village la route semble disparaître et est remplacée par un chemin muletier. Mes compagnons me disent que c’est la bonne route. Je roule doucement mais le bébé est bien secoué quand même ! 15 de km plus loin ils descendent à la traversée d’un petit village (que je n’ai pas sur ma carte) La route est de moins en moins bonne. En croisant un autre véhicule je me porte un peu à droite, une rocher caché dans l’herbe m’éclate le pneu avant droit ! Les gens en voiture qui arrivent ensuite essayent de m’aider à changer la roue, mais un goujon récalcitrant refuse de sortir, au bout d’une demie heure il y a plusieurs voitures et camions bloqués sur le chemin. Mon croisillon, tout beau tout neuf (acheté à Xpujil lui aussi rend l’âme !) Pour finir je vais me mettre une dizaine de mètres plus loin pour libérer le passage. Toutes les rubriques possibles ayant été épuisées un des camionneur me dit qu’à 2km il y a un atelier de réparation je pourrais peut être trouver la bonne clé. Pour couronner le tout mon pneu de secours que j’avais fait réparer à Xpujil (lui aussi) est à plat ! Tout le monde repart et je me retrouve tout seul. Un homme arrive et me demande si je vais à Sebol. Oui, j’y vais, enfin quand je pourrais rouler. Il me propose de m’aider si je le conduis. Il prend le pneu de secours et va vers l’atelier, quelques 100m plus loin, arrive un bus, nous le prenons jusqu’à l’atelier de réparation. Là le pneu est réparé il y avait un petit morceau de fer incrusté dans le pneu !la personne de l’atelier nous prête une clé à douille. Nous repartons vers l’auto et montons toute la pente. Le parcourt me semble bien plus long que 2 kilomètres. Arrivés sur la partie descendante une voiture nous dépasse et s’arrête. Ils nous prennent et nous dépose à l’auto. Nous essayons de nouveau à débloquer le goujon sans plus de succès. La clé que l’atelier nous a prêté est beaucoup trop grande ! Quand on force ma clé (croisillon) la pipe s’ouvre. Je cherche un fil de fer mais pas le moindre bout. Mon nouveau compagnon dénoue une de ses chaussures pour serrer le manchon avec son lacet mais n’y arriva pas non plus. Nous arrêtons quelques voitures mais leurs clés sont toujours trop grandes. Alberto prend les outils prêtés, le croisillon et un goujon et retourne à l’atelier de réparation avec une camionnette de passage. Pendant qu’il est parti, une autre camionnette passe. Ils me demandent pourquoi je n’y arrive pas. J’explique. Le chauffeur déballe un sac d’outil et trouve une clé à œil de la bonne taille. Après quelques efforts le goujon cède enfin !!!Ensuite ce ne fut plus très long pour remettre le pneu en place. Avec 3 goujons puisqu ‘Alberto était parti avec le 4ème, la voiture ayant ses 4 roues en état je peux repartir et retrouve Alberto, montant la côte, à environ 1km de l’atelier. Je le « récupère ». A l’atelier nous rendons les outils après avoir remis en place le 4ème goujon. Il est 2h30 à ma pendule. Nous roulons mais maintenant quand nous croisons un autre véhicule je ne déporte plus dans l’herbe ! Une heure plus tard nous mangeons à une petite tienda, pain et bière, il n’y a que cela. Là il me dit il est 2h 30. Ho ! Bizarre ! Je vais chercher le réveil dans la voiture 3h30 ! Bon ! Comme tu l’as compris il y a une heure d’écart entre le Guatemala et le Yucatan. Nous roulons encore un bout quand au travers de la route des cônes ! Arrêt ! Le surveillant nous dit que l’on ne peut pas passer avant 6h30 ! 2h30 d’attente !!!! Quand enfin nous pouvons passer le jour commence déjà à baisser. Maintenant ce n’est plus une route cabossée c’est une traversée de chantier ! En plus d’un endroit je crains ne pas arriver à passer. Les caillasses claquent sous la voiture, d’autre fois c’est une traversée de bourbier, bref l’horreur ! Nous finissons quand même par passer. Je n’étais rassuré que dans le sens où j’étais suivi par deux camions qui m’auraient aidé si je me plantais (eux ont le châssis plus haut que moi) Je peux pas dire la distance parcourue ainsi mais cela m’a semblé très long, très très long ! Ensuite le chemin s’est amélioré un peu, c’était au moins un chemin même avec les trous et les bosses ! Nous finissons par arriver à un village, mon compagnon me dit qu’il s’arrête là. Il descend, me remercie de l’avoir conduit et me souhaite une bonne route. Après, à quelques passages près, la route s’améliore bien, elle est presque plane et peu de trous. Elle me semble gravillonnée et les cailloux crissent sous les pneus. Seul inconvénient il fait déjà nuit et c’est pas évident dans ce décor de suivre sa route. Je fini par arriver à Fray Bartolomé de las casas claqué ! J’ai pas vu Sebol ! Et pour l’instant je ne sais pas si c’est le village où m’a quitté Alberto ou ailleurs J’ai trouvé un hôtel et un restau (bien mangé) 22 aout bien dormi ! J’ai commencé par changer le pneu éclaté, ce qui s’est soldé au final par le changement de 2 pneus, un 2ème étant bien abîmé, mais aussi parce que le pneu était plus grand que l’autre donc pour rouler normalement il me fallait changer les 2, et il n’y en avait pas d’autres, je passe sur le fait qu’une des jantes n’est pas à la même dimension que les autres (une de 13 et 4 de 14) A la caisse j’ai pu tirer 2000 quetzales Reparti de Fray bartolomé vers 10 h Comme on me l’avais expliqué en prenant à droite à la fourche j’ai roulé sur 20km de mauvaise route puis au premier village la route était goudronnée. Cancuen Sauf que pour aller à Cancuen j’ai du reprendre 12km de mauvaise route, puis une lancha pour arriver au site, perdu dans la forêt vierge de l’autre coté du fleuve. Les moustiques sont très nombreux et affamés. A voir le « livre d’or » les visiteurs ne se bousculent pas, disons 2 passages par semaine Le site en lui-même est à 99% à restaurer ! Seul un jeu de pelote et un bâtiment nommé palais ont été partiellement restauré. Le chemin d’accès est bien fait, soit de bois ou de pierre. Il est agréable. Les pièces visibles sur place sont des reproductions les originaux sont au musée de Guatemala Une curiosité m’intrigue le murs du « palais » penchent du côté de la pente. On peut penser déformation du terrain, action des arbres qui ont poussé sur les ruines, pourtant à un endroit sur un soubassement plan le mur est « volontairement » penché, à voir les pierres formant sa base. Alors voulu ou pas ? En revenant j’ai pris quelques personnes bien contente de l’aubaine. Revenu sur l’alsphate je me suis aperçu d’un bruit bizarre quand je freinais ou ralentissais. Petit tour au garage, un écrou de la barre de direction desserré et un léger flottement de celle-ci. Le mécano a remis cela en ordre Tout cela me fait arriver de nuit à Sayaché, fatigué Il est 11h dodo !
23 août jeudi Vers 7h30 heure locale soit 8h3O de Mérida je m’en vais pour visiter Ceibal, acessible par la route les autres sites obligent à prendre une lancha, Je quitte l’hôtel, passe 2 ou 3 quartiers tourne pour prendre la route de Seibal quand Pan !pan !pan !avec un grand bruit. J’ai vite compris le pot d’échappement est tombé ! De fait je peux voir que celui-ci est en 2 morceaux mais au bruit je suis presque sur qu’il est tombé aussi à la sortie des pipes. Je me renseigne sur un garage, heureusement il y en a un de l’autre coté du pâté de maison. Je demande s’il est possible de réparer. Oui, bien sur, mais il faut attendre 8H00. Je vais à la caisse automatique, hors fonctionnement ! En attendant je vais déjeuner. 8h30 la voiture est sur la fosse et un ouvrier commence à s’en occuper. 1er problème les pattes d’attache ne sont pas là. A force d’astuce le jeune meccano fabrique des pièces Made in Bricolage pour faire tenir la tête sur les pipes. Après plusieurs essais infructueux il me dit qu’il ne voit qu’une solution souder une partie de son montage directement sur la tête. Je regarde avec lui, je suis d’accord de toute façon il faut que ça tienne. Ensuite le raccordage des tuyaux ne pose pas grand problème et leur maintient par la solution fil de fer, solution universelle, résout le problème des attaches déficientes. Dans la fosse je peux bien observer que la barre de direction est bien voilée. Je me demande aussi combien le garagiste va me demander, je retourne aux banques pour échanger soit des euros ou des pesos mais aucune ne le fait, seulement des dollars, que je n’ai pas. La machine à sous me donne 1000 Qz , c’est bon ! Midi et demie je peux partir à Seibal. Il m’a demandé 300 Qz. Très correct ! J’ai remarqué aussi qu’une partie du pot d’échappement (peu avant la sortie) est disons « un peu » troué. Ca c’est pas bien grave, quelques boites de coca cola et du fil de fer règleront le problème une fois de retour a Mérida Visite de Seibal D’abord un chemin infect avec 4 passages litigieux, 8km, que je fais à « grande vitesse » = une demie heure ! A l’entrée du site une belle maquette, comme à Cancuen. Le gardien m’explique, à côté un seau fait beaucoup de fumée, c’est pour éloigner les moustiques ! En réalité il n’y a que deux points rénovés le reste est sous forme de tumulus recouvert par la forêt. Le premier sur une grande place porte aussi plusieurs stèles quelques unes d’origines et d’autre des reproductions, à cause des pilleurs. Le deuxième point est une plate forme ronde à 3 niveaux rond et par-dessus une plate forme rectangulaire pas très haute. Ce lieu devait être un observatoire. Devant l’escalier principal un petit « dolmen » reposant sur 3 pierres, la table à la forme d’une carapace de tortue Le problème est chaque fois que tu t’arrêtes de marcher, pour prendre une photo par exemple, une nuée de moustiques t’assaille. Muni de feuilles de palmier il faut les chasser : Pas pratique pour prendre une photo. Au retour en discutant avec une personne du lieu je vois plein d’avocat par terre, comme nous, les pommes quand elles tombent toutes seules. Il m’en choisi un bien mur, je le mange, je n’ai rien mangé depuis ce matin (14h30 HL) En revenant, ma barre de direction me chagrine. Ce n’est pas difficile à enlever et remettre. Un coup de Chalumeau, la redresser, je retourne donc au garage. Je me mets d’accord avec le patron 200Qz la réparation, il est d’accord. L’ouvrier sort la roue et là on s’aperçoit que le défaut de parallélisme a déjà bien entamé le pneu. C’est pas encore un hérisson mais pas loin ! Et un de plus ! Et pour finir la pièce qu’ils appellent un « terminal » est bien abîmée 200+450+150= 800qz qui s’envolent. Il m’en reste assez pour aller à Tikal et aller au Belize KO, j’abandonne pour cette fois, je ne verrai pas ce que j’avais projeté, d’ailleurs il me reste trop peu de temps, et je suis fatigué. La réparation terminée je prends le bac pour la direction de Flores. Un petit hôtel (50qz) et Internet en face. Pas de message ! Vendredi 24 Août La route Flores – El Cruces est bonne elle fait le tour du lac, puis direction Tikal, la route est bonne et plate, c’est agréable, mais je suis fatigué quand même ! A l’entrée du territoire de Tikal, une barrière et un comité d’accueil qui te vend un petit livre sur Tikal , vente un peu forcée (et chère) Bon, j’en ai marre ! Je visite et rentre à Mérida. Tikal Un grand parking, une grande boutique, un point d’accueil, un vendeur de billet bien sur. Une grande barrière pour interdire l’accès aux véhicules non autorisés et 200m plus loin une petite guérite où se tient le vérificateur de billet. Un quart d’heure de marche dans une forêt vierge un peu apprivoisée et l’on arrive sur les lieux. Il n’y a pas de moustiques ! Des chemins conduisent aux différents groupes composant le site de Tikal. Il sont à un peu plus de ¼ d’heure de marche les un des autres. Entre eux il y a de nombreux tumulus, ou autrement dit du travail en réserve ! J’ai commencé par le groupe F puis les acropoles, le « monde perdu », la place des 7 temples ou j’ai admiré le travail de rénovation, continué par les pyramides jumelles, le temple 4. Après une promenade qui m’a semblée longue (surtout parce que fatigué) j’ai fini par les complexes P- H - R - Q et retourné à l’entrée ou plutôt dans ce sens : la sortie. La pierre utilisée est un calcaire ressemblant beaucoup au « blanc » des collines d’Artois, aussi friable et facile de rayer avec l’ongle. Seules les pierres paraissant avoir reçu un recouvrement de chaux semblent un peu plus dures. Il ne gèle jamais ici ! Heureusement ! Mais la pluie ou l’acidité de la végétation en décomposition peuvent faire rapidement des dégâts !
