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    September 19

    souvenirs d'enfance (suite2)

    J’entends un groupe de gens parler d’un problème avec un général anglais représenté en statue, sur un cheval, devant le théatre de la ville, mais je ne comprends rien à cette question sauf qu’il faudrait beaucoup de sous. Pourquoi faire ? Alors là, pour moi, mystère !

    Je trouve beaucoup plus intéressant l’épreuve sportive qui de se déroule derrière, d’autant plus que mon pére, mon demi-dieu, l’anime. Je n’aime pas (déjà !) l’uniforme mais je le trouve très beau dans le sien.Il est militaire de carrière, dans la garde mobile à ce moment là.

     Fin de ce bout de film, ou presque car sauf erreur je pense que le soir je suis retourné sur cette place, avec mon père, pour admirer un feu d’artifice, je me souviens surtout qu’il m’avait juché sur ses épaules pour que je puisse mieux voir. Cela a du être mon premier spectacle pyrotechnique, ce qui en plus porterait la date au 14 juillet. Ha ! Vraiment un détail ! Il avait fait une journée magnifique, pleine de soleil.

    Longtemps ce souvenir était en contradiction avec ce que me disaient mes parents, dont en particulier, que nous étions remontés dans le nord quand j’avais 4 ans et donc je ne pouvais avoir ce souvenir la fête ayant eu lieu en 1945.

    Pourtant j’étais sur de ne pas m’inventer cet épisode, ni de la copier sur des photos que j’aurai pu voir chez moi. Mon pére aimait la photographie et n’était pas avare de ses clichés. J’ai toute une collection, y compris sur verre, de ses prises de vue. Mais aucune photo ne comporte cet épisode.

    Ce qui est normal puisqu’il était occupé au concours sportif !

    J’en suis resté là jusqu’à mes 60 ans. C’est alors que, par hazard, une exposition sur la « résistance » allait me donner la réponse ! Sur une des photos la scène du manequin ! Bien sur elle a fait tilt ! Du premier coup d’oeuil ! Dessous l’explication « grand’place 1945 » ça c’est conforme à ce que disaient mes parent mais..... , mais sur la droite, au premier rang, chapoté par deux jeunes femmes, un garçonnet au cheveux bouclé habillé d’un manteau de feutre, oui tu as deviné c’était moi. J’ai assez de photos de moi-même à cet age pour éliminer toutes confusions.

    Par contre dans les jeunes femmes je n’y reconnais pas ma mère.

    J’en reparle donc à ma mère qui admet d’être remontée de temps en temps chez ses parents, donc mon souvenir était juste seul l’age avait été faussé pour se conformer à la version « officielle » de mes parents. Pourquoi tant de discrétions ? Je ne saurais jamais, d’autant que je ne demanderai pas.

    J’ai donc fait au moins deux l’aller et le retour Pas de Calais – Alpes mais aucun souvenir ! J’en ai mais du 3eme à 6 ans

    C’est assez amusant après, les souvenirs s’embrouillent, non pas qu’il n’y en ait point mais comme s’ils refusaient de se mettre en ordre dans une belle rangée chronologique, est-ce déjà l’origine de mon anti-conformisme ?

    Si ces récits t’interresses avant de continuer il me faut apporter quelques précisions. Ce sera plus simple pour moi expliquer et pour toi plus simple pour comprendre.

    September 13

    souvenirs d'enfance (1)

    memo1  (essais)

    Dans les souvenirs j’en ai un à la fois bizarre et illogique, pourtant je suis sur qu’il est vrai

    Je me vois très jeune, rondouillard, me déplaçant à quatre pattes. Je viens de sortir de l’entrée de la maison et suis un chemin bordurant le mur. De place en place, régulièrement des rosiers grimpent le long de treilles fatiguées. Les tiges plutôt dénudées sentent à la fois les roses fanées et les feuilles séches. Je ne vais pas me frotter aux épines je sais déjà qu’elles piquent ( ?) toujours sur le derrière je poursuis cette exploration laissant à ma gauche un semblant de jardinet pour arriver au  bout d’un long parcourt (moins de 30m en réalité) à un enclos grillagé. Derrière vont et viennent quelques poules et coqs. Leurs couleurs me facinent et je reste longtemps à les admirer. Dans cet enclos réduit sur la droite se trouve une pièce fermée d’une porte avec une ouverture en bas. La volaille y entre et en ressort comme dans une ronde perpétuelle. J’apprendrai plus tard que c’est l’endroit où elles dorment.