Je n’ai pas vu le temple aux inscriptions, mais de toute façon mon appareil photo avait déclaré forfait ! Plus moyen d’en prendre une !
Je me repose un moment en buvant une bouteille de quelque chose de frais, puis repart. Il n’est pas très tard (14/15 h) je passe devant le chemin conduisant à Uaxactun, je suis tenté, mais l’état du chemin me fait renoncer, 30 km comme cela ! Non ! Merci ! J’en ai soupé ! Pourtant c’est pas loin !
Direction le Belize. La route est asphaltée c’est exact mais certaines traversées de village sont pleines de nid de poules ou de trous il faut quand même faire très attention Melchor de Mencos le poste frontière. Je fais le plein d’essence histoire d’user mes derniers quetzales et d’être tranquille de ce côté-là. Le personnel de la douane est sympa, il n’y a pas trop de monde donc ça va, j’y perds quand même ¾ d’heure et le jour commence à baisser. Je vais acheter une assurance, puisqu’au Belize il faut acheter une assurance supplémentaire !!! Même quand on en a déjà une ! 22 $belice pour une journée ! Direction Belice. A Belmopan je ne vois pas d’hôtel ou je n’ai pas su en reconnaître l’affiche. Il n’y presque plus personne dans la rue, je continue en direction de cette petite capitale. Pas très loin avant d’y arriver je trouve enfin un hôtel type Motel (45$ belice soit 250$Mnx) Le lendemain je suis rapidement dans la banlieue de Belize. Je demande ma route et on me dit de faire demi tour et que c’est assez loin ! Je pige pas ! Pour moi on aurait du m’indiquer quelque part vers la gauche. Bon je fais demi tour et plus loin redemande, même réponse, même direction, je suis dans la bonne voie, il me semble faire le trajet d’hier, je ne vois pas la « fourche » qui m’aurait changé de direction. Un poste de police, je m’arrête et demande de nouveau. Je suis bien sur la bonne route ! Et à 70 km ! 70km de quoi je ne sais pas ! Et comme je comprends très peu mon interlocuteur je ne pose pas plus de question. Plus tard un panneau, je m’arrête vérifie avec ma carte, c’est bon. Je fini par arriver à Santa Elena, poste frontière : papiers, re-taxe et enfin au Mexique. Sur la route en direction de Bacalar je m’arrête pour manger. Le village me semble détruit à 70 % pour ce que je peux apprécier de la route. Des gens font la queue devant les écoles. On m’expliquera que ceux qui ont tout perdu sont accueillis aux écoles, où ils peuvent recevoir à manger et éventuellement des soins. Dans la plaine c'est-à-dire la petite forêt vierge les arbres semblent avoir passé au hachoir, les branches cassées, tordues, effeuillées. Les arbres ressemblent à des squelettes, les bananiers sont couchés ou cassés. De nombreux ouvriers travaillent, tronçonneuse en main, pour remettre un peu d’ordre à ce chaos ! C’est très impressionnant et pourtant il y a déjà une semaine que ce cataclysme est passé ! 100km plus loin c’est toujours la même désolation. Et je ne suis pas passé à Tulum qui aurait subit cet ouragan de plein fouet ! Ce doit être terrible ! Là déjà, les petites maisons de planches au toit de paille ne sont que des tas. Des maisonnettes au toit de tôle se trouvent déshabillées, les tôles roulées ou tordues comme on le ferait d’une feuille de papier à cigarette. Quelques toitures de palme ayant résistées font penser aux hérissons ! Il me reste 130km pour arriver à Mérida. Les dégâts s’amenuisent. Ou l’ouragan s’est éteint ou bien il a changé de direction. Je termine cette distance sous la pluie mais sans problème, du coup la voiture est partiellement lavée du voyage ! Arrivée à 18H30
Fin de la promenade pour cette année !
26 agosto lieux mayas suite14 août Départ de Mérida 9h45 Je prends le périphérique direction Uman c'est-à-dire les panneaux indiquant Campeche. A Uman je prends 2 autostoppeurs Edmondo et Marzia. Direction Holpenchen, je m’arrête à Bolonchen où nous mangeons, au même restau que j’ai connu la semaine dernière; arrivé à Xpujil je vais faire le plein, puis direction Escarcegas. Sorti d’Escarcegas il y a pas mal de travaux sur la route et la nuit est déjà tombée, je m’arrête au premier village ayant un hôtel. Nous y soupons et dormons. Environ 600 km de parcourus nous sommes à 200km de Palenque 15 aout En 200 km le paysage change plus que toute la journée d’hier. A l’embranchement Palenque- Villahermosa mes autostoppeurs me quittent pour suivre leur route. Nous échangeons nos Email De là il y a environ 30 Km pour arriver à Palenque. Au début je ne retrouve pas la ville que j’ai vue l’année dernière lors de ma visite. Arrive un rond point avec une grande tête maya sculptée, peu après je reconnais les rues et l’hôtel où je m’étais arrêté. J’essaye de repérer un panneau indiquant Yaxchilan ou Bonampak. Je traverse la ville, me retrouve sur la place principale, suit le sens unique, comme je ne vois rien je demande, on me donne une indication que je ne comprend qu’a demi car je ne connais pas le nom des places indiquées, mais je comprends qu’il faut faire demi tour et que c’est quelque part à gauche. Le demi tour fait, quelques rue de passées, avant de prendre à gauche, je redemande, là l’homme me dit d’aller au rond point de la tête maya et de prendre d’abord comme pour aller aux ruines mais prendre la suivante. C’est bon ! Je vois où c’est ! Je traverse la ville en suivant les zigzags que font les taxis devant moi. La route est très mauvaise et pleines de nids de poule (en pleine ville !!) De fait le panneau direction « les ruines » se voit bien, les autres un peu plus loin jouent avec la végétation La route suit plus ou moins la vallée du Fleuve Usumacinta. La montagne à ma droite me fait penser aux paysages montagneux au nord de Pékin, mais ici avec une végétation exubérante dessus. A deux trois montées et bien sur descentes équivalentes la route est plutôt plane et bonne. Quelques villages montre un goût très prononcés pour les topes, sinon c’est une bonne route A un moment un embranchement conduit à Bonampak. Bonampak A peine arrivé sur le terrain de repos, un jeune vient me trouver et m’expliquer. Les ruines sont à 9 Km, je dois laisser ma voiture là et prendre un minibus pour aller voir les ruines, coût 70 $ par personnes mais que sur le terrain il faudra quand même payer les 37$ de droit d’entrée. Je traduis, un racket apparemment autorisé, te pompe 70$ par personne pour passer sur un chemin blanc, pas mal du tout, et bien assez large pour supporter une double fille. Le coût de la visite, objet principal quand même ! Ne vaut que la moitié ou presque !!! Bref ! En suivant le chemin on débouche sur une grande place avec une grande construction adossée à une colline. On pourrait croire à une pyramide mais ce n’est pas le cas. Photo « face au palais 1 et 2 » En premier, sur la place, une très grande et très belle stèle (abritée) C’est la stèle N°1, la sculpture est tournée côté bâtiment. A sa gauche un autre stèle plus petite et effacée La première volée de marches conduit à 2 structures. Elle porte aussi une stèle (N°2) La structure de droite (photo « bâtiment aux peintures ») est la plus intéressante car les 3 chambres qu’elle abrite contiennent les peintures qui font la renommée de ce lieu. Je fais le maximum de photos, mais elles ne sont pas très bommes. Je reconnais les scènes principales que l’on retrouve en beaucoup mieux dans presque tous les livres traitant de Bonampak ou de la peinture maya. Une 2ème volée de marches, moins belle que la précédente nous permet d’arriver à une plateforme supportant 4 bâtiments aux chambres assez petites, avec en leur centre une pierre ressemblant à une colonne cassée. Je présume qu’elles faisaient l’objet de quelques cultes car il n’y a vraiment pas beaucoup de place dedans, et à voir la maçonnerie je pense qu’elle était recouverte de grosses sculptures de stuc dont il ne reste plus rien aujourd’hui (photo « porte mascaron ») Sur la droite encore quelques marches supplémentaires permettent d’accéder à un bâtiment, de possible habitation, mais dont une stèle plate, effacée, orne le mur face à la porte d’entrée. Autour de la place plusieurs structure, probablement d’habitation. Il en reste surtout les terre-pleins et les escaliers d’accès. Ils sont ornés d’une stèle (effacée) C’est beaucoup plus petit que Palenque
Yaxchilan C’est à 40 km quand on reprend à l’embranchement En route je fais quelques photos du paysage et du rio Aguazul, eaux bleues, que mes yeux ont surtout vues de marron clair à marron foncé, la photo ne me donne pas raison, un local m’a dit que cela était du aux pluies de ces derniers jours sinon hors saison des pluie l’eau parait vraiment bleue (2 photos) Arrivé au village de Frontera Colosal je cherche pour dormir, et trouve une cabana, pas mal et pas chère ,100$, Le rio ushumachinta passe au bout de la route. Pour aller de l’autre côté il faut prendre des « lanchas » et pour visiter le site de Yaxchilan de même. Comme mon argent liquide commence à diminuer je demande où se trouve une « machine » pour tirer de l’argent. Il n’y a pas il faut aller à Palenque. A la frontière non plus, au mieux on peut échanger des dollars et des Quetzales (Qz). Les euros ? Le réceptionniste ne croit pas. Bon j’ai assez pour visiter Yaxchilan mais je vais devoir retourner à Palenque et entrer au Guatemala nettement plus au sud !!!!
16 août Réveillé vers 8h30 Je déjeune puis pars à l’embarcadère pour trouver un groupe avec lequel je pourrai aller visiter Yaxchilan. Quelques groupes passent, complet, vers 10H arrive un couple d’hollandais. La femme parle un peu français et lui le comprend assez bien. Comme ils parlent très peu l’espagnol je fais l’interprète. Il fini par obtenir un rabais ce qui fait que nous pouvons prendre une « lancha » pour 166$ chacun. Le voyage aller dure ½ heure, un peu moins que annoncé (40 minutes). Le conducteur du bateau nous dépose et viendra nous rechercher dans 2 heures (photos « rio usumacinta ») La visite commence par la ‘gran plaza ‘ Je suis tout de suite intéressé par les linteaux de pierre sculptée (ph yaxchilan dintel) et pour être sur d’avoir les images je photographie les reproductions aussi. Les linteaux et les stèles sont vraiment très beaux. Les bâtiments en eux même sont assez abîmés, les voûtes généralement petites quand elles existent encore. Le site existe depuis les années +200 à + 700 puis fut abandonné, ce qui explique en partie son état. J’ai trouvé les pièces assez petites en général et peu avec une banquette pouvant servir de lit, donc ou ils dormaient à même le sol ou sur des lits en bois dont rien ne subsiste. Je n’ai pas vu de trou permettant le passage d’un support de bois. Une fois la ‘gran plaza’ visitée nous somme allés voir l’Acropolis. Un petit chemin, grimpant pas mal nous permet d’y arriver (50m plus haut) Les chambres d’habitation sont un peu plus grandes, les plus grands faux arcs se trouvent là. Une façade porte dans la pierre les motifs qui auraient permit de sculpter en stuc un dieu descendant et quelques volutes autour. Il y a aussi quelques stèles, illisibles. La visite de l’Acropolis terminée ne reste qu’à redescendre mais à mi-chemin prendre un autre parcourt à gauche pour retrouver une autre Acropolis, logée aussi sur le sommet d’une colline. Nous la longeons coté escalier. Si nous passons de l’autre côté nous pouvons voir que les différents bâtiments se sont organisés autour d’une cour. Les chambres sont assez variées. Je n’ai mis que quelques photos, j’en ai bien sur beaucoup plus en « réserve » Yaxchilan est très important pour le nombre de linteaux, stèles et parties de stuc recouvertes de sculptures.
Le chemin fini de descendre la colline et nous nous retrouvons presque devant l’entrée, c'est-à-dire aussi le débarcadère. Le pilote nous a vu et nous fait signe. Pendant que nous visitions je l’ai vu faire le guide et entendu une partie de la conversation qu’il avait avec d’autres visiteurs. Il s’agissait du calendrier mayas et des prévisions ‘astrologiques’ liées à celui-ci et il me semblait bien au courant, ce qui fait que sur le chemin du retour je l’ai questionné sur ce fameux calendrier. Alors si nous nous sommes bien compris l année compte bien 365 jours MAIS on écrit pas plus que 360 puisque les jours suivants sont mauvais mais on les compte quand même, par contre le jour bissextile il faut bien le loger quelque part il faut donc un 6ème jour tous les 5 ans et il ne se compte nulle part ni dans le kin ni dans le tzolkin (sinon il mettrait la pagaille dans l’ordre établi (4x5 pour faire 20). On va me dire « joli mais il va manquer une journée tous les vingt ans ! Exact ! C’est pourquoi les « mauvais jours » tous le 20 ans doivent être non pas 5 ni 6 mais 7 ce qui rend de décompte très facile à manipuler avec l’écriture maya des chiffres. Il m’a paru étonné des questions mais par contre a toujours été très net dans ses réponses, sans hésiter, exemple le jour bissextile c’est tous les combien ? Tous les 4 ou tous les 5 ans ?, « tous les 5 ans » (hé ! je parle du calendrier maya le calendrier grégorien c’est tous les 4 ans, il n’y a rien de changé ) Que valent ces réponses ? je ne sais pas, mais si elles se révèlent bonnes ce serait plus logique que les décomptes que j’ai déjà lus et qui ne m’expliquent pas les jours bissextiles
Le rio Usumacinta est environs à 3 m en dessous de son niveau le plus haut et 3m au dessus de son niveau le plus bas. Sur ses rives des arbres sont partiellement immergés. Le fleuve draine des branchages et des grosses branches d’arbre. Le conducteur de la lanchas doit surveiller constamment l’avant de son embarcation pour éviter de les cogner. Le fleuve draine aussi le fleuron de notre civilisation du tout à jeter, constitué ici de bouteilles de plastic. Je n’irai pas dire qu’il y en a beaucoup mais le peu qu’il y a c’est trop ! Rien à voir avec le Yangtzé (chine) qui doit drainer le polystyrène par mètre cube, pas les bouteilles plastiques vides, elles font l’objet du sous commerce de la récupération. Comme ont peut le voir sur quelques photos les eaux sont marron/jaune
La visite terminée je mange, me renseigne encore à l’office des cabanes puis retourne à Palenque Les cabanes de Yaxchilan sont pas mal, avec les toilettes à l’extérieur, et ne coûtent que 100$ ce qui donc est très correct. C’est pas luxueux mais propre et agréable 1er août A Palenque je retrouve l’hôtel Helena et la même chambre que l’année dernière Réveil à 8h30, une douche et déjeuner puis départ pour Ocosingo. La route passe dans la montagne et nombreux sont les lacets, la vitesse de pointe ne dépasse pas souvent les 60. De montées en descente je fini par arriver. Les ronds points de la ville sont complètement démolis, cela n’empêche pas de passer quand même, mais il y a presque pas d’indication. Je prends la direction de Comitan, la route menant à Toninà doit être un peu après. 20 kilomètres plus loin à la petit ville de Cuxula je me dis qu’il y a un petit problème. Je m’arrête pour me renseigner, il aurait fallu prendre le périphérique ( ? , pas vu !). Pour ne pas retourner sur mes pas et me refaire cette partie de montagne je prends par une petite route dans la vallée. La route par endroits est agrémenté de jolis trous et bien sur de nombreux topes à chaque village ou lieux peuplés. Toninà Je fini par arriver à une fourche indiquant Toninà à droite. Quelques kilomètre plus loin ne voyant rien je demande où se trouve les ruines à deux indiennes bien jolies dans leur robes traditionnelles. En souriant elles me disent de faire une grande courbe (à gauche) et c’est là. Je continue donc la route et moins de 100m après je vois les ruines loin au fond. Moins de 1km pour arriver à l’entrée ! Elles apparaissent comme énormes et je me rendrai compte qu’elles le sont doublement. A l’entrée se trouve un musée. Je me dis j’irai le voir en revenant. (ph « vers Toninà ») Un groupe entrant au même moment je le suis. Au bout du chemin le gardien me demande le ticket d’entrée. L’achat se fait au musée ! Il me laisse passer quand même en me recommandant de le prendre à mon retour. Quelques marches descendantes puis remontantes et l’on débouche sur un ancien jeu de pelote, les versant inclinés sont bas, des pierres marquent les 4 coins et le centre. A chaque bout du couloir de jeu il y a un espace rectangulaire. Sur le terrain au dessus il y a un grand autel où était sacrifié aux dieux les vainqueurs du tournoi. Ce terrain forme une vaste esplanade sur lequel on peut voir d’autres petits autels En face en 8 volées de marches se trouve l’ensemble, palais, temples, habitations …. Les chambres communiquent entre elles, les « lits » sont face à la porte, les chambres me semblent assez grande, ce qui me fait penser que le lieu devait être très sur et ses habitants bien tranquilles Il y a beaucoup de sculptures de stuc en différents endroits, quelques stèles effacées. A un endroit, le 20 octobre de chaque année le soleil illumine le fond d’un couloir, à son lever. A un autre endroit, dit le mur du squelette si l’on se tient devant la porte, le soleil dans le dos on voit, parait-il son squelette sur le mur en face, comme une radio, personnellement j’ai bien tourné dans pas mal de recoins, mais cela ne devait pas être l’heure de la radio ! Le soir je loue une cabana, prend un bain de vapeur style maya Le proprio du lieu me propose de me faire rencontrer un archéologue travaillant sur Toninà depuis longtemps 18 aout Réveil en pleine forme à 8h, après le petit déjeuner je vais voir le musée. Il comporte de nombreuses pièces, beaucoup de glyphes sur les pierres, de nombreuses roues calendaires en assez bon état. Je pense que toutes les photos que j’ai prises ne seront pas mauvaises (200 !) J’en ressort à midi ou presque. Je mange donc au restau de la cabana, tout en discutant avec une des personnes que j’ai connu hier. Il est assez âgé et a travaillé longtemps sur le site de Toninà, donc il connaît assez bien ! Il a connu des archéologues et certains ayant écrit un livre que j’avais dans la voiture et qu’il avait lu lui aussi, autant dire que nous avons bien discuté. La personne qui m’avait promis de me faire connaître l’archéologue de Toninà n’est pas venu, mais par téléphone a demandée que je laisse mon adresse email, il m’enverra plusieurs choses. A 13h30 je m’en vais direction Altamirano, jusque cette ville c’était bon, apès je ne sais pas où je me suis trompé mais je me suis retrouvé à Cuxula pourtant je suis sur d’avoir suivi le bon panneau, du coup j’ai passé par Cristobal De Las Casas. La route est très bonne mais c’est la montagne ! Donc beaucoup de virages ! A Cristobal la direction pour Comitan de Domingez est bien indiquée. 90 km plus loin je traverse donc cette ville, d’un bout à l’autre, c’est tout droit. Il y a des tas de panneaux mais comme ils ne me disaient rien je me suis arrêté pour demander la route pour être sur. Entre ces 2 villes à Teopisca je profite de voir un poste d’essence pour faire le plein. J’aime mieux assurer que de chercher un poste à la dernière minute, bien qu’il y ait des petits vendeurs le long de la route. Le jour commence à tomber je m’arrête à Chamic pas loin des ruines de Lagartero, trouve une chambre et un petit restau en face. Tout va bien !
Dimanche 19 Aout Lagartero Réveillé à 7 un débarbouillage rapide et je descends. A quelques mètres je reconnais mon logeur et sa femme, ils vendent du café et de quoi manger, donc je ne cherche pas plus loin Ensuite je vais à Lagartero, quand on vient de Comitan et que l’on arrive à Chamic il faut prendre la première route à gauche, tout de suite après le panneau « Chamic ». Comme il n’y a pas d’autre route il n’y a pas à se tromper. Attention il y a des « topes » en chemin ! Au bout d’un parcourt qui semble long, à travers les champs on arrive à Lagos de Cristobal Colon. Un homme en bordure de route t’assaille de suite pour te « vendre » le billet d’entrée, 40$, lequel te donne droit d’aller visiter les ruines et parcourir tout le parc. Je ne comprends pas bien tout ce qu’il m’explique mais je comprends en gros la direction des ruines. La première chose que je remarque est que le plan d’eau qui se trouve devant moi déborde sur la route. Prendre à gauche, puis à droite, de nouveau à gauche, suivre les flèches c’est bien indiqué. A un moment, sur plusieurs mètres, l’eau déborde sur la route et un petit pont piétonnier enjambe l’eau, plus un petit panneau indiquant les ruines à 1500m. Je gare la voiture. An moment de passer le pont une voiture venant des ruines traverse sans difficultés ce bras d’eau. Si lui passe, je peux passer aussi ! Ce que je fais. Peu après il n’y a plus de route je suis les traces des véhicules précédents jusqu'à un autre endroit ou se déversent de nombreuses cascades. On doit pouvoir traverser en voiture mais je ne prends pas risque inutile, je me gare, et vais à pied, ce n’est plus très loin. C’est un dédale de plans d’eau se déversant les uns dans les autres en de nombreuses petites cascades. Des arbres aux racines tentaculaires s’élèvent haut vers les nuages. Certains semblent torturés, rabougris. La végétation est assez dense. Des ponts faits d’arbre sciés en deux permettent de passer les cascades sans se mouiller les pieds. L’endroit est rempli des gargouillis des chutes d’eau, les oiseaux cachés dans la végétation se font entendre aussi. L’endroit est vraiment paradisiaque. Je fini par arriver aux ruines mais déjà ce parcourt dans une forêt vierge civilisée est un vrai plaisir.