    Peu avant cet enclos, une autre porte avec une ouverture en losange sur le haut. Parfois des aldultes s’y enferment un moment. Je me demande ce qu’il y a dedans. Et en tout cas son odeur est picante, et me fait couler des larmes. Parfois les adultes y apportent un broc d’eau qu’ils remplissent à un robinet collé sur le mur. Hum ! Très intéressant, comme tous les enfants j’aime tripoter à l’eau

    Pourquoi ce souvenir est bizarre et illogique ? Pour moi, je ne sais pas pourquoi, je devais avoir 2 ans hors ma mére m’a toujours dit que j’ai marché dès l’age de 9 mois et en plus un autre souvenir doublé d’une photo disent qu’à cet age je me tenais bien debout, de plus l’image qui me reste de moi même de cette aventure est plus proche des 10/12 mois d’autres photos à l’appui, mais dont je n’ai aucune mémoire sauf que de me voir dessus. Autre problème je suis né loin de cette maison de Monteuil sur mer, dans les Alpes, à Embrun, c’était la guerre et pendant longtemps mes parents m’ont affirmé n’être pas retourné dans le nord, enfin ça avec le temps c’est pas très sur.

    Si je m’en tiens qu’à ma mémoire les feuilles fanées indiqueraient que l’automne était bien avancé, nous dirons novembre, je suis né en janvier. Est-il possible d’avoir un souvenir aussi lointain ? Cela me semble très bizarre. Pourtant ce souvenir sans importance me hante depuis des années. Pourquoi avoir retenu ce petit film qui n’appartient qu’à moi ?

    Une discution avec ma mère qui évidemment n’a aucun souvenir de cette scène m’a confirmé pourtant que le souvenir est juste. Pourquoi ? Pour un détail. En 1945 nous sommes retourné « officiellement » dans le nord les rosiers avaient disparu mon grand pére les ayant fait enlever, je ne sais pour quelle cause. Alors comment je peux les avoir en mémoire ? Né en janvier 43 cela ne laisse plus beaucoup de place dans le temps

    Si j’ai ce souvenir par contre je me demande pourquoi je n’en ai pas, au moins un, de mon séjour dans les alpes, ou des voyages, aller ou retour pour faire un petit tour dans le nord chez mes grands parents (maternels) A Trente ans passé je suis allé faire un tour dans les alpes dans les différentes villes où j’ai passé un petit bout de ma prime enfance, visité la cathédrale d’Embrun, très belle, mais rien n’a fait Tilt ! Ni les fonts batismaux, ni la caserne, ni le paysage, rien ! Rideau !

    Le deuxième souvenir qui longtemps fut mélangé au premier peut se raconter ainsi : je pense avoir 4 ans, avec des grands, des femmes, je pars faire une promenade sur la place de la ville. Nous descendons la grande rue, aux pavés inégaux, pour aboutir sur la grand’ place. Ici les pavés sont encore bien plus déplacés formant ici de grands creux, làbas des bosses. La marche y est pas très aisée ce qui n’empêche pas d’y avoir foule. Avec mes gardiennes ( ?), une bien jolie brune aux longs cheveux et son amie plus petite nous nous glissons au premier rang. Un cordage délimite un espace. A l’intérieur un homme, l’animateur, harangue la foule. A ses coté un « épouvantail » habillé d’un costume bleu allemand se balance au bout d’une potence. Un jeune homme, un grand, de peut-être 18-20 ans répond à l’appel. On lui bande les yeux, lui met un sabre dans les mains, le fait tourner plusieurs fois sur lui-même. Ensuite sur les indications de la foule, hurlant la bonne direction, il se dirige vers le manequin et toujours sous les vociférations des spectateurs essaie d’embrocher la représentation de paille. Une fois cet exercice fait on lui débande les yeux, le félicite, peut-être lui remet-on quelque chose pour sa participation mais ça je ne me souviens plus très bien.