La première chose que je vois après un petit groupe d’espaces rectangulaires (emplacements très probable d’ex habitations) est une pyramide pas très haute dont l’alignement est courbe. Je pense avoir mal vu, mais non en l’observant de près les plateaux successifs sont bien courbes. Au début je pense à un affaissement du terrain, mais non, cela a du être volontaire car le plateau de base est bien à plat sur ses 4 côtés, je trouve que cela fait plutôt joli, mais c’est la première fois que je vois cela. Que représente cette démarche architecturale, je l’ignore complètement. Ce modèle n’est pas dans les schémas que j’ai déjà vus. En face un autre bâtiment de forme pyramidale pour la base mais le plateau supérieur pouvait recevoir un bâtiment différent (de bois ?). Derrière un jeu de pelote que je qualifierai de « réglementaire » puisque à chaque bout du couloir de jeu il y a 1 espace rectangulaire. Une « montagne » inexplorée se trouve entre ces deux groupes. Elle est beaucoup plus haute que les parties déjà rénovées La pierre utilisée ici est la pierre plate, comme à Toninà, mais en dessous il semble y avoir eu des constructions en gros galets de rivière. La visite des ruines terminée je reprends plaisir à faire le parcourt inverse. Revenu au « village » je vais voir le trajet « cascades » Cela me plait vraiment ! En plus les photos que j’ai prises donne bien le reflet et le mouvement des eaux. A un endroit j’ai vu un oiseau mouche venir sucer les fleurs. Sur la photo j’ai bien les fleurs mais pas l’oiseau ! Il était de couleur verte, métallique, et se déplace très rapidement. 13 agosto promenades sur les lieux maya (3 et fin)Je vais ensuite à Chetumal, mais pour entrer au Belize il me manque un papier de la voiture ! Je dois faire demi tour !!!! Comme il est tard je m’arrête à Balacar et y trouve une chambre chaude avec air conditionné bruyant/ Jeudi 09 août Ayant quand même bien dormi après avoir arrêté l’air conditionné, réveil vers 8h30, une douche, un café, je me renseigne sur la poste que fini par trouver pas loin du fort de Balacar. Je commence donc par poster la lettre qui vient de voyager pendant 8 jours ! C’est pas toujours évident de trouver la poste, elle ne doit pas souvent servir pour le courrier ! Ensuite je visite le fort. Une étoile fortifiée selon les préceptes de Vauban (mais le nom ne dit rien ici). Je ne sait pas si l’emplacement des canons est réellement celui de l’époque et j’ai quelques doutes, Car situés comme ils le sont il aurait été très dangereux de les charger (rappelons qu’ils se chargeaient par la gueule) et d’autre par rien qui n’assure le recul, J’en conclu que la rénovation du fort est un peu hollywoodienne, au moins sur les détails – détails pour nous aujourd’hui- Dans le musée, quelques maquettes, quelques instruments de navigation et de bonnes explications, quelques épées, la photos de « famille’ des pirates les plus célèbre. Une métate qui joue les intrus (le metate est une pierre plate sur laquelle on met le maïs que l’on écrase avec un rouleau de pierre aussi pour obtenir la farine de maïs , laquelle entre autre servira à faire les tortillas) Quelques panneaux aussi sur la guerre des Castes, soulèvement des mayas surexploités de la région, mais cela n’a aucun lien avec la piraterie Direction Tulum, mais avant arrêt à Muyil. Durant le trajet je prend d’abord un auto stoppeur, je déjeune un petit restau routier. C’est bon mais d’une lenteur !! Plus loin je prend 2 indiennes et leur 2 enfants en stop, elles me demandent de les déposer à un endroit où il y a une grande mare d’eau 6/7 kilomètre plus loin. Elles m’ont demandé combien je voulais pour la course, je leur ai dit « un beau sourire » Je l’ai eu ! Avant et après Muyil il y a de grands travaux d’élargissement de route. C’est là que l’on peut voir que les petits arbres de la forêt vierge ne pèsent pas lourd devant les bulldozers.
Muyil C’est tout petit, les premières ruines toujours en l’état, c'est-à-dire des tas de pierres, pas loin un petit temple à la toiture en arc, mais petit arc, 2 colonnes (ce qu’il en reste) marquent l’entrée. Un toit de palme protège l’ensemble, il faut se baisser pour entrer. Les mayas du coin ne devaient pas être très grands. Sur le côté un ensemble d’habitation avec des marches pas très hautes. La pièce centrale est un temple appelé le Castillo , carré, 18 m de haut il devait être élégant. Comme bien entendu il est construit sur un autre temple, dans lequel ont été trouvé de très nombreuses offrandes (164) Sur ce site ont été trouvé d’autres objet de style Puuc et Peten c’est à de 300/400 km de là. Il y a/avait des peintures rouges, bleus, jaunes et noires. Il y a aussi un sacbé qui mène à la lagune. En réalité ce chemin de 500m n’existe plus beaucoup, et il y a un chemin tortueux qui le remplace (40$ le parcourt, ça c’est du racket !) Un mirador est dressé dans le parcourt, il permet de s’élever au dessus de la canopée et voir la lagune, de haut. Une partie du trajet est fait d’un chemin de planche permettant de passer au dessus des mares d’eau croupissante. Quelque panneau indique le nom des arbres présents sur le parcourt La lagune est d’eau douce, une maison y est installé et il y a quelques bateaux plats (en plastic ou fibre de verre) L’eau est claire, les premiers mètre en bordure d’eau me semble très boueux, une boue calcaire qui se redépose rapidement après avoir été dérangée – passage d’un pécheur- Au passage je prends en photo une grande sauterelle qui s’est posée sur le ponton. Elle va probablement finir au bout d’un hameçon ! Je retourne par un autre chemin, plus large, on peut facilement y passer en voiture, un petit chemin de traverse ramène presque au début de la visite. Presque en face de ce chemin, un mur caché par la broussaille, et à son pied une sculpture ancienne. Quelques mètres plus loin mais de l’autre côté une petite grotte taillée dans la pierre est sculptée aussi. Sans doute maya aussi, mais maya moderne (je lui donne moins de 150 ans.) plus loin encore des strates de la couche de pierre, à la façon de voir son profil je pense qu’il devait s’agir d’une carrière où étaient taillées les blocs servant aux constructions. La forêt rend difficile la lecture mais je pense ne pas me tromper Petite causette avec le gardien
Tulum Direction Tulum à 15 km de là. La ville est plutôt grande, traversée par une artère centrale allant vers Cancun. Le côté plage est fortement habité par les gens du coin, beaucoup de petites maisons de planches avec un toit de carton bitumé, et des hamacs, pour celles dont j’ai pu entrevoir l’intérieur. Sur l’artère un feu rouge. Après le feu rouge, direction plage, les types de maisons changent, et il y a beaucoup d’hôtels, qui à voir leur devanture ne doivent pas être gratuits ! Je trouve une « cabanas » 200$ ce qui est déjà cher, mais il n’y a pas l’électricité. J’en trouve avec électricité mais 300$, toilettes et douches à l’extérieur. J’ai mangé à cet endroit : poulet mexicain avec 2 bières 90$, hier au petit routier j’ai mieux mangé, c’était meilleur et plus copieux avec 2 boissons aussi 43$. Il y a beaucoup de touriste de la zone Euro, alors ils tirent dessus à fond Une cabana c’est quoi ? c’est vraiment une cabane, des tronc de pin de 8/10 cm scellés dans un béton, d’autres servant de sablière cloués de place en place au précédents, Des rames, ici clouées, pour faire l’armature du toit, des palmes en couverture. Une prise électrique et une ampoule pour la lumière qui ne fonctionne que de 7h du soir à 5 heures du matin. C’est aussi un lit construit avec le même matériau suspendu à 4 cordages. J’allais oublier la porte faite de 3 épaisses planches avec un verrou de chaque côté. Evidemment rien n’est jointé. Je pense pas qu’il y ait plus simple sauf un hamac attaché à 2 arbres dans la nature. C’est le camping semi « sauvage » Il y aura l’électricité dans une demie heure, alors, je mets un maillot de bain et vais me baigner. Les rochers en bordure sont si piquants que je remets rapidement mes tongs, la plage de sable est à une cinquantaine de mètre à ma gauche. Comme à Progreso les marées se marquent que de quelques mètres sur les plages. On est loin des retraits de la mer à Berck ou du Mont Saint Michel. L’eau est claire et chaude ! Un délice ! Après les chaleur de la journée, la chemise collante de sueur, c’est super agréable ! Donc je barbotte jusque la fatigue, un coup sur le dos, un coup sur le ventre. A environ 30m du rivage on perd pied, et un peu plus loin en plongeant je n’arrive pas à trouver le fond (manque d’entraînement sans doute, mais aussi que le plateau maritime doit descendre assez rapidement sur cette partie). Une petite douche d’eau douce au retour, puis souper, j’en ai parlé plus haut.
Avec la fraîcheur de la mer j’ai froid en dormant, vers les 4 ou 5 h je me lève pour aller prendre un pull dans la voiture. Et au final je ne me recouche pas, je regarde le ciel étoilé et cherche celles dont me parle un livre. Comme je suis pas doué pour ce spectacle, je ne trouve pas l’étoile polaire qui devrait se trouver à ma gauche quand je suis face à la mer. Il y a bien quelques étoiles qui semblent former le grand Chariot mais elles sont à l’est, donc ce ne peut être ça ! Par jeu je les prends en photo, à l’aveuglette, car je ne vois rien sur l’écran de l’appareil. Au « développement » j’ai un rectangle noir, mais à ma grande surprise en jouant avec l’agrandissement les étoiles sont visibles et en plus on peut voir leur couleur, soit blanc, bleu, rouge, jaune. Une fois que l’on les a trouvé on peux réduire et continuer de les voir – C’est marrant, c’est un peu comme quand on doit s’habituer à l’obscurité pour voir quelque chose ! (bien nettoyer l’écran pour pas confondre grain de poussières et étoiles !) Ensuite le ciel a commencé à s’éclairer, les étoiles peu à peu s’effacer. Tout doucement le ciel s’est détaché de la mer, quelques nuages à l’horizon jouant la « fausse selva » formaient un mirage de forêt vierge. Un long et fin nuage blanc se mit en couleur Spectacle rarissime pour moi ! J’assiste à lever de soleil, avant même qu’il ne soit visible !!!! Bien sur, je pense aux légendes mayas qui racontent qu’au tout début le ciel et la mer ne faisait qu’un, avant que le dieu créateur décide de créer la terre et de séparer le ciel de la mer. Pour qu’ils ne se mélangent plus de nouveau il mit 4 porteurs pour élever le ciel, un à chaque point cardinal, nous on dit atlantes eux Bacob (un bacab, des bacob, hihi !) Au centre il fit pousser un grand arbre pour qu’il puisse réunir le haut (le ciel) le centre (la terre) et le bas (l’enfer, à l’ancienne mode grecque ou quelque chose d’approchant, rien à voir avec l’enfer version chrétienne)
La lumière se fait de plus en plus franche, le bleu de l’eau à une teinte irréelle qui change de minute en minute. A travers la fausse forêt se glisse un point rouge, qui enfle, grossit, s’élève. Ses contours commencent à se préciser, enfin dépasse les fausses cimes : le Soleil se lève encore tout rouge de sommeil, pas éblouissant « Bonjour soleil, on ne se voit pas souvent si tôt ! Encore une photo ! » Ensuite il jaunit et prend des forces, il ne fait plus froid ! Je vais me recoucher un petit moment, enfin jusque 11h !
Les ruines de Tulum Tulum = murailles. Son nom d’origine devait être Zama = lever de soleil Les ruines ne sont pas très loin des cabanas, à l’entrée une belle maquette, mais difficile de prendre en photo à cause des reflets de la vitre protectrice. Tulum était un port alimentant la partie Est de la péninsule du Yucatan, aujourd’hui nommée Qintana Roo via Coba et Chichen Itza. Une muraille en U sépare ce port du reste du pays, la partie non maçonnée donne sur la mer et est protégée par les levées de roche, seule une plage d’une cinquantaine de mètres de largeur sur autant de profondeur permettait aux embarcations de venir s’échouer sur le rivage et être déchargées/chargées ou tout simplement se mettre hors eaux pour la nuit Les constructions plutôt tardives (1200/1400) sont ordonnées par des rues Une stèle, des sculptures en particulier du dieu descendant Un ensemble de temple nommé castillo, la maison des colonnes, et la maison du Halach Uinic
Il est très rare de rencontrer des murailles dans les villes ou villages maya, ou autres systèmes « défensifs » pour le moins d’après tout ce que j’ai visité jusque maintenant et ici elle sont probablement tardives 1400 Le commerce maritime côté atlantique devait être nettement plus important que celui côte Pacifique les aztèques ayant eu beaucoup de mal à s’imposer sur ce côté (traversée des Sierras difficiles et peuples se défendant farouchement) Les voies Mexico – Tuxpan ou Mexico – Veracruz étaient plus traditionnelles bien avant l’arrivée des aztèques (+1100/ +1500) du temps de gloire de Teotihuacan (+300). Les rapports entre les mayas et les zapotèques (Oaxaca) sont pourtant toujours donnés comme bons
Retour à merida Je repasse par Coba, non pas pour visiter, mais tous simplement parce que je me souviens d’un bon petit restaurant à l’entrée de ce village. Ils font hôtel aussi, 250$ la nuit, une vrai chambre avec tout ce qu’il faut (42 km de Tulum !) J’y ai de nouveau bien mangé j’y retournerai encore ! Je cherche 2 sites que je ne trouve pas, est-ce à cause de travaux d’élargissement de route, les panneaux auraient été enlevés ? J’ai demandé dans un petit village, pas sur ma carte, le site existe bien ! Je verrai cela cet hiver. J’ai découvert sur cette route des cénotes bien agréables dans le sens ils ressemblent à des piscines souterraines où les nageurs, grands et petits, s’y donnent à cœur joie !
12 agosto les lieux maya (2) yucatan, campeche, quintana rooChicanna (ph de 75 à 84) CHI = bouche, kan= serpent, na = maison : = la maison de la bouche du serpent A 2km de becam, ce site est aussi du style Bec, coins arrondis, fausses tours latérales, même lourdeur architecturale, même beauté dans les sculptures de stuc. Un bâtiment avec une porte monumentale agrémentée des attributs d’itzamna, récemment rénovée, elle vaut le détour !
Hormiguera (ph de 85 à 89) Une fois avoir mangé (13h30) je refais un tour à la ‘gazolinera’, toujours à sec ! Direction « Justo Sierras » ce qui veut tout dire (seulement les montagnes) il y a un panneau avec une pyramide à voir la carte c’est pas très loin mais il n’y a pas d’indication de route. Vers la sortie de Xpujil je demande quand même si c’est la bonne route et s’il y a vraiment quelque chose. La petite vendeuse à qui je demande cela me confirme que c’est la bonne direction et qu’il y a bien des ruines, mais aussi que la route est mauvaise. Une dizaine de km plus loin un panneau indique le site. La route traverse un bourg, mais aussi se détériore rapidement, il y a 8 km à faire ! Cette route qui fut à 2 voies et goudronnée n’existe encore que par endroit. Le reste ou bien elle a complètement disparue ou il n’en reste que des bouts entre les nids de poules, non, d’autruches ! En faisant un peu de slalom il est possible d’éviter presque tous les trous. A un moment on se trouve en pleine forêt (vierge) et heureusement il n’y a pas de passage. En roulant lentement, c’est bon et on fini par arriver sur une aire de stationnement, où se trouve même un taxi ! En allant vers le bâtiment d’entrée je croise les autres visiteurs. Il faut juste mettre son nom sur un registre, l’entrée est gratuite ! Sans doute pour nous récompenser d’avoir suivi une route si mauvaise ! Il y a principalement un grand bâtiment avec une façade monumentale décorée des attributs d’itzamna, de fausses tours de part et d’autre sans les décorations habituelles de Chaac. Est-ce parce qu’il pleut souvent par ici qu’il n’est pas nécessaire de l’invoquer ? Est-ce une idée les chambres me semble plus grandes, mais sans banquettes, les toitures étant effondrées il n’ait pas possible d’en savoir plus sur leur occupation. Un autre bâtiment porte un temple à la façade très décorée. D’autre tas de pierres recouverts par la végétation dénoncent des bâtiments pas encore visités (comme sur chaque site il y a quantité de lieux non encore exploités)
Dimanche 5 août Quand je me réveille, il pleut et il pleuvra presque toute la journée, du coup je ne bouge pas, lecture et écriture. En fin de soirée il fait un peu frais, je mets un polo léger
Lundi 6-août Départ vers 9h, un tas de monde à l’air d’attendre à un abri de bus, mais en réalité il ne passe pas de bus, ils attendent que quelqu’un les prenne pour aller à Xpujil, donc j’en prends 4, fin content de l’aubaine. Arrivé à xpujil je vais d’abord à la gazolinera, ça va, il y a de l’essence je fais donc le plein 300$ donc il me restait ¼ du réservoir soit 150 km un peu juste quand même pour aller à l’une des extrémités. Par précaution je cherche une machine de banque, il n’y en a pas ou il faut avoir une carte banamex, du moins c’est ce que m’a dit la gardienne des lieux. Il faut aller à la poste. Je trouve le petit bureau où d’autres personnes font déjà la queue. Je demande si ma carte va, oui ça passe ! J’attends donc mon tour. Calakmul Photos de 90 à 111 Une fois cela fait (9h45) direction Conhuas 60 km puis Calakmul, de nouveau 60 km sauf qu’il y a un péage 40$ pour la voiture et 40$ de plus par occupant donc 80$ pour moi. Le gardien note le numéro de la voiture et demande aussi la nationalité 10/15 km plus loin sur la route je vois gambader, ou plutôt sautiller un petit jaguar 50/60 cm il me semble un peu efflanqué, plus gris que jaune avec ses ocelles noires. Je ralenti pour le prendre en photo mais il se sauve dans le bois et ne m’attend pas. J’en ai parlé après à quelqu’un de la région il ma dit que c’était bien cela les jeunes jaguars sont toujours « flacos » (éfflanqués) et que cela portait chance de les voir. Houpy !! A 20 km une autre barrière, l’homme ne prends que le numéro de la voiture et demande la nationalité (il n’y a pas de taxe supplémentaire) Ensuite les 40 km restant sont assez sinueux, la route est bonne mais pleine de virages, elle s’est rétrécie un peu c’est disons une route et demie donc quand on croise un autre véhicule c’est un peu juste. J’en ai croisé 4 en tout, c’est pas trop gênant. (ph 90- 91) J’ai rencontré aussi quelques « pavo de monte » c'est-à-dire des dindons sauvages avec un bien joli plumage aux reflets métalliques. Malgrè leur taille (celle d’une dinde commune) ils volent avec aisance. Pendant la visite j’ai vu aussi des singes noirs (araignées, avec leur long bras) eux, j’ai pu les prendre en photo, un serpent, un tout petit (15cm ?) et des piverts avec tête et une couronne rouge d’ailleurs. Comme celui du Canada, quand ils se sont vus observé, ils ont été se cacher derrière l’arbre, faisant dépasser leur tête de temps à autre, car ils sont très curieux. Un s’est envolé j’ai réussi à prendre l’autre en photo. Un jabali (ou pécari si tu préfères) a traversé la route sans non plus me laisser le temps de fixer son image, il était très pressé !
En revenant j’ai vu aussi une biche mais elle n’a pas voulu être prise en photo Pour arriver au centre archéologique il faut plus de 1 heure de route dans la forêt vierge, Une fois entré il y a un plan sur lequel n’est pas située l’entrée (ou la sortie), plus loin beaucoup plus loin le petit chemin surélevé porte une bifurcation sans autre détail que d’affirmer le caractère biologique de la zone, plus loin encore il se termine sans autre indication, coupé par une « route » assez large. J’ai pris à gauche, un bon bout après une flèche vers la droite mais on voit des bâtiments en haut de la montée à gauche. Je vais voir. C’est le coin où il y a une grande pyramide, plutôt 2 deux cotés s’étant rejoints, C’est la place centrale avec les structures 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Elle est dure à gravir (ou c’est moi qui fatigue ! hihi !!) Un peu essoufflé arrivé au sommet. C’est le point culminant du coin Chaque édifice a des stèles Les stèles sont en fait une barre de pierres levées droites sur laquelle les mayas ont écrit avec du stuc. Avec le temps et les pluies toutes les sculptures ont presque disparu ou sont devenu illisibles. En principe quand on pense à une stèle on pense à un mono bloc de pierre dressée, ce n’est pas toujours le cas comme j’ai déjà pu le voir ici et ailleurs, ce qui n’avait pas une grosse importance pour eux puisque cette (ces) pierre (s) allait être recouverte d’une épaisse couche de plâtre puis sculptée et peinte. En rouge et bleu principalement. Sur les explications j’ai lu que la peinture rouge ajoutait au dramatique, je pense que c’est une erreur complète issue de nos concepts européens, chez les chinois le rouge est la couleur du bonheur et de la bienveillance, dans les théâtres chinois celui qui porte le masque rouge (et noir) (et qui nous semble être en colère) c’est le « bon », le «généreux », le « protecteur ». Comme une des figures peinte en rouge ici est celle d’itzamna, le dieu créateur le « bon », je pense que le rouge doit plutôt être codée comme « bonne » ou porteuse de bonheur Fini la visite de la place et quelques détours vu le mauvais fléchage, je visite l’Acropolis. Des grandes structures probablement d’habitation avec des stèles dont une vantant les mérites de la reine régnante, cas qui semble rare dans hiérarchie maya. C’est assez amusant de remarquer que dans les castres féodales quelque soit le siècle et le lieu les hommes n’aiment pas du tout laisser le pouvoir aux femmes, ce n’est pas l’apanage du moyen age ! Dans cette aire il y a aussi un jeu de pelote avec un couloir central, les banquettes inclinées comme à Bécam mais un peu moins haute, pas de mur latéral, pas de centre, pas d’anneau et ici en plus pas de cour marquée aux extrémités. Il y a de la place d’un côté mais pas du côté proche des bâtiments une stèle bouchant l’espace. Je reste dans l’idée que ce jeu avait ici des règles différentes des autres régions. Il est 15h30, je crois avoir vu tout ce qui est possible même un peu plus, je rentre. Le chemin pour retrouver la sortie me semble assez long, au moins 1,5 Km.
Mon pneu arrière gauche fait grise mine. Je le change donc. Le cric est d’un modèle que je n’ai jamais vu, mais bon, ça va quand même par contre il n’y a pas la clé pour enlever les gougeons ! A un arrivant je demande de l’aide. Très gentiment il cherche l’outil dans sa voiture, pas de chance c’est pas le même modèle, trop grand ! Je vais voir le gardien, il va à vélo voir un collègue qui devrait avoir un croisillon mais, pas de chance encore, il ne l’a pas ! Arrivent d’autres visiteurs, nous leur demandons, cette fois c’est bon ! La clé est à la bonne dimension ! Pourtant quand le vendeur m’a fait voir l’ensemble la première fois je suis sur qu’elle y était. Il a du oublier de la remettre quand il a changé les pneus avant Il est un peu plus de 16h je reprend la route, un bon 17h je repasse le poste d’entrée, et demande au gardien ce qu’il y a Conhuas, il ne sais pas mais me dit qu’il y a un resto et un hôtel et c’est à 2 km Juste avant le restaurant il y a un panneau qui indique un coin avec des ruines, vu l’heure j’y vais de suite au cas où ce ne serait pas encore fermé, il y a 3 km. 2km plus loin je rencontre les gardiens qui ont finis leur journée. Bon ce sera pour demain, plus un autre coin à 25 km d’ici selon les renseignements que j’obtiendrai/ Au restau je demande un poisson à l’eau puisque je voulais une soupe mais il n’y a pas, du coup j’ai ma soupe quand même. Une tanche, pour ce que j’y connais, bonne ! Comme hôtellerie c’est des « cabanes » 200$, un peu cher, car en plus pour ce prix là il n’y a pas de douche, pas de télé (bien que je ne la regarde pas) et les toilettes sont à 30m (un peu limite), hier la cabane valait 140$ avec tout ce qui manque ici. Quand je repasserai je sais où je m’arrêterai et où je passerai outre ! Mardi 7 aout
Réveillé vers les 8 heures. Je ne peux pas prendre de douche étant donné l’installation. Je vais rendre la clé et je déjeune café pain pour ne pas changer. Mais qu’ils sont longs pour faire chauffer une tasse d’eau !!
Balamku Balam = le jaguar, ku= le temple = le temple du jaguar. photos de 112 à 128 La visite commence par un groupe d’habitation de quelques « blocs » contenant des chambres avec un plafond en faux arc. Souvent il ne se voit que le départ le reste s’étant effondré. Sur les photos on peut voir assez bien les pierres plates utilisées pour réaliser cet arc (pas très régulier d’ailleurs) Devant chaque groupe il y a une place assez grande. Le long d’un petit monticule s’est dressé un début de pyramide avec 4 chambres en haut Un bâtiment en façade est décoré de 2 petits panneaux où la lecture de la figure peut se faire sur 2 plans. Ce jeu de symétrie est fréquent, ici il est de haut et bas. Le groupe suivant commence par une porte dont l’entrée est de 2 styles différents, un de chaque coté, c’est très net. Passé la porte on se retrouve sur une grande place avec une pyramide au fond, une pyramide bien régulière et bien symétrique, sauf qu’à gauche un bâtiment est venu s’y ajouter. Il semble participer à la pyramide mais pourtant il est différent, d’abord ses coins sont arrondis contrairement aux angles de sa proche voisine et enfin et surtout il est creux !!!! Et en plus ce « vide » est plein d’une décoration en stuc. Ne serait-ce que pour cela c’est une visite à ne pas rater !! Quand ils ont décidé de mettre une nouvelle cape sur le bâtiment précédent, les mayas ont commencé par protéger l’ancien. Sauvant ainsi cette magnifique frise. Mes photos ne sont pas terribles, toujours le problème des fausses couleurs et en plus dans la pénombre (pas le droit d’utiliser le flash) je reproduirais l’image plus tard avec les explications adéquates, enfin j’espère ! L’autre côté du bâtiment, actuellement inexploité, contient aussi des frises accessibles qu’avec les autorisations requises ! Pour l’instant elles n’ont pas encore été publiées ! La photo 126, en bas à gauche un serpent va bientôt attraper la boule (le soleil) donc nous sommes le soir, sur un autre panneau ce serpent recrache la boule c’est le matin le soleil sort du monde de la nuit !
Retour à Xpujil il n’est pas très tard, midi 30 environs. Je commence par aller voir le réparateur de pneu. De fait un joli clou est venu orner ma roue. Il démonte la pneu en quelques minutes avec un outillage on ne peut plus simple. Une presse « made in BRICOLAGE » mais efficace fait sortir le support de métal. Une « écarteuse » pneumatique du même fournisseur permet un accès facile à l’intérieur de la chambre. Un coup de meule lui permet de localiser exactement l’endroit. Il enlève l’intrus badigeonne de colle puis place une rustine. Le tout n’a pas du dépasser la quart d’heure regonflage compris. 40$ Tranquille de ce côté je vais manger, et face à ce restau je vois un petit local internet, bonne affaire ! Une fois mangé je vais au site archéologique de Xpujil c’est vers la sortie direction Escarcegas. Comme toujours le panneau indicateur est juste face au lieu. Xpujil Ce n’est pas très grand, 3 structures dont 2 d’habitations pas très originales, grandes barres de pierres ouvertes sur une face vers des chambres voûtées, enfin quand la voûte est encore en place, quelques banquettes « soutenues » par des colonnettes ce qui fait penser au style Puuc Par contre la Structure n°1, elle est très spéciale et belle Sur une grande plateforme rectangulaire un grand bâtiment avec 3 tours une à chaque extrémité et une au centre un peu en retrait. Par leur hauteur (18m) elles ne donnent pas l’impression de lourdeur. Quand elles étaient complètes elles devaient avoir fière allure ! En façade 3 portes donnant sur des chambres assez grandes. 2 chambres en continu à chaque. Les murs de séparation (en devanture) ornés de sculptures de stuc. Il y a d’autres chambres sur les côtés. A l’une de tour un étroit couloir, garnit d’un escalier bien raide permet d’arriver au niveau 12m environ, ce qui donne un joli point de vue ! Cet escalier devait permettre d’arriver à l’étroite plate forme du faux temple installé à son sommet.
Donc encore un lieu à ne pas manquer si l’on passe dans le coin !
Sorti de là je cherche des cigarettes et bois une bière tout en regardant ma carte. J’ai vu tous les sites sauf rio Bec que je n’ai pas trouvé. Je vais à internet pour envoyer un message comme quoi tout va bien. En passant devant la gazolinera je m’arrête pour faire le plein 200$ soit 40 litres pour 300 km. 13 L /100 elle tétine pas mal titine ! Deux trois kilomètres plus loin en direction de Chetumal, un panneau « Rio Bec » à droite ! La route est tapissée de nid de poules, des grosses, les amortisseurs ne sont pas trop contents ! J’arrive à un village, bien tranquille, où les petits cochons noirs vont et viennent sans se presser. (photos 142-143-144) Le village traversé la route devient de plus en plus mauvaise, au point que je pense m’être trompé. Je fais demi tour et à la première Tienda je me renseigne, non, non, j’ai bien pris la bonne route mais avec les pluies elle est impraticable, de plus ma voiture est trop basse elle ne passera pas, et enfin c’est encore à 13 km ! Bon, ça va ! Il est 3h30 même si j’y arrivai il serait trop tard. Demi tour Peu de kilomètre après : arrêt, l’armée fait des contrôles de police et fouille tous les véhicules, dans les deux sens. Une quarantaine de kilomètres plus loin re ! Consciencieusement le jeune officier inspecte la voiture et les bagages. Ils font la guerre aux trafics d’armes et de drogues. 20 kilomètres plus loin 3ème vérification ! De même tout y passe ! Ce qui m’intéresse c’est le panneau qui indique une autre zone archéologique, pas loin, 9 km, kohunlich. Je trouve le site mais c’est fermé, par contre la personne qui se trouvait là me donne un bon renseignement pour dormir. Il n’y a pas d’hôtel mais de cabanes avec tout ce qu’il faut et un petit retau dans le village. Il m’explique comment trouver, disons que c’est à 100 à droite après le carrefour pour Chetumal. Le long de la route il y a de magnifiques palmiers je m’arrête pour la photo. (de 145 à 148) Au croisement il y a toujours les soldats, refouille ! Y a pas à dire ils font bien leur boulot ! De fait il y a des cabanes, pas mal avec eau, douche et wc, 150$ correct ! le proprio est sympa, nous parlons un moment. A 7h30 je vais manger. Je demande s’il y a quelque chose comme de la soupe mais il n’y a pas. Dans tout ce que me propose la cuisinière je choisi tout bêtement le poulet. Une bonne cuisse de poulet rôti avec frites (hé oui !) tomate et haricot bien sur + 2 bouteilles de jus d’orange 54$ c’est très correct ! j’y retournerai demain au retour de la visite ! Mercredi 08 août 07
Je vais déjeuner dans le petit restau après avoir été rererevisité par les soldats de service idem au retour bien entendu, je vais à kohunlich
Kohunlich Photos de 149 à 170 Pour une fois je prends un guide, .il ne m’apprend rien d’extraordinaire mais c’est agréable de faire une visite et pouvoir discuter, commenter les choses que l’on est en train de voir. Il me fait cependant remarquer 2 choses, les arrondis en fausse colonne, ce qui représente au joli travail de pierre, le plan incliné de toutes les places. Le point bas étant canalisé pour finir dans des réservoirs d’eau. Il me raconte que le couloir qui monte à l’acropolis à la particularité d’avoir la lune se plaçant dans l’ouverture, chaque année 20 jours (un baktun) après l’équinoxe de printemps. Ce serait le soleil, pourquoi pas mais la lune j’ai des doutes, à vérifier ! Un bâtiment comporte 9 portes ce qui est assez étonnant car cela correspond aux 9 étages de l’enfer maya. Le jeu de pelote avec son couloir, les deux places à chaque bout (ici rectangulaire) est semblable aux précédents. Nous en discutons et est d’accord avec moi les règles du jeu devaient être différentes ici. Un peu plus loin un bâtiment recouvert d’une toiture de paille abrite 5 mascarons de stuc Assez bien conservés ils portent visiblement les traces de leurs peintures d’origine/ Le site est très grand et j’y passe environ 3 heures !
De là je vais à Dzibanché après avoir été manger au petit restau, ce qui me vaut un iènième contrôle par les soldats toujours à l’œuvre Dzibanché Dzib= écriture ché= le bois donc écriture sur le bois (des linteaux) j’ai cherché mais je n’ai pas trouvé !
Un peu plus loin que le village de Morocoy ce petit site est intéressant en particulier parce que l’on y voit la structure de pierre qui allait servir de support aux mascarons Même soucis de la récupération des eaux Kinichna Quelques kilomètres avant se trouve un tout petit site juché sur un pic naturel ( ?) comprenant que 2 étages aux marches un peu hautes ! 11 agosto les lieux maya (1) yucatan, campeche, quintana rooJeudi 2 aout Nouvelles aventures de Tintin chez les mayas Bon c’est décidé je vais faire mon petit tour chez les mayas, les anciens et les nouveaux, c'est-à-dire ceux d’aujourd’hui Je commence par me tromper de route, voulant aller directement à Acanceh mais je prends la route de Tixkokob soit celle que j’ai prise il y a 3 semaines. C’est pas bien gênant, je vais en profiter pour retourner à Aké voir si la machine à henequen marche effectivement. Comme je le supposais les 2 ateliers fonctionnent en semaine, Côté corderie je n’ai pu parler qu’à un seul jeune occupé à tirer les fibres d’un gros paquet et les engager dans une machine, en tout 4 « paquets » étaient ainsi assemblés pour refaire un autre paquet. Est-ce pour mélanger des sortes différentes je ne sais, la personne qui m’a répondu avait soit des difficultés d’élocution ou alors il essayait de me parler espagnol alors que ce n’est pas sa langue naturelle. Bref j’ai pas compris l’histoire. Ces 4 écheveaux réassortis en un seul étaient « rebobinés ». La machine suivante, qui refusait de démarrer, avalait un seul écheveau à la fois, je n’ai pas pu voir le résultat de son travail, et le pauvre conducteur avait suffisamment de mal à essayer de la relancer sans que j’aille l’embêter avec des questions. Comme j’avais entendu le bruit de la « défibreuse » en descendant de voiture je suis allé voir de l’autre côté. Un chariot chargé de fibres légèrement verdâtre, une rampe de cuivre luisante lui apportait les « mains » de filasses. Un ouvrier les attrapait à la sortie de la chaîne. Quand il en avait une bonne poignée il la liait rapidement en la poussant un peu plus loin. Quand il en avait plusieurs il les faisait glisser sur cette rampe de cuivre.
3 trois autres juchées sur des caisses « étudiées pour » répartissaient les paquets de feuilles de sisal sur le tapis de la machine. Un petit rondouillard allait et venait entre eux, le contremaître sans doute. Par politesse je lui demande si je peux les photographier. Pas de problèmes ! Mais après avoir été taxé de 30 pesos ! J’aime pas ce principe d’essayer de tirer toujours 3 sous de tout et de rien, mais bon, il fait chaud, ils sont 8 en tout 30 pesos ne font même pas 2 « Chelas » (une chela = presque 1 litre de bière). Je prends les photos. (Elles sont dans le fichier « tixkokob, aké, hennequen » que j’ai réorganisé. J’espère qu’elles apparaîtront dans l’ordre) Les ruines j’ai vu, (bien que je n’aie pas encore fini le résumé de cette visite) et cette fois j’espère ne pas être embêté avec les piles. J’ai racheté un jeu de pile rechargeables et acheté une paire de piles habituelles. En faisant demi tour je regarde ma carte et il devrait avoir la possibilité de couper court par des petites routes. Je demande à un jeune. Il me propose tout bonnement de retourner à Mérida et de reprendre la bonne route à partir de là. Pour un conseil pareil je n’avais pas besoin de lui ! Un vieux qui était à côté me dit que c’était très possible en prenant les « caminos blancos » (ph8) les « routes blanches » si tu préfères. Un zig un zag traverser deux axes et j’étais arrivé ! Le jeune lui dit que les chemins étaient mauvais, et lui de répondre qu’en roulant pas trop vite ils étaient bons quand même ! J’ai suivi les conseils de l’ancien, surtout parce qu’ils m’arrangeaient. De fait les chemins blancs ne sont pas si mauvais que cela. 2 3 petit bouts un peu juste mais j’ai déjà vu nettement pire dans des chemins de campagne, en France, il n’y a pas d’ornières c’est déjà ça, disons des nids de poules, enfin des grosses poules ! Le chemin semble un peu long, d’une part pour ne pas rouler trop vite (40/50 km/h) et d’autre part parce qu’il n’y a rien, le chemin, les murets de pierres de part et d’autre et les arbres qui le bordent, c’est tout ! Au bout de quelques kilomètres le chemin s’est élargi, les murets restant à leur écartement. Bien que roulant pas vite je laissais derrière moi un nuage de poussière. A un moment un gros camion était devant moi, qu’est ce qu’il en remuait ! Je me suis arrêté surtout parce que j’avais remarqué une grande carrière. La falaise ainsi crée est intéressante car les strates y sont bien visibles bien que par endroits elles soient maquillées de rouge ocre, du à l’oxyde de fer qui doit se trouver dans la roche. (ph 7) Je débouche sur un axe routier, comme le vieux avait dit je le suis jusqu’au « retour » (que je prends) et de là je prends la première à droite, direction Seyé, ce qui fait que 2 km plus loin je me retrouvais sur une petite route, pas blanche celle la, puis fait une bonne dizaine de km plus loin vers le sud. Rapidement je reconnais la route que j’ai prise la dernière fois, passe à Acanceh, suis la route principale jusque Teabo (68 km), là je la quitte pour le village de Mani, laisse Oxkutzcab sur le côté et vais de suite à Loltun
C’est la dernière visite donc c’est bon Les grottes de Loltun (ph de 1 à 6) La visite commence en descendant un creux vers l’ouverture de la grotte. Au passage à l’entrée d’une autre grotte se trouve une sculpture maya de 2200/2500 ans. Les traits ont des airs olmèques. Il faut dire qu’à cette époque la différence n’était pas bien grande. Si le guide ne la faisait pas remarquer on passerait devant sans la voir. La première grande salle nous permet de nous habituer à la semi obscurité. Des éclairages de couleurs soulignent les choses intéressantes. Dans la première salle un trou d’eau rempli cet office, c’est d’ailleurs le seul que j’ai vu. Il faut supposer que les mayas venaient y puiser de l’eau. Contrairement aux grottes que j’ai pu visiter en France (Cocorico !!! ce sont les plus belles !!!!) ici elles sont sèches et chaudes, pas besoin de mettre un pull ou une veste en plus, ni de chaussures de sport, pour pas glisser, Ce qui m’a le plus marqué c’est la grandeur des salles successives, reliées entres elles par de grands couloirs, leur surface torturée est nue et percée de nombreux trous, des « nids de poules » au plafond, par place de gros stalactites bourgeonnant comme un choux fleur, mais peu de stalagmite seulement dans une « petite » salle un peu à l’écart. C’est dans cette salle que se trouvent 2 stalactites et stalagmites réunis. Jouant les orgues si l’on frappe du poing dessus elles produisent 2 sons, l’un pouvant faire penser à « lol » et l’autre par hasard à « tun ». Je crois que l’auto suggestion du guide doit y être pour beaucoup. Côté sérieux, il y a une salle avec une immense « cuvette » qui était remplie de l’argile rouge de la région, il est possible de voir les traces de son extraction pour la poterie probablement, sur le mur de cette même salle plusieurs « mains en négatif » mais pas selon les critères européens : elles ont soit leur 5 doigts complets soit représentent des images selon la façon de joindre les doigts. Elles n’ont pu être datées. Les mayas ont fréquentés ces salles durant de longues périodes, dans une autre salle ils ont laissés leur signature sous forme de sculpture. L’accès était facile d’autant que le toit de 2 d’entre elles était tombé. Elles ont servi aussi de refuge durant les années de révolutions Je passe sur toutes les trouvailles des guides, qui avec les jeux de lumières actuelles, sortent des trucs que probablement les anciens mayas ne pouvaient apercevoir avec la luminosité de leurs torches, mais il faut bien meubler la visite pour faire tomber le pourboire à la sortie ! La grotte que j’ai visité en chine, avait la particularité d’avoir des salles sur plusieurs étages et le (la) guide, éclairage faisant, expliquait qu’on pouvait voir ceci ou cela, ce que je n’ai quasiment jamais reconnu, l’imaginaire chinois n’étant pas le notre. Il y avait de superbes concrétions « glissantes » sans arriver cependant à la beauté des draperies de …… ( je ne sais plus le nom, massif central ou alpes, ça fait longtemps déjà). Elles étaient fatigantes car la descente n’était pas trop facile pour ne pas glisser et bien sur arrivé en bas il faut remonter ! Et cela en faisait des marches !! Mais elle vaut le coup ! (80km au sud ouest de Pékin) La visite terminée et une soixantaine de marche plus haut nous sommes de nouveau à l’air libre mais à environ 600/700m de l’entrée Les photos n’ont pas été terribles Je retourne a Oxkutzcab pour trouver un hôtel, il y en a plusieurs Ce matin 3Aout Visite de labna , xcul, sayil, Labna (ph 10 à 27) De oxkutzcab on prend la route PUUC, c’est bien indiqué, une bonne côte à monter, je le note car au Yucatan il n’y en a presque pas, seulement à l’ouest, dans la région Puuc où je suis précisément. Je repasse devant Loltun et quelques kilomètres plus loin, à gauche l’entrée de la zone archéologique. Un panneau indique la direction, au dernier moment ! A l’entrée il y a aussi un magasin de souvenir, les sculptures sont faites par le gardien, dans du bois de cèdre. La visite débute par le palais de style puuc, c'est-à-dire que les murs sont décorés de fausses colonnades, aux coins du bâtiment, de par et d’autre des portes. Des rangées de colonnettes bien rangées font elles aussi le tour du bas de l’édifice, comme de faux pilotis. Au dessus des portes des panneaux de sculptures abstraites, (surtout pour nous !) reposent sur une frise faite de petits « v ». Quelques panneaux sont la représentation des déités de l’époque, le dieu « Chaac » avec son nez en trompe d’éléphant, pour la pluie, et la bouche grande ouverte d’un serpent crachant une tête, soit le soleil, pour évoquer la renaissance du soleil chaque jour, le mythe de la résurrection. Cela n’est pas typiquement PUUC mais vrai pour tout le Mexique et au-delà tant au nord qu’au sud. La pluie, la bonne, celle qui fera pousser le maïs, et le soleil pour la même raison, et non leurs frères (ou sœurs) qui inondent tout ou brûlent les récoltes à venir. Photos de 109 à 114 Ce qui est surprenant, pour nous, c’est l’épaisseur des murs, pourtant ils savaient faire de bons ciments. Les pièces sont relativement petites, il est vrai qu’elles ne servaient probablement que pour dormir ou à des fins religieuses, tout le reste se passait dehors, ou sous des constructions ouvertes garnies d’un toit de palme, ce dont il ne reste rien aujourd’hui. Le plafond est formée d’une voûte proche des voûtes ogivales mais les mayas n’ont jamais vu la possibilité de la clé de voûte, à certaines ils n’en sont pas loin mais ni dans la taille des pierres ni dans la fameuse clé ils en ont pris conscience. Je pense que ceci est du que, sans outillage en fer ils avaient de grosses difficultés à travailler le bois. Partant de là leur flotte maritime était composée de coques monoxyles, creusée et traitée de manière traditionnelle. Il leur était très difficile de faire les tenons et les mortaises nécessaires aux assemblages, même raison pour la création des roues. A titre d’exemple si je me souviens bien de mes lectures passées, se sont les charpentiers de marine romaine qui sont venus faire les charpentes nécessaires pour construire le pont du Gard, car c’est en quelque sorte faire la coque d’un navire, retourné. Le volume de la toiture est énorme et elle est souvent plate Un peu plus loin une pyramide avec un temple à son sommet. Ses pentes sont toutes caillassées, ce n’est sûrement pas son aspect d’origine ! Presque en face un Arc à la façon maya, plutôt joli, tant côté pile que côté face. Il sert d’entrée à une cour carrée. Un bâtiment aux colonnades agrémentées de sculpture tient un des côtés. (ph 18-19-20)
Un peu plus loin un autre palais, le plus ancien probablement, c’est un grand bâtiment en L, abritant plusieurs « chambres ». La décoration extérieure est composées de colonnades : une rangée de petites assises sur des pierres trapézoïdales, surmontée d’une rangée de colonnes plus grandes laquelle à son tour reçoit une 3ème rangée de la même taille que la rangée inférieure Sur le chemin de retour de cette visite un bâtiment carré moderne (vu la faible épaisseur des murs) tient à ses pieds quelques statues : têtes rondes un peu à la Olmèque Dans cette visite j’ai été surpris de ne pas voir de jeu de pelote, j’ai cherché mais je n’ai pas trouvé, seule une place carrée pouvait en tenir lieu, les gradins qui se trouvent autour auraient pu accueillir des spectateurs, mais je la pense beaucoup trop petite.
Petit coup d’oeil sur les « maisons ‘modernes’ traditionnelles » (ph 28-29-30) Une ou deux portes en vis-à-vis sur chaque façade, les côtés largeurs arrondis, un toit de feuille de palmier. Les murs fait d’une armature de baguettes recouvertes de torchis. Un torchis « sec » composé de beaucoup de paille d’herbe sèche. Sa couleur naturelle est rouge foncé comme la terre. Je dis que le torchis est sec car la glaise ici est peu collante. A l’intérieur les colombages sont apparents ce qui permet d’y attacher les hamacs Ma question était pourquoi construire les côtés arrondis, pourquoi pas droit comme les anciennes maisons normandes au toit de chaume. Où est l’avantage ? En observant bien les toitures la réponse devient simple. L’assemblage des perches de bois, presque droites, permet, à l’aide de petites lianes pour les ligatures, d’avoir une armature solide pour y placer les branches de palmier. Lesquelles, sans noues, font une couverture étanche (ph 29) Les armatures supportant le torchis, se plie aisément aux désirs du constructeur donc arrondi ou droit c’est pas un problème. D’autre part l’ameublement est très restreint, en particulier très peu d’armoire, donc pas besoin de surface plane Ce même type de maisons doit exister depuis des dizaines de siècles mais quelques années après leur abandon il n’en reste plus rien. Quelle importance ? C’est si facile de les reconstruire et ne coûtent que quelques journées de travail. Cette toiture d’aspect si fragile tient bon lors de tempête le seul soin à y apporter est de remettre des palmes lorsqu’elles sont abîmées. Un m’a dit que les maisons dans la forêt sont protégées par les arbres environnants Xcul (plus très sur de l’orthographe) (ph 31 à 39) Pas indiqué sur la carte, à deux km de Labna, à gauche de la route aussi Site beaucoup plus petit que Labna, quelques belles construction de style PUUC évidemment, une très belle façade décorée de mosaïque de pierre et à un angle des masques de « Chaac » bien reconnaissable à son nez (pas cassé ici, ph34) Sayil (ph 40 à 51) 5km après xcul, du même côté de la route On commence par deux stèles abritées sous un toit de palme, elles sont assez lisibles, à l’œil, sur les photos c’est moins évident, en plus de mon problème d’appareil qui met parfois de fausses couleurs Le site est très grand, plusieurs monuments sont en cours de rénovation. On peut, entre autre, y admirer le travail de patience des archéologues, pour retrouver les bonnes pierres, les resituer afin que les maçons puissent les remettre en place. Le palais principal, avec ses deux étages en escalier, forme un ensemble imposant mais agréable. Sur la façade de la partie la plus rénovée on peut apercevoir un grand masque d’Itzamal le « grand manitout » des mayas (le formateur) aux angles des masques de Chaac et comme nous sommes toujours en terres PUUC les colonnades, bien sur. Il y a d’autres sculptures abstraites, pour le moment je ne sais pas les lire (cela viendra, peut être) Plus loin un temple avec une crête alvéolée Sous un abri de paille une stèle représentant la fécondité masculine (gros, mais tête en bas, trouvez l’erreur !) Un bâtiment assez imposant bien qu’en ruine, à la particularité d’avoir une porte entourée d’une bande de glyphe. Seuls quelques un sont visibles, les autres sont recouverts par les gravas. A voir l’amoncellement de la pierraille je me dis qu’il y a un petit problème. Si la porte a été totalement dégagée, ce qui est obligatoire pour lires les bandes écrites, pourquoi tous ces gravas devant ? Ils n’ont pas été remis en place, tout de même !! Un palais est en rénovation, superbe, mais les photos en diront plus long Là aussi je n’ai pas vu de jeu de pelote
Il es 14h je reprend la route direction sud. Je quitte donc la route PUUC direction Hopelchen. Je commence par croiser un centre de police installé là en pleine nature. Ce n’est pas génant sauf les 2 rangées de topes qu’ils ont installés de part et d’autre de leur casernement. Hopelchen est à 86 km, j’ai faim, oui le petit déjeuner de Oxkutzcab est loin ! A la traversée de Bolonchen je vois affiché « restaurante », je m’arrête. Poulet quelque chose ? C’est bon ! En attendant je bois une bière, et un homme assez âgé (hihi !!) type grand et costaud parle en patois avec d’autres à une table plus loin. Je suis sur d’être le sujet de la plaisanterie, qu’importe. Il me parle aussi mais je ne comprends pas bien ce qu’il me raconte, sauf qu’il me raconte sa vie comme une moquerie, quelque fois il me demande si il y a raison. Que dire ? Avec le sourire je lui réponds ‘no sé’ (je ne sais pas), ce qui le contente. Une fois fini de manger, je pars en le saluant (+ une cigarette) il est très content ! Super ! Hopelchen une ville villageoise, avec une très grande place. Je demande s’il y a un hôtel, mais apparemment, non, alors comme il n’est pas très tard direction sud ! Direction Xcupil, konchen, le premier patelin avec hôtel sera le bon Dzibilchen point de jonction de plusieurs routes j’aurai peut être une chance, d’autant qu’il y a 3 sites de notés sur la carte. Pas de chance il n’y a rien, il est 4h30 j’essaie d’aller à la pyramide de Xochob à 8km de ce village. C’est fermé, un garde ( ?) me dit de revenir demain mais pour dormir il faut aller à Hopelchen ! Bon, d’accord ! Histoire foutue ! Regardant bien la carte à plus de 100km une petite ville sur l’axe Escarcega- Chutumal pourrait bien convenir, sinon il me reste la solution de dormir dans la voiture (j’ai pris le sac de couchage)
La route n’est pas grande mais bonne, elle se déroule comme un long ruban droit garnit d’ondulations, de part et d’autre la forêt ou des cultures, de maïs principalement. La carte indique le point culminant 220m ! On est loin de la haute montagne !! Arrivé à la sortie de Xmaben (je crois) une femme avec une fillette fait signe. Je m’arrête, elle accourt, elle me demande si je vais à Xpujil, affirmatif ! Si je peux la prendre elle et la fillette ? Oui bien sur ! En route nous discutons, elle va un peu avant Xpujil et il y a 2 hôtels avec des « cabanes », sinon à la ville il y a des hôtels. Elle est plutôt jolie, avec de petits bijoux façon or, elle me raconte qu’elle a 40 ans et qu’elle a plusieurs enfants, garçon et filles presque la moitié de marié et qu’elle est déjà grand-mère. Elle s’est mariée à 16 ans. Etc … La gamine assise à l’arrière s’est endormie sur la banquette. La route semble plus courte de bavarder ainsi, mais comme je roule assez vite il me faut faire plus attention à ce qui devant moi que ce qui est à côté de moi, bon, bref ! Elle me raconte aussi qu’elle est maya et qu’elle le parle. Trop loin de Mérida sinon je la prendrai bien comme maîtresse ! Arrivé à zoh-laguna elle me demande de tourner dans le petit village et de m’arrêter quelques dizaines de mètres plus loin. Elle descend et s’adresse à un homme lui expliquant que je viens de la prendre en stop et s’il y a quelque chose pour moi, pour dormir. Il a, même plus qu’il me faut ! La gosse dort toujours, je lui dis de remonter en voiture et que je vais la déposer devant chez elle. Ce n’est pas bien loin, de l’autre côté de la place (verte) devant nous. Elle descend sa fille et me remercie, elle s’appelle Irma Samedi 4 aout Après avoir bien dormi, même en ayant fait un drôle de rêve, je déjeune. J’ai de quoi faire mon petit café du matin. Vers 1Oh direction Xpujil 10 km plus au sud. Je vais tout de suite à la ‘gazolinera’ pour faire le plein. C’est à 5 km hors de la ville vers Chetumal. Cela me semble loin. Problème ! Pas d’essence ! Il faut revenir plus tard. Bon, je suis pas à sec heureusement ! Je vais donc visiter Becan et Chicana à 8km de là. Après la visite, restau, il est presque 14h, retour à la gazolinera, toujours pas d’essence ! Demain, mais demain c’est dimanche, alors ce sera lundi ! Heureusement que je ne suis pas pressé, les postes d’essence les plus proches : 150 km ou le marché noir !
Visite de Becam , c’est a 8 km de Xpujil et bien indiqué ( Ph de 56 à 74) Becam signifie fossé, car le site est entouré par un fossé, c’est assez rare, il est à sec bien sur malgré les pluies des derniers jours. S’il était défensif rien ne subsiste des barricades éventuelles. Un pont ‘plein’ relie les deux bords, je ne sais s’il est d’époque. On arrive sur une cour carrée avec 2 bâtiments imposants sur 2 côtés. L’effet est surtout massif, quelques plinthes décorées de motifs abstraits égayent un peu cette masse, le 2ème bâtiment lui porte des damiers comme décoration Ici plus de colonnade Puuc, par contre les angles des murs sont arrondis. C’est le style Rio Bec Sur la droite un passage type ruelle couverte, ici par les arcs maya, en partie, permet d’accéder à une place bordée de bâtiments énormes !! Le premier à droite au doux nom « structure 8 » est une « pyramide » rectangulaire avec un temple à chaque extrémité et entre les deux une rangée de colonnade, bien rondes. Il y a aussi des chambres dans cette masse. Une stèle illisible sert d’ancrage à une grosse corde qui aide à monter au sommet, elle n’est pas inutile ! Le bâtiment suivant, une montagne de pierre avec un grand escalier en façade grimpant à 32 m de haut a reçu le nom poétique de « structure 9 » De part et d’autre de l’escalier 2 « chambres » de chaque côté sur deux « paliers ».Ces chambres voûtées ont perdues la moitié de leur toiture de pierre. Là encore une grosse corde pour aider à monter et surtout à descendre ! Dur ! En haut probablement un temple, et un superbe point de vue. Nous continuons avec la « structure 10 » (3ème côté de la place) C’est une barre de pierre, contenant 12 chambres sur 2 étages. Une des portes évoque le dieu Itzamna dit aussi « le monstre de la terre » en réalité le dieux créateur. On aperçoit les restes d’une crête qui était décorée de stuc. Nous sortons de cette cour et pouvons voir les restes d’une structure très ancienne, contenant une sculpture de stuc protégée par un bâtiment moderne et une vitre. C’est le premier exemplaire du genre que je vois. (ph 69)
De l’autre côte de la structure 10 un jeu de pelote. Il me semble étonnant car à part le couloir central chaque bout est couronné d’une place carrée que je trouve très grande. La partie « couloir » à un plan incliné comme presque partout peut être un peu haut pour sauter dessus, mais les murs du fond me paraissent bien bas vis-à-vis des banquettes des spectateurs. D’autre part rien n’indique l’emplacement des anneaux dans lesquels devait passer la balle, enfin à part les 4 pierres de chaque coin du couloir aucune indication du centre, de sculpture. Cela me donne l’impression que les règles du jeu ici devaient être différentes, et les enjeux aussi, probablement. On termine la visite avec les structures 1, 2, 3 et 4 elles sont surtout impressionnantes par la masse de pierres utilisées pour leur construction. Pourquoi construire de pareilles montagnes ? Ce doit être le secteur habité, les chambres ont toutes une ou deux banquettes recouvertes de stuc, planes, où l’on pouvait dormir, un peu dur quand même, mais parait-il que c’est bon pour le dos ! Fin de la visite en photographiant 2 stèles. Le rendu photographique n’est toujours pas terrible !
